» Le diable en personne « 

Le diable en personne de Peter Farris aux Éditions Gallmeister

Traduit de l’américain par Anatole Pons

 » Maya hésita, pensant que si elle était morte et que c’était ça l’enfer, on ne pouvait pas en vouloir au diable d’avoir le sens de l’humour.  »

Maya vient d’échapper à une mort quasi certaine vue la sauvagerie avec laquelle des hommes ont tenté de l’éliminer.À son réveil plutôt douloureux elle fait connaissance avec son sauveur, un vieux bonhomme qui vit avec un mannequin, pas un top modèle mais plutôt le genre qu’on habille et déshabille pour mettre dans les vitrines de magasins.

Maya, surprise au départ du haut de ses dix-huit ans, s’y fait très vite. D’où elle vient plus rien ne l’étonne.

Et même si le vieux est plutôt barré, il n’en demeure pas moins attachant.

 » – Ces types qui t’utilisaient pour de l’argent. Ils étaient tous moches pas vrai ?

– Même les beaux, ils étaient moches à l’intérieur. T’es le premier que je rencontre qu’est pas moche comme ça.

– Oh j’ai mes côtés moches moi aussi, fit Léonard. J’ai cet espèce de bec qui rendrait jaloux un faucon. Et Pas plus tard que l’autre jour, j’ai découvert des poils gris qui sortaient de mes oreilles.

Cela le fit rire …  »

Une amitié touchante s’est vite créée entre Maya et Léonard, une douce complicité s’est installée entre eux comme un vieil homme avec sa petite fille. Leonard prend son nouveau rôle très au sérieux, il est de son devoir de protéger l’oisillon tombé du nid, surtout avec les rapaces qui volent autour.

 » Quand tu vis assez longtemps, soit t’as peur de tout, soit t’as plus peur de rien.  »

Ancien Bootlegger, Leonard a une sacrée réputation en ville, les rumeurs circulent sur son compte depuis bien longtemps mais il s’en balance. Ses secrets sont toujours bien enterrés.

 » Pourquoi avoir fait ça à Maya ?

(…)

– Parce qu’elle sait, dit Lambert, avant de se corriger calmement : Elle savait.  »

Maya aussi a ses secrets, et ses colères, alors que son destin semblait tout tracé, sa rencontre avec ce loup solitaire va changer la donne. Maintenant tous les espoirs sont permis, faut juste faire un peu de ménage et protéger ses fesses.

 » Ce qui est normal pour certains, se rappela-t-il, est fou pour d’autres. »

Réunir tout ce que j’aime dans la même histoire c’est ce que Peter Farris a réussi à faire avec ce roman noir aussi déjanté que génial.

Une plume brillante, pleine d’humour, cynique, noire à souhait avec un talent certain pour la mise en scène des situations cocasses.

Plus ma lecture avançait et plus mon attachement grandissait pour ces deux chats sauvages qui se sont si bien apprivoisés.

L’histoire aurait pu être banale, déjà vue et bien non. On va de surprise en surprise jusqu’au final malgré les sujets présents tel que la prostitution, la corruption, les trafics en tout genre… Et suis loin de vous avoir tout dit. Juste une mise en bouche…

Une histoire bien pensée, bien campée et bien contée, avec des personnages haut en couleur complètement incontrôlables.

Un portrait cinglant sans compromis d’un coin d’Amérique qui part en vrille.

Absolument jouissif.

J’en veux encore..

 » Il est pas humain ! (…) C’est le diable en personne ! « 

Et c’est diablement bon.

Peter Farris, né en 1979, vit aujourd’hui dans le comté de Cherokee en Géorgie. Après ses études à Yale, il est devenu chanteur dans un groupe de rock et guichetier dans une banque du Connecticut. Il y travaillait depuis quelques semaines quand la banque fut victime d’un braquage, aventure qui lui inspira son premier roman, Dernier appel pour les vivants qu’il me reste à découvrir.

Souhaitons qu’il poursuive sa carrière d’écrivain car un talent pareil ce serait dommage de le laisser derrière un guichet.

Je remercie les Éditions Gallmeister pour cette histoire démoniaque et prodigieuse.

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 » Face au vent « 

Face au vent de Jim Linch aux Éditions Gallmeister

Traduit de l’américain par Jean Esch

 » Les familles se déchirent pour des histoires d’argent, de trahison et d’abus, pour des histoires de ressentiments, d’infidélités et de malentendus, parce que les gens sont des crétins. N’importe quoi ou presque, peut ébranler ces lignes de fracture. Mais je ne connais qu’une seule famille qui se soit déchirée à cause d’une course de voiliers.  »

Dans la famille Johannssen on est navigateur de père en fils. La voile fait partie des gènes.

