« Désorientales « 

Désorientales de Négar Djavadi aux éditions Liana Levi



 » Je suis devenue, comme sans doute tous ceux qui ont quitté leur pays, une autre. Un être qui s’est traduit dans d’autres codes culturels. D’abord pour survivre, puis pour dépasser la survie et se forger un avenir. »


Kimiâ est née à Téhéran mais depuis ses dix ans, sa famille s’est exilée en France. Elle y grandit et se tient éloignée de sa culture d’origine ce qui lui procure une certaine indépendance. À travers les expériences qui jalonneront sa vie, son identité sexuelle s’affirmera et la mènera vers cette salle d’attente de l’hôpital Cochin, dans l’attente d’une insémination artificielle où commence cette histoire. L’attente engendre des pensées qui la mèneront vers ses souvenirs.

« Sauf que la liberté est un leurre, ce qui change c’est la taille de la prison . « 


Sa mémoire va nous faire voyager entre l’Iran et la France entre passé et présent, et nous faire découvrir l’histoire de sa famille, compliquée, sur trois générations et celle de son pays de naissance .
Désorientales m’a désorienté, et même si habituellement le passé et présent qui s’entremêlent ne me gêne pas du tout, cette fois ça n’a pas fonctionné comme espéré . Je me suis souvent perdue dans le passé, trop de politique à mon gout. De même que les numéros qui remplacent les noms des personnes de sa famille m’ont dérangé. Découvrir l’Iran de cette façon ne m’a pas emballé et je cherche encore de quel « évènement  » l’auteur nous parle tout au long du récit. Le suspens et l’interrogation demeurent.
J’aime voyager à travers mes lectures et découvrir de nouvelles plumes. Mais ce voyage malgré le diaporama de l’Iran, et les nombreux portraits de famille que nous offre Négar Djavadi ne restera pas inoubliable mais me laissera quelques traces pour certains passages .

 » Nous portons en nous un mécanisme qui permet de prendre part au quotidien malgré l’horreur qui nous entoure. Il suffit se le mettre en marche et d’y croire. « 

Un récit qui plait à de nombreux lecteurs, assez remarqué dans cette importante rentrée littéraire, il ne tient qu’à vous de vous faire votre idée et de m’éclairer sur « L’évènement « si le voyage vous tente.


Négar Djavadi est née en Iran en 1969 dans une famille d’intellectuels opposants aux régimes du Shah puis de Khomeiny. Elle arrive en France à onze ans après avoir traversé les montagnes du Kurdistan à cheval avec sa mère et sa sœur. Elle est aujourd’hui scénariste et vit à Paris . Désorientales est son premier roman.
 

Merci aux édition Liana Levi pour cette découverte.

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