» Le fleuve des brumes « 

Le fleuve des brumes de Valerio Varesi aux Editions Agullo
« Ici sur le PÔ, il y a beaucoup de choses : on en voit certaines, on en raconte d’autres. Les premières vont de soi, pour les secondes, c’est une question de croyance. »


Au nord de l’Italie, une pluie interminable menace le fleuve PÔ de débordements. Une nuit, en plein brouillard, une barge dérive dangereusement jusqu’à l’ensablement. Son pilote a disparu. Un moment plus tard un autre batelier est retrouvé mort, il s’avère être de la famille du disparu. Le commissaire Soneri entre en scène. Son enquête va le mener vers une période qu’il croyait révolue, mais les rancunes sont tenaces.
« Dans les méandres du PÔ pouvaient survivre des communistes encore fidèles à Staline et des fascistes irréductibles. »
Une brume persistante donne au récit une atmosphère poisseuse, étrange, inquiétante.
Soneri  mène l’enquête sans s’éloigner du fleuve, et tente de découvrir les secrets qu’il nous cache .


 » Ne vous laissez pas abuser par les apparences, poursuivit le batelier, on agite le passé quand on a plus confiance dans le présent. »
Quel trafic cache ces disparitions? Que cachent les bateliers?
Ce récit nous captive par son mystère, on savoure son écriture, on dérive entre les pages, on traverse la brume, on vogue sur le fleuve et le voile se lève.

 » La mort rôde autour de nous et quelquefois elle prend l’apparence de l’innocence. »
Agullo, toute nouvelle maison d’édition, avec déjà 3 livres sur le podium, Italien, Russe , Romain .Le fleuve des brumes est le premier que je découvre, et je suis déjà accro, un plaisir d’autant plus grand que je retrouverai Soneri  en 2017, et prochainement la suite du palmarès Agullo. Une jeune maison qui a déjà tout d’une grande, je lui prédis un brillant avenir. Ma boulimie livresque est à son comble.


Rejoignez – moi pour ce voyage Italien, vous verrez Soneri  a tout pour vous plaire.


Un sacré bon Polar , que Valero Varesi nous offre, une plume italienne de talent que j’ai hâte de retrouver.

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À l’orée du verger

 l’orée du verger de Tracy Chevalier aux Editions La table ronde , quai voltaire .

« On ne vivait pas grâce à cette terre, non ! On était en vie malgré elle. »


Au coeur de l’Amérique, au 19 éme siècle ,la famille Goodenough s’installe dans l’Ohio sur les terres marécageuses de Black Swamp.Chaque année les moustiques déciment une partie de la famille .

 » Cette terre cherchait à avoir notre peau, que ce soit avec les moustiques, la fièvre, la boue, l’humidité, la chaleur ou le froid. »

James, le père et Sadie, la mère cultivent des pommiers , l’un pour le fruit et l’autre pour l’alcool. Ils rivalisent l’un envers l’autre de subterfuges pour bien se pourrir la vie , surtout Sadie une garce maléfique, aucune once de bonté en elle . Ce n’est ni un cadeau pour son mari, ni pour ses enfants.


 » Il lui a coûté cher, son père l’a fouettée.J’étais toute prête à rigoler et à le taquiner parce que ses pommes chéries avaient été gâchées dans la tarte, mais le châtiment de Martha a un peu enlevé son piment à la plaisanterie. J’ai terminé ma part, sans réellement apprécier mon dessert. En fait, les tartes sont toujours meilleures avec des pommes à cidre, même sans sucre. Après cuisson, le goût acidulé rend mieux que le sucré. »


Leur vie n’est pas un conte de fée, ils se marièrent, eurent beaucoup d’enfants mais ils cultivèrent les pommes de la discorde , point de pomme d’amour à l’horizon .

Ils ont croqué la pomme, bien après Adam et Ève, pour un tout autre paradis .

Robert, un des fils part à la conquête de l’ouest et un secret l’accompagne.Sa route sera jalonnée de différents métiers , plus ou moins lucratifs jusqu’à une rencontre qui le mènera à son tour vers la plantation d’arbre . Les sequoias géants.