Installés au cœur de la baie de Seattle, où chacun excelle dans sa partie. Le grand – père dessine les voiliers, le père les construit, la mère calcule leur trajectoire. Parmi les enfants, les deux frères Bernard et Josh ont hérité de cette passion, mais c’est Ruby l’unique fille qui semble posséder un don. À bord d’un bateau, elle fait corps avec le vent jusqu’au jour où elle décide de partir.

(…) La voile était le sésame dans notre famille.  »

« Les voiliers attirent les cinglés et les génies, les romantiques auxquels leurs bateaux offrent une image rebelle.  »

La famille explose, chacun prends le large vers des horizons différents contre vents et marées.

 » Chacun de nous espère connaître la gloire et donner un sens au chaos… »

Douze ans plus tard, des retrouvailles osées pour cette famille particulière dans une ultime course sur un de leur voilier restauré principalement par Josh.

Une nouvelle vague, un dernier cap pour naviguer tous ensemble une dernière fois.

À travers ce récit Jim Lynch nous offre une saga familiale bercée par leur passion, leurs rêves, leurs doutes, leurs espoirs. Une famille avec des défauts, des qualités, des dons pour naviguer ou réparer. Une famille de navigateurs qui affronte sa propre tempête le cœur serré, déchirée par les vents contraires.

Il pose également un regard assez cynique sur ces riches qui s’improvisent navigateurs sous prétexte qu’ils ont les moyens.

Une histoire qui fera chavirer les cœurs des fanatiques de voiles mais aussi des rebelles épris de liberté avec des envies de prendre le large.

Un roman qui m’a porté vers des rivages inconnus, en compagnie d’une famille attachante, avec une nette préférence pour Josh et son humour mordant et pour la première partie du récit qui m’a le plus exalté.

Une belle découverte de cette plume brillante, qui m’a donné de nombreux sourires et parfois quelques larmes sans mal de mer mais surtout une folle envie de naviguer cheveux au vent, face à la mer …

Allez viens, je t’emmène au vent.

Je t’emmène au dessus des gens.

Et je voudrais que tu te rappelles, notre amour est éternel, et pas artificiel…🎵🎶🎵🎶🎵🎶🎵🎶🎵🎶

Jim Lynch est né en 1961. Diplômé de l’université de Washington, Il a sillonné le pays en tant que reporter pour des journaux en Alaska, en Virginie et à Washington D.C. Il est l’auteur de quatre romans et collabore avec plusieurs journaux dont le Seattle Times. Il vit et navigue à Olympia et dans l’état de Washington .

Il a été encensé par la presse américaine et distingué par plusieurs prix littéraires aux Etats-Unis. Il sera en tournée en France en 2018.

Il considère ce livre comme le roman de sa vie, le fruit de six années de travail.

Son premier roman Les grandes marées sort simultanément dans la collection Totem.

Je remercie les Éditions Gallmeister pour ce voyage en mer époustouflant.

 » La disparue de Noël « 

La disparue de Noël de Rachel Abbott aux Éditions Belfond

Traduit de l’anglais par Muriel Levet

 » – Prends ton manteau, Becky, dit-il quand il eut raccroché. On a un corps. Et je suis navré de te dire que c’est apparemment celui d’une petite fille d’à peine douze ans.  »

Bizarrement la découverte de cette enfant réveille de vieux souvenirs. Il y a quelques années, une petite fille avait disparu lors d’un accident qui avait coûté la vie à sa mère.

Serait-il possible que ce soit elle ?

 » Je l’ignore, je ne comprends pas. Pour le moment, ça n’a aucun sens.  »

Le mari et père , David, a refait sa vie. Toujours directeur de banque à Manchester mais désormais marié à Emma, et papa d’Ollie âgé de dix-huit mois. Ce bambin comble leur foyer, jusqu’à une arrivée inopinée dans leur cuisine, l’apparition de Natasha, la première fille de David. Ce qui aurait pu être de merveilleuses retrouvailles va vite tourner au cauchemar.

 » – Pas la police, répéta-t-elle. Si vous appelez la police, je m’en vais. « 

Que cache le retour de la disparue de Noël ?

 » Il ne s’agissait pas d’une décision impulsive, mue par la jalousie ; tout avait été minutieusement planifié. « 

Ingénieusement mise en place par l’auteure, l’intrigue est installée ici et là pour bien perturber le lecteur et le capturer dés les premières lignes. Le suspense joue à cache-cache avec le doute dans une ambiance pleine de suspicion.

D’étranges coïncidences se court-circuitent et véhiculent d’ étranges pensées. La peur nous gagne et ne nous quitte plus.

Rachel Abbott a réussi à me captiver jusqu’à la dernière page sans jamais me lasser bien au contraire. Avec son suspense savamment distribué tout au long du récit, impossible de quitter l’histoire avant le final. Un talent certain pour mettre à jour la folie des hommes, leur cruauté et leur violence. Une approche psychologique de ses personnages également réussie pour vous faire flipper au maximum.

