À l’orée du verger

 l’orée du verger de Tracy Chevalier aux Editions La table ronde , quai voltaire .

« On ne vivait pas grâce à cette terre, non ! On était en vie malgré elle. »


Au coeur de l’Amérique, au 19 éme siècle ,la famille Goodenough s’installe dans l’Ohio sur les terres marécageuses de Black Swamp.Chaque année les moustiques déciment une partie de la famille .

 » Cette terre cherchait à avoir notre peau, que ce soit avec les moustiques, la fièvre, la boue, l’humidité, la chaleur ou le froid. »

James, le père et Sadie, la mère cultivent des pommiers , l’un pour le fruit et l’autre pour l’alcool. Ils rivalisent l’un envers l’autre de subterfuges pour bien se pourrir la vie , surtout Sadie une garce maléfique, aucune once de bonté en elle . Ce n’est ni un cadeau pour son mari, ni pour ses enfants.


 » Il lui a coûté cher, son père l’a fouettée.J’étais toute prête à rigoler et à le taquiner parce que ses pommes chéries avaient été gâchées dans la tarte, mais le châtiment de Martha a un peu enlevé son piment à la plaisanterie. J’ai terminé ma part, sans réellement apprécier mon dessert. En fait, les tartes sont toujours meilleures avec des pommes à cidre, même sans sucre. Après cuisson, le goût acidulé rend mieux que le sucré. »


Leur vie n’est pas un conte de fée, ils se marièrent, eurent beaucoup d’enfants mais ils cultivèrent les pommes de la discorde , point de pomme d’amour à l’horizon .

Ils ont croqué la pomme, bien après Adam et Ève, pour un tout autre paradis .

Robert, un des fils part à la conquête de l’ouest et un secret l’accompagne.Sa route sera jalonnée de différents métiers , plus ou moins lucratifs jusqu’à une rencontre qui le mènera à son tour vers la plantation d’arbre . Les sequoias géants.


Ma passion pour l’Amérique m’a conduite une fois de plus vers une magnifique histoire, naît sous la plume de Tracy Chevalier.

L’auteur nous offre un beau portrait de l’Amérique en plein développement, bien avant les gratte-ciel de notre époque.

Une belle page d’histoire se dessine à travers cette famille de pionniers, une fresque humaniste pleine de souffle avec un style où se mêlent désespoir et passion .

De l’Ohio à San Francisco, en passant par New-York ,l’Amérique se bâtit , grandit , et rien n’aurait été possible sans ces hommes et ces femmes qui y ont mis tout leur cœur, tout leur courage .

Un récit captivant, enrichissant, entre passé et présent , entre faits historiques quelque peu romancés,on découvre une histoire grandiose.

Un ouvrage aussi passionnant et aussi fort que fut la naissance des Etat-Unis.

Une plume sublime que je continuerai à suivre . Une très belle découverte et un joli coup de foudre .
Une fois de plus une histoire de l’Amérique qui m’a conquise.

C’est beau , c’est fort , c’est grandiose , c’est comme l’Amérique et ses sequoias….

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7 réflexions sur “À l’orée du verger

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