Ma passion pour l’Amérique m’a conduite une fois de plus vers une magnifique histoire, naît sous la plume de Tracy Chevalier.

L’auteur nous offre un beau portrait de l’Amérique en plein développement, bien avant les gratte-ciel de notre époque.

Une belle page d’histoire se dessine à travers cette famille de pionniers, une fresque humaniste pleine de souffle avec un style où se mêlent désespoir et passion .

De l’Ohio à San Francisco, en passant par New-York ,l’Amérique se bâtit , grandit , et rien n’aurait été possible sans ces hommes et ces femmes qui y ont mis tout leur cœur, tout leur courage .

Un récit captivant, enrichissant, entre passé et présent , entre faits historiques quelque peu romancés,on découvre une histoire grandiose.

Un ouvrage aussi passionnant et aussi fort que fut la naissance des Etat-Unis.

Une plume sublime que je continuerai à suivre . Une très belle découverte et un joli coup de foudre .
Une fois de plus une histoire de l’Amérique qui m’a conquise.

C’est beau , c’est fort , c’est grandiose , c’est comme l’Amérique et ses sequoias….

 » Landfall « 

Landfall d’Ellen Urbani aux éditions Gallmeister 



« Tout le monde appartient à quelqu’un . Tout le monde vient de quelque part. »
L’ouragan Katrina a frappé la Nouvelle Orléans. La Louisiane est plongée dans la désolation. C’est le chaos total.


Rose, une jeune fille blanche de 18 ans, accompagne sa mère en voiture pour faire dons d’objets personnels pour aider les sinistrés. Elles croiseront la route d’une jeune black, Rosy, mais hélas une autre catastrophe surgit . Et le destin de ces deux jeunes filles déjà au cœur de la tourmente changera à tout jamais.
Pour comprendre le présent, il nous faut remonter dans le passé.

 » Il n’empêche, certains secrets mettent des décennies à être révélés. »

Comme pour le 11 septembre, il y a un avant Katrina et un après. Entre passé et présent, le destin croisé de ces deux jeunes filles se révèle.
À travers ces portraits de femmes Ellen Urbani nous emporte en plein cœur de l’Ouragan parfois avec humour:

« Parce que l’eau dans laquelle on traine là, c’est pas que de l’eau de pluie, vous savez. L’aut’moitié c’est de la pisse de tous ceux qui se sont fait dessus quand ils ont vu la vague qui leur fonçait dessus! »

Mais aussi avec une certaine émotion plutôt bouleversante.

« Elles attendaient, hantées par le tintement qui ponctuait le chagrin de Maya, tandis que du dehors leur parvenait la rumeur des pertes subies par d’autres: des explosions ponctuelles de cris, de sanglots ou de chocs. Elles attendaient en silence.Elles attendaient sans dormir, trop troublées pour trouver le sommeil. »

La Louisiane est meurtrie, sa population souffre et tente de survivre dans ce décor apocalyptique. Pendant quatre jours et quatre nuits ils lutteront et essuieront hélas énormément de pertes humaines en plus des pertes matérielles. Des vies entières anéanties.
Ce premier roman est magnifique. Tout en étant bouleversant, il recèle également beaucoup d’humour ce qui aide à supporter cette noirceur et de ne pas tomber dans le pathos. Derrière ce drame, se cache une histoire de femmes, des femmes fortes, battantes. Le portrait d’un coin d’Amérique qui souffre une fois encore, une fois de trop.


« Je ne veux pas prier pour être protégée des dangers, mais pour avoir la force de les affronter; Je ne veux pas supplier pour que passe ma douleur, mais pour avoir le courage de la surmonter. »


Ellen Urbani, une conteuse de talent, un roman tout en émotion, une plume superbe, une histoire où chaque détail à son importance dans le récit, des personnages hors du commun, un roman puissant et incarné.


Un coup de cœur qui rejoindra mes autres romans préférés sur le même thème: Ouragan de Laurent Gaudé et Zola Jackson de Gilles Leroy.


Encore une belle plume que nous propose les éditions Gallmeister , à suivre et à lire indéniablement.

