» L’obscure clarté de l’air « 

L’obscure clarté de l’air de David Vann aux Éditions Gallmeister

Traduit de l’américain par Laura Derajinski

 » Ô toi la Sombre, dit Médée à l’eau. Fais que tout ce qui lie puisse tomber enfin. Que tout ce qui est connu devienne confus. Que tout ce que nous sommes meure. Fais que je devienne la plus haïe des femmes, et la plus authentique. « 

Médée est la fille d’Éétès et d’Idyie. Elle devint une magicienne habile et une prêtresse d’ Hécate. Elle bravera tous les interdits pour maîtriser son destin, jusqu’à tuer son frère pour empêcher son père de la poursuivre dans sa fuite avec Jason.

« Son père, une menace depuis le tout début, un ennemi avant même sa naissance.  » 

Assoiffée de pouvoir, par amour pour Jason, elle se livra à toutes sortes de crimes.

 » Jason debout devant elle, improbable, comme elle ne l’aurait jamais imaginé. Un demi-Dieu, dans la grâce divine, un cadeau.  » 

Trahie par Jason, elle sera animée par un insatiable désir de vengeance.

Le portrait d’une femme tout en noirceur dévorée par sa passion.

Quand on ne lit pas systématiquement la quatrième de couverture, mais que l’on s’en tient au nom de l’auteur sur la couverture, ça réserve parfois quelques surprises inattendues. Connaissant la plume de David Vann à travers ses romans noirs d’un style que j’affectionne particulièrement, je ne pensais pas me retrouver sur un bateau en compagnie de Médée une déesse de la mythologie grecque.

Mais dans quelle galère je me suis embarquée ?

J’avoue ce n’est pas le genre d’histoire qui me fait rêver et sans la plume de l’auteur absolument fabuleuse je l’aurais vite abandonné.

David Vann revisite à sa manière le mythe de Médée, sous une plume lyrique et merveilleusement sombre.

Un roman ambitieux, particulier, déroutant, où seule l’écriture m’a captivité.

David Vann est né sur l’île Adak, en Alaska. Il est l’auteur de Sukkwan Island, prix Médicis étranger en 2010, traduit en dix-huit langues dans plus de cinquante pays, et de cinq autres romans et d’un récit, Dernier jour sur la terre, tous publiés chez Gallmeister. Il partage désormais son temps entre l’Europe et la Nouvelle-Zélande.

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5 réflexions sur “ » L’obscure clarté de l’air « 

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