» La disparue de Noël « 

La disparue de Noël de Rachel Abbott aux Éditions Belfond

Traduit de l’anglais par Muriel Levet

 » – Prends ton manteau, Becky, dit-il quand il eut raccroché. On a un corps. Et je suis navré de te dire que c’est apparemment celui d’une petite fille d’à peine douze ans.  »

Bizarrement la découverte de cette enfant réveille de vieux souvenirs. Il y a quelques années, une petite fille avait disparu lors d’un accident qui avait coûté la vie à sa mère.

Serait-il possible que ce soit elle ?

 » Je l’ignore, je ne comprends pas. Pour le moment, ça n’a aucun sens.  »

Le mari et père , David, a refait sa vie. Toujours directeur de banque à Manchester mais désormais marié à Emma, et papa d’Ollie âgé de dix-huit mois. Ce bambin comble leur foyer, jusqu’à une arrivée inopinée dans leur cuisine, l’apparition de Natasha, la première fille de David. Ce qui aurait pu être de merveilleuses retrouvailles va vite tourner au cauchemar.

 » – Pas la police, répéta-t-elle. Si vous appelez la police, je m’en vais. « 

Que cache le retour de la disparue de Noël ?

 » Il ne s’agissait pas d’une décision impulsive, mue par la jalousie ; tout avait été minutieusement planifié. « 

Ingénieusement mise en place par l’auteure, l’intrigue est installée ici et là pour bien perturber le lecteur et le capturer dés les premières lignes. Le suspense joue à cache-cache avec le doute dans une ambiance pleine de suspicion.

D’étranges coïncidences se court-circuitent et véhiculent d’ étranges pensées. La peur nous gagne et ne nous quitte plus.

Rachel Abbott a réussi à me captiver jusqu’à la dernière page sans jamais me lasser bien au contraire. Avec son suspense savamment distribué tout au long du récit, impossible de quitter l’histoire avant le final. Un talent certain pour mettre à jour la folie des hommes, leur cruauté et leur violence. Une approche psychologique de ses personnages également réussie pour vous faire flipper au maximum.

Vous l’aurez compris j’ai adoré, je l’ai dévoré, je suis rassasiée et c’est avec un plaisir non dissimulé que je reprendrai d’ici quelque temps un nouveau menu livresque de cette auteure maître du suspense avec un grand S.

Noël est peut-être derrière nous mais rien ne vous empêche de vous faire un cadeau de dernière minute.

Rachel Abbott est née à Manchester. Illusions fatales ( chez Belfond en 2014) son premier roman a été autopublié en version numérique en 2011, avant de trouver un éditeur en Angleterre. Après le piège du silence ( Belfond 2015) et Une famille parfaite ( Belfond 2016), la disparue de Noël est son quatrième roman. Elle partage aujourd’hui sa vie entre l’Italie et l’île anglo-normande d’Aurigny.

Je remercie les Éditions Belfond pour cette lecture divinement inquiétante.

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2 réflexions sur “ » La disparue de Noël « 

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