 » Les étoiles s’éteignent à l’aube « 

Les étoiles s’éteignent à l’aube de Richard Wagamese des éditions ZOÉ

« Les histoires se racontent mot après  mot. »


Franklin, jeune indien Ojibwé, vit à l’écart de la ville avec un vieil homme.

« Il était grand pour son âge, efflanqué, il avait un air sérieux qui semblait être le fruit de la morosité, et il était calme, si bien que certains disaient qu’il était mélancolique, songeur et grave. Il n’était rien de tout cela. Par contre, il avait appris à apprécier la solitude et sa maîtrise des mots était brutale, direct, davantage celle d’un discours d’adulte que d’enfant. En conséquence de quoi les gens trouvaient son silence bizarre et ils l’évitaient ; son allure d’indien obstiné était perturbante, même chez un enfant de seize ans. »


Déjà seize années qu’il partage la vie de l’ancien, son tuteur. Ils sont proches l’un de l’autre même s’ils manquent parfois de mots pour s’exprimer. Frank s’interroge sur ses orignes, son passé.

« – Je peux rien t’enseigner de ce que tu es Frank. Tout c’que j’peux faire, c’est te montrer comment être une belle personne. Si tu apprends à devenir un homme bon, tu seras aussi un bon Injun. Du moins c’est comme ça que je crois que ça marche . » 

L’ancien est plein de bon sens, taiseux mais attentif et préserve au maximum Frank qu’il éléve comme son propre fils.

Eldon, le véritable père n’est pas à la hauteur. Son penchant pour la bouteille gâche les rares rencontres, jusqu’au jour où se sentant au plus mal, il convoque son fils pour un ultime voyage.

« -Le whisky tient à l’écart des choses que certaines personnes ne veulent pas chez elles comme les rêves, les souvenirs, les désirs, d’autres personnes parfois.Des fois, les choses tournent mal. Quand elles arrivent dans la vie, on peut presque toujours les régler.  Mais quand elles arrivent à l’intérieur d’une personne, elles sont plus difficile à réparer. Elon a été pas mal cassé au fond de lui , dit-il.

-Il a l’air triste.

-Assez. Être triste c’est pas une mauvaise chose sauf si ça te domine et que ça ne te lâche pas . »

Frank ne connait pas son père, mais c’est un jeune homme bon, il a été bien élevé malgré l’abscence du père, et malgré la souffrance qu’il ressent déjà, il va accepter les dernières volontés d’Eldon.

-On est un peu tous les deux au même point, lui et moi.

-Vraiment ? 

-Ben il connait rien à c’que c’est d’être père et moi je connais rien à c’que c’est d’être fils. Ça fait qu’on est presque pareil, il me semble. »

Frank a espoir d’en apprendre un peu plus sur son père, et peut-être aussi sur sa mére. Eldon de son coté, le plus taiseux des deux, va devoir s’accrocher et enfin s’alléger de ce qui le ronge depuis si longtemps. Un long chemin de croix vers la rédemption .


« -Faut que j’te raconte ça.Faut que j’te raconte pleins de choses.

  -Comme ça tu veux marcher et parler du bon vieux temps? 

  -C’était pas le bon vieux temps. N’empêche qu’y faut que t’écoutes ça. C’est tout c’que j’ai à te donner .

 – Ce sera jamais assez . »

La ballade risque déjà quelques embûches. Ce ne sera pas de tout repos. Mais Frank est un garçon plein de ressources, et même lorqu’il croisera des fauves sur son chemin, il ne baissera pas les bras .

Richard Wagamase, de la nation Ojibwé nous offre une roman noir de toute beauté, un style brut , poétique, imprégné de ses souvenirs .

Parcourir ces pages c’est partir pour un long voyage en compagnie de Frank en plein cœur  du Canada sauvage, une plongée entre passé et présent, un récit à savourer comme une marche en pleine nature. Page aprés page on s’émerveille de la beauté du texte en accord parfait avec le paysage à couper le souffle. On admire la prose de l’écrivain, on s’accorde quelques pauses, on prends son temps.



« La nuit précédente et l’histoire de son père l’avait vidé ; pour étouffer le vacarme dans sa tête, il avait besoin de sentir la terre sous ses pieds et d’entendre le bruit de la nature. »

Un roman noir pour tous les amoureux du style Nature Writing ,un énorme coup de cœur, un auteur et une maison d’édition que je vais continuer à suivre de près.

