» The girls « 

The girlsd’Emma Clineaux Éditions Quai Voltaire 



 » La vie n’était en réalité qu’une salle d’attente, jusqu’à ce que quelqu’un vous remarque… »

À la fin des années 60 au nord de la Californie, Evie Boyd, jeune fille de 16 ans, traine son mal de vivre. Elle vit seule avec sa mère depuis le divorce de ses parents. Avec Connie, son amie d’enfance, elle s’occupe autant que faire se peut jusqu’au moment où une dispute va les séparer.

« À cette âge, la tristesse avait la texture agréable de l’emprisonnement: vous vous cabriez, vous boudiez face aux chaines des parents, de l’école et de l’âge, toutes ces choses qui vous éloignaient du bonheur certain qui vous attendait. »

Evie un peu plus perdue, seule, succombera au charme d’une rencontre peu ordinaire qui s’avèrera même dangereuse de bien des façons.

« Les filles étaient douées pour colorier ces vides décevants »

Comme toute adolescente qui trimballe un mal-être récurent, la moindre attention à tendance à être idéaliser. L’amour comme la naissance d’une amitié rends aveugle. L’adolescente est fragile, influençable, la rébellion s’éveille en elle et l’emmène vers des chemins périlleux, tout droit vers un enfer qu’elle ne soupçonne pas.

« L’ambiance ordinaire était perturbée par le chemin que traçaient les filles, dans le monde normal. Aussi racées et inconscientes que des requins qui fendent les flots. « 



Dans cette ambiance très Peace and Love en apparence, dans cette maison à l’écart de la ville Évietente de s’intégrer. Elle tombe sous la coupe de Suzanne, une fille charismatique et découvre ce qui s’apparente à l’amour avec Russel le maitre des lieux, gourou manipulateur. Elle avait espéré le meilleur mais était loin d’envisager le pire.

Emma Cline

À travers ce roman Magistral, Emma Cline nous confronte à la difficulté de grandir. Elle nous offre le magnifique portrait d’une adolescente perturbée qui va malgré elle faire de douloureuses expériences. Elle nous parle de la difficulté d’élever seule un enfant quand on est soi-même confronté à certains démons.

« Leurs rires étaient un reproche adressé à ma solitude. »

Avec un style pertinent, elle porte un regard acéré sur tous ces faux-semblants. Sur ces filles qui tentent de devenir femmes. Cabossées un jour,cabossées pour toujours.
le fantôme de Charles Manson rôde à travers ce récit mais l’auteur a brillamment réussi à nous conter l’innommable à sa façon et c’est réussit. Plutôt que de nous narrer des faits de façon journalistique, elle préfère nous offrir le portrait d’une jeune fille qui croisera la route de cette secte sanguinaire.

Entre passé et présent, la vie d’Évie, par ses souvenirs, se révèle sous la plume d’une jeune auteure terriblement brillante. Une écriture prometteuse nous est offerte. Une auteure américaine qui rejoint mon panthéon, à suivre absolument .


Un sacré bon moment de lecture .
Merci à Anne-Lucie à Alice et  Aux Éditions Quai Voltaire pour m’avoir offert cet instant de bonheur livresque en avant-première.

Petit plus , si vous avez aimé ce livre , confessions d’un gang de filles de Joyce Carol Oates et Baby Love de Joyce Maynardpourrait bien vous plaire aussi …

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5 réflexions sur “ » The girls « 

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