 

 

 » Runner « 

Runner de Patrick Lee aux éditions Albin Michel

« Tout ce dont elle se souvient c’est qu’elle ne doit pas s’arrêter de courir… »


Sam Dryden a pour habitude de courir quand le sommeil le fuit.C’est au cours d’une de ses nuits de Running qu’il va tomber sur Rachel et lui porter secours. Immédiatement une confiance totale s’installe entre eux ,et la fuite démarre …
Sam ignore tout de l’histoire de Rachel,elle-même dans le flou total .

« Ce que je veux dire ,c’est qu’il m’est déjà arrivé d’être obligé de disparaître. »

Une chance pour Rachel, Sam est l’homme de la situation,elle n’aurait pas pu tomber mieux  .Quelqu’un en veut à sa vie ,mais il fera tout son possible pour la protéger.


S’en suit une  chasse à l’homme sous haute tension,où l’on découvrira chapitre après chapitre tous les secrets que nous cache cette histoire .

Impossible d’en dire plus ,un thriller se découvre entièrement au fil des pages .

Un pur shoot d’adrénaline.Une course effrénée sans temps mort..Une intrigue bien ficelée,autour des personnages attachants.Une dose de paranormal pour pimenter le tout de la manipulation mentale aussi étrange qu’elle paraît et une écriture qui t’accroche jusqu’au final.


Un livre également très visuel qui pourrait mener vers une adaptation cinématographique .De l’action ,du suspens,une machination diabolique où chaque personnage a bien sa place.

Une pointe de King,un soupçon d’X files, beaucoup du  Fugitif,c’est excellent et c’est bien dommage qu’on n’ en parle pas plus car sérieusement il mérite toute l’attention des amateurs de thrillers .

Je ne peux que vous encourager à découvrir cette aventure palpitante qui fait déjà un triomphe aux U.S.A .

Patrick Lee débuta comme scénariste dans les années 90 avant de connaître un succès pour l’écriture de ses Polars et Thrillers.

Il est également l’auteur de cette trilogie SF  , pour les amoureux du genre.


Foncez   vous aussi .

Qui c’est qui va bientôt se bidonner ?

Le 14 juillet, à l’occasion de ma chronique feux  d’artifesses le livre de Stanislas était à gagner, Jazzy m’a aidé pour le tirage au sort ….un seul regret peu de participants, c’est dommage, vous allez regretter …

J’ai tardé un peu pour annoncer le gagnant suite aux tristes événements de la soirée …


Tout le monde comprendra .

En attendant 


Lydie Guitton 🍾🎁, félicitation très chère , j’espère que tu riras autant que moi , je compte sur toi pour ton retour de lecture .

À l’éditeur JC Lajouanie et à l’auteur Stanislas Petrosky , on compte sur vous deux pour la suite ❤️

 » Je m’appelle Requiem et je t’… « 

Je m’appelle Requiem et je t’… de Stanislas Petrosky aux Éditions Lajouanie

Qui dit 14 juillet dit Feux d’artifesses…Chronique politiquement Incorrecte …On va encore me dire de lire du Romilly,m’en fous, j’ai lu du Petrosky et je me suis éclatée.


Annie Cordy ,la bonne du curé étant  trop occupée  à faire des bêtises derrière l’église, Nadine Monfils se fit donc une joie de nous gribouiller la préface de ce recueil on ne peut plus cocasse.La couleur est annoncée, ça promet une franche rigolade.

« On ne causera pas trop de péché de chair, parce que, comment dire ? C’est un véritable sujet à fâcherie avec le Patron.Si tu veux, pour lui coquette devrait juste servir à pisser,point barre. »

Pas de boogie woogie avant vos prières du soir ,il l’a assez dit Eddy, en chantant même,mais non Estéban notre cureton ne semble pas d’accord.

Sous prétexte qu’il oeuvre pour défendre les âmes en détresse ,il s’octroit quelques faveurs au passage.S’il existait un permis à points pour donner au curé le droit de grimper l’échelle menant au paradis,il aurait perdu quelques barreaux .J’ai glissé Chef,tu m’étonnes qu’il a glissé et pas qu’une fois,il en a fait des allers-retours .En attendant le Paradis ou l’Enfer ,il a fait des tours au septième ciel .

« Je me renseigne pour le boulot, c’est tout ! »

Mais bien sûr .

Même pour la picole,il a ses excuses…

« J’essaie toujours de m’envoyer du 18 ans d’âge,histoire d’être réglo avec moi-même. »


Requiem c’est pas un con,non,il est content quand elles sont mortes les canailles.Si parfois, il exorcise  Marie couche-toi-là, aprés son passage, le mari est Cocu mais content…..C’est pas Serge qui s’en offusquera.

Une affaire,plus sérieuse débarque,Martine une de ses plus belles brebis,sa préférée même,(tu m’étonnes!)  se retrouve prise au piége …Soudain surgit un aigle noir …Ça ne présage rien de bon!

« Je suis libertine,je suis une catin ... » Coquine, la Martine .

 » -Tu sais avec le boulot que je fais,je suis une pestiférée,une salope..

-C’est quoi une salope Martine? Une salope c’est simplement une femme qui couche un peu trop aux yeux de celles qui couchent pas assez.

-Curé,vicelard et philosophe, tout un programme. »

Et quel programme ….

Le loup protège toutes ses brebis, et il se donnera à fond pour y parvenir,avec ses méthodes peu catholique,parfois expéditives mais avec une efficacité prouvée.


« Bon je cause, je cause ,je te fais part de mes états d’âme,mais tu as acheté un bouquin policier,tu veux de l’intrigue, de l’aventure ,du punch, du suspens, du sexe, toi ce que tu veux c’est un putain de « Page-Turner« … »

Et ben tu l’as ,tout y est mais en plus t’as la rigolage,et pas qu’un peu,attends-toi à être PTDR,MDR….Car quelle gouaille il a ce curé, une sacré verve en plus  des tribulations de sa coquette.Jamais tu t’ennuies,même que tu pleures au dernier chapitre . Tu veux encore une autre d’histoire..

Et on démarre une autre histoire …

Et d’aventure en aventure …

Oh que oui j’en veux encore du politiquement incorrecte,suis grande maintenant,il est loin le temps où je lisais en cachette les San-Antonio de mon pére, il aurait adoré celui-ci…ça lui aurait rappelé de bons souvenirs,et moi mes premières infractions au code du père .-Tu ne liras point! J’écoute  toujours pas Papa,désolée …


Quand je vous dis qu’il y a du beau monde chez Lajouanie,je ne vous ai pas menti,je n’ai pas le droit toute façon, c’est péché,suis passée à confesse toute façon,si si,regarde…il le fallait avec toutes les cochonneries que j’ai lu aujourd’hui .


En attendant ,les deniers du cul(te) ont été généreux, grâce à J-C (Non pas Jésus Christ,Jean-Charles ,arrêtez de déconner c’est sérieux là) et de Stanislas(l’auteur pas le curé)  en répondant à deux petites questions vous pouvez gagner un exemplaire de ‘Je m’appelle Requiem et je t’…’ Ceux qui me connaissent bien trouveront vite la première ,c’est mon péché mignon,ma gourmandise,mon petit remontant ……Chut on souffle pas !

Première question :

Par quel liquide  Estéban Lehydeux remplace-t’il le vin de messe?(trop facile)

Une petite deuxième pour départager :

Combien de livres comporte la collection des Editions Lajouanie ?

Tirage au sort à 19h …Bonne chance.

Me répondre en MP à ONTHEROADAGAIN CHRIS ……


Pour tous ceux qui ne gagneraient pas,il ne vous reste plus qu’à foncer chez votre dealer car sérieux si vous voulez vous fendre la poire, avec une histoire truculente, poilante, avec un curé hors norme, souvent défroqué mais toujours en action.C’est celui-ci qu’il vous faut. Un super bouquin à glisser dans sa Pal vacances, ou sa Pal chasseuse de Blues, à lire absolument.Je vous prie de me croire ,au nom du frontibus, du nasibus,du mentibus,du ventribus, du sexibus ….

AMEN

 

 

 

 

 

 

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 » Money Shot « 

Money Shot  de Christa Faust aux  éditions gallmeister collection neonoir

Amis puritains, passez votre chemin sinon: »OH My GOD , I’M SHOCKED »,vous voilà prévenus !


« Rappelez-vous, avant d’en prendre plein les mirettes, il faut montrer les pépettes. »


Par ici la monnaie, pour entrer dans l’antre de la perversion sexuelle. Avec seulement 17€50, tu vas t’en prendre plein les yeux.

Voici la terrible histoire de Gina Moretti ,une Nana plus connue sous le nom d’Angel Dare .Actrice de film X dans sa jeunesse, mais désormais c’est du passé. Pourtant à la demande d’un ami elle se laisse attirer par un money shot (Plan à fric) .


Serait-ce la tentation d’un fruit tout jeune qui réveille ses vieux démons ou une façon de voir si sa jeunesse qui se fait la malle plaît encore ? Hélas,cet écart de conduite ne va pas l’emmener au paradis mais tout droit en enfer .

Angel se rendra vite compte que le coffre d’une bagnole comme scéne de jeu,ce n’est pas le top….

« On pourrait croire qu’il existe un stade passé lequel le corps humain souffre tant, en tellement d’endroits,qu’il décide d’accrocher à sa porte une pancarte COMPLET et refuse d’accueillir toute nouvelle douleur. Visiblement, il n’en est rien . »

Avec l’aide de Malloy ,elle va entamer une véritable vendetta pour retrouver ceux qui l’ont mis dans cette galère .


« Une rage folle et étouffante se remit à bouillonner en moi, plus forte que jamais.J’avais envie de tout pêter . »


L’univers  du Porno est un milieu bien pourri,ça on s’en doute.Même s’ils se vautrent dans la soie , rien n’est fait dans la dentelle.La violence est partout,et ce roman noir la dépeint avec un réalisme surprenant.L’envers du décor est vraiment peu reluisant.


« le Sex Shop…Beaucoup de gens sont surpris que de tels endroits continuent de prospérer, compte tenu du fait que tout est disponible sur Internet. La vérité,c’est qu’il y a encore des tas de mecs qui partagent leur ordinateur avec leur femme,certains qui n’en sont pas équipés et d’autres encore qui préfèrent tout simplement payer leur porno en liquide. »

Christa Faust nous plonge dans ce milieu du X avec une narration remarquable.La tension monte crescendo .Angel ,l’héroïne n’a pas froid aux yeux,elle est même plutôt coriace .Et sa soif de vengeance n’a pas de limite.Une bombe féministe ,indépendante ,futée,et terriblement courageuse.

Un roman noir puissant,une verve pleine d’humour, une tension présente tout le long du récit,un rythme soutenu ,et même si parfois vu le contexte c’est insoutenable ,la plume de l’auteure donne au roman une force exceptionnelle .


Christa fait une  entrée remarquable et remarquée chez Gallmeister ,et même si elle laisse ses talons au vestiaire,elle est à la hauteur des pointures déjà bien dans la place.

Messieurs,une grande dame du noir vous a rejoint chez NEONOIR ,faites-lui la place qu’elle mérite,soyez courtois,et faites gaffe quand même,sous sa plume se cache une sacrée Nana .


Son premier chez Gallmeister ,mais déjà onze romans à son actif.Il me tarde de les découvrir.Je ne peux que vous inciter  à découvrir ce « porno-livre « noir, et l’histoire d’Angel,belle féministe rebelle avec une sacrée paire de c……. Si si vous verrez ….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 » Nos rêves indiens »

Nos rêves indiens de Stéphane  Marchand  éditions Fleur Sauvage

 

Les livres ne tombent jamais par hasard entre mes mains, et celui-ci d’autant plus.


Nos rêves indiens,rien que le titre me faisait rêver,moi la Nana au capteur de rêves encré sur sa peau.Et la couv’, promesse d’un long voyage,en accord parfait avec cette histoire.Quand le contenant est aussi beau que le contenu je craque.

Qu’est-ce qui nous pousse à chaque nouvelle décennie à faire un bilan,sur notre vie. Dans quel état j’erre ?  Un genre de contrôle technique pour réparer ce qui ne fonctionne plus ou moins bien.Serions-nous influencés par toutes ces règles qu’on tente de nous imposer.À faire un tri sélectif,comme avec ses poubelles.On tri ses relations,on garde on jette,on recycle ,Que sont nos vies devenues ?🎶


« Pourquoi tout est simple un jour…Et si compliqué le suivant?Pourquoi j’ai envie de dévorer la vie…Et pourquoi en ai-je parfois tellement peur? »

Stéphane nous offre à travers ce récit ,un roman personnel où mes propres souvenirs ont résonné en écho.

Mes amis,mes amours,mes emmerdes…🎶

J’ai voyagé au coté de Stan, de Guillaume,j’ai partagé leurs coups de coeur,leurs coups de gueule,leurs coups de blues,leurs passions ,leurs rêves,leurs manques…Un livre à coeur ouvert,pour réparer par les mots certains maux .Stéphane se livre et nous délivre.

Réparer les vivants

« Il y a des instants chargés d’émotion que l’on oublie Jamais. »

Des souvenirs et des regrets aussi ...

Une belle analyse générale tout en glissant quelques messages subversifs.Un écrivain rebel ,qui crie d’amour ,parfois de douleur mais aussi de colère .

Tous les cris les SOS …🎶

« On vit ce moment de l’attente, de la patience teintée du désir d’avoir le feu sacré. Puis on vit cet instant de l’urgence où l’on accouche des mots,quand plus rien d’autre n’existe que ce petit univers flexible qui s’étire et transforme les caractères accumulés en paragraphe de vie sur le papier,en regard d’encre sur la nature humaine; »


Me suis retrouvée tellement de fois dans ses pages,moi qui suis bibliophile ,cinéphile,et mélomane ,qui ne conçoit pas la vie sans ce trio de plaisir.Comme si je lisais les pensées ,les souvenirs  couchés sur papier d’un frère jumeau,mise à part sur ses frasques amoureuses et mécaniques.Il est vrai que les hommes restent de grands enfants,c’est seulement le prix des jouets qui changent ,et aiment se vanter de leurs conquêtes.Fantasme ou réalité , lui seul le sait .

Moi aussi, j’ai rêvé d’un autre monde J’ai sorti Les petits mouchoirs,j’ai joué l’Antisocial et j’ai perdu mon sang froid enfermé dans les toilettes d’un MAC-DO de New-York(si si ,véridique),j’ai repris la route…le grand chemin pour trouver « Ma cabane »


« J’aime à penser aujourd’hui encore,la musique, les images et les mots sont un moyen d’échapper au réel,pour un quart d’heure, une heure ,une journée ,à dose calculée en fonction de la pathologie . Certains jours ,ma pathologie réclame plusieurs heures de lectures ,des albums entiers de musique et quelques films d’affilé. »

Ce fut magique de se retrouver entre ses lignes,ce roman c’est lui Stéphane,c’est moi Chris,c’est Stan,c’est Guillaume,c’est toi ,c’est nous,c’est nos vies,nos souvenirs,nos amours,nos emmerdes,nos espoirs,NOS RÊVES INDIENS …


Toi plus moi ..🎶

Un magnifique récit intimiste qui véhicule des tonnes d’émotion,il nous bouleverse,nous fait rêver les yeux ouverts .Nous fait oublier que parfois le monde est tellement con.Une découverte  d’un écrivain sensible ,une plume touchante,une très belle surprise complètement inattendue .Mon seul regret, ne pas l’avoir lu avant notre rencontre à Saint-Maur ,pour échanger sur nos rêves indiens ….

J’ai vraiment aimé cette excursion dans le coeur de l’auteur et j’ai apprécié ce beau voyage livresque.,en musique et en image,tout ce qui est cher à mon coeur .Un instant de bonheur trés précieux , une musique qui résonne et m’accompagne jusqu’au bout de mes rêves ….


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les deux coups de minuit »

Les deux coups de minuit de Samuel Sutra éditions Flamant Noir

« J’ai commencé à voler si jeune que je me demande si je ne suis pas sorti d’un œuf !  » Tonton .
Tout le monde connait Les Tontons Flingueurs, mais connaissez-vous Tonton et son équipe de branquignoles nés sous la plume talentueuse de Samuel Sutra? Si ce n’est pas le cas c’est une grave erreur que je vous invite à réparer rapidement, car cette équipe vaut le détour et c’est rien de le dire. Il faut le lire pour comprendre et je vous assure que vous passerez un sacré bon moment avec ces polars où les voyous sont en première ligne. Car ici ce n’est pas Flic ou Voyou ? C’est Voyous ! Et ça flingue à tout va!

Avant tout braquage, on se réunit pour les formalités d’usage.


« Autour de l’immense table du salon l’équipe venait d’assécher une douzaine de bouteilles parmi les plus propices à vous courber les semelles. »
« Gérard semblait être celui qui résistait le mieux au mélanges ingurgités. »
On est de suite dans l’ambiance et on se régale avec la verve de l’auteur. On se retrouve projeté dans l’univers cinématographique d‘Audiart et c’est l’éclate assurée.
Dans cette nouvelle aventure, Tonton et son équipe de branques se retrouvent piégés. On essaye de la lui faire à l’envers au Tonton, et même si ça vole bas dans son équipe, ce sont de vrais durs et ils ne lâcheront pas l’affaire si facilement. Le baron Gayrlasse d’îles-Mourut sur Seine lui a pas fait de cadeau avec ce plan.


« Si l’oseille a disparu, crois-moi c’est que les emmerdes commencent. »
Et vous n’êtes pas au bout de vos surprises, autant par le récit que par le verbiage utilisés. Samuel Sutra manie à merveille le langage des Titis parisiens. On sent derrière chaque phrase le travail minutieux de l’auteur, bourré d’humour. Un style redoutable, efficace, des dialogues irrésistibles, des jeux de mots hilarants, bref c’est un délice.

« Soignez les détails…C’est important les détails. »

Jugez-vous même:

« Alors, bourrique ! Enfin seuls, comme dirait l’autre.Quatre ans que je te fais la danse du ventre, à foutre des collants presque propres et à peine filés. Que je prends une douche deux fois par semaine, histoire de sentir bon.Que je fais tremper mes gaines dans la baignoire, manière de t’émoustiller le sensoriel. Que je me bourre le sous-tif de gravier pour avoir une paire bien arrogante. Et toi? Rien. Pas une main aux miches, pas un regard dégueulasse à mon égard. Irréprochable, que t’es . Ah mais, espèce de fumelard, j’en ai ma claque qu’on me respecte, moi, t’entends ? J’en ai ma claque ! Je veux qu’on m’baise, qu’on me secoue, qu’on me colle le museau contre le bois de lit et qu’on me tape dans la cantine jusqu’à je perde des bouts et qu’on reconnaisse plus rien. J’suis quand même une baronne, merde! J’ai le droit qu’on me chahute ! »

C’est pas des enfants de cœur mais sérieux j’adore leur compagnie.


L’auteur n’en est pas à son coup d’essai, « Les deux coups de minuit «  est la sixième aventure de Tonton. Encore quatre à découvrir pour ma part. J’avais fait sa connaissance avec « Les particules et les menteurs »(Deuxième aventure) et c’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai dévoré ce dernier, sur une journée avec peu d’entracte. Une aventure livresque aussi bonne qu’une séance cinéma. Les tontons flingueurs étaient là, bien présents, Samuel a trouvé une belle façon de leur rendre hommage, et de nous ravir avec plusieurs tribulations.


À découvrir aussi « Kind of black » autre polar magnifique de l’auteur dans l’univers du Jazz (Prix du Balai d’or 2014).L’auteur est édité chez Flamant Noir, une maison d’édition qui réunit des romans de qualité où j’ ai repéré de belles plumes, telles que Muriel Houri (Menace) et Ellen Guillemain (Esprit de famille).


Alors si vous avez envie de passer un bon moment, de découvrir le magnifique travail de Samuel avec la langue Française, de vous bidonner cet été, foncez lire les aventures de Tonton et les canailles qui l’accompagnent.


« On nait. On meurt. Entre les deux, on boit » mais surtout on n’oublie pas de lire et de rire.