Vous l’aurez compris j’ai adoré, je l’ai dévoré, je suis rassasiée et c’est avec un plaisir non dissimulé que je reprendrai d’ici quelque temps un nouveau menu livresque de cette auteure maître du suspense avec un grand S.

Noël est peut-être derrière nous mais rien ne vous empêche de vous faire un cadeau de dernière minute.

Rachel Abbott est née à Manchester. Illusions fatales ( chez Belfond en 2014) son premier roman a été autopublié en version numérique en 2011, avant de trouver un éditeur en Angleterre. Après le piège du silence ( Belfond 2015) et Une famille parfaite ( Belfond 2016), la disparue de Noël est son quatrième roman. Elle partage aujourd’hui sa vie entre l’Italie et l’île anglo-normande d’Aurigny.

Je remercie les Éditions Belfond pour cette lecture divinement inquiétante.

 » Lundi Noir « 

Lundi Noir de Dominique Dyens aux éditions Pocket

 » Alice et moi vivions sur deux planètes de plus en plus divergentes. Pourtant je m’accrochais désespérément à cette femme pour qui je venais de commettre le plus grave des délits .  »

Quand les seuls arguments qu’il reste à un homme pour garder sa femme se situent au niveau de son porte-feuille et plus en dessous de la ceinture, il se retrouve prêt à tout pour y parvenir, quitte à faire certaines malversations financières et se retrouver dans l’illégalité. Le risque est énorme mais il n’a pas le choix.

 » – Le fric est un engrenage… Plus j’en gagnais et moins ça suffisait… Tu es toujours le pauvre d’un autre…  »

Un homme déjà dans la souffrance qui se retrouve plongé dans la tourmente. Puis sera rattrapé par le passé qui lui réservera de drôles de surprises.

L’impuissance d’un homme confrontée à la puissance de l’argent à travers un regard cynique sur le capitalisme, un monde rempli d’hypocrisie où l’argent est roi.

Dominique Dyens campe une intrigue efficace à travers ce Thriller psychologique admirablement construit autour de deux personnages principaux.

Absolument captivant malgré le côté financier qui aurait pu me rebuter au départ, mais je me suis attachée aux misères de Paul qui comme tous les rapaces réussira à s’en sortir de façon surprenante même s’il va vite comprendre que tout ne s’achète pas.

Terriblement machiavélique et complètement addictif.

Je retrouve la plume de l’auteure pour la seconde fois et je suis à nouveau conquise par son talent.

Une auteure à suivre indiscutablement.

Dominique Dyens est romancière et nouvelliste. Elle écrit également pour le cinéma et la jeunesse, et collabore à diverses revues littéraires.

Elle est l’auteur de plusieurs romans édités chez Denoël et chez Héloïse d’Ormesson.  » La femme éclaboussée  » ( 2000)  » Maud à jamais  » (2002)  » C’est une maison bleue  » (2003)  » Éloge de la cellulite et autres disgrâces  » (2006) « Délit de fuite  » (2009)  » Intuitions  » (2012)  » Lundi noir  » (2013) .

Je remercie les Éditions Pocket pour ce roman financier qui vaut son pesant d’or.

 » Pills Nation « 

Pills Nation d’Adrien Pauchet

Aux Éditions Aux Forges de Vulcain

Avec la collaboration de François Szabowski et Hugues Girard

 » – Alors tu es encore revenue… Je te croyais plus raisonnable

– Que veux-tu. Il n’y a pas d’âge pour être une Junkie répondit Suzanne d’amour espiègle. « 

Stone, le monde est stone pendant cet été caniculaire à Paris. Les gens tombent comme des mouches et si le taux de mortalité continue de grimper, les places au cimetière risquent de se raréfier. Mais en fait la canicule à bon dos et arrange bien les affaires de certains.

 » Cela n’avait pas été facile. Mais même les gens les plus intègres font parfois des entorses à leurs principes, quand c’est pour la noble cause.  »

Une nouvelle drogue a vu le jour, on la surnomme l’Orphée. Une drogue étrange et hors de prix .

 » – Tu sais ce qu’ y a toi, dans ces gélules ?

– J’sais pas. Quand Yacouba m’en a parlé, j’ai cru qu’y se foutait de moi. Mais quand je vois la gueule des clients.  »

Mais d’où vient donc cette drogue qui ressemble à du dafalgan, de la même couleur à une petite exception prêt et te ferait presque oublier ta douleur, mais là en l’occurrence plutôt la douleur morale que physique puisqu’elle permet de mettre ta période de deuil en sommeil et de dire un petit bonjour à tes proches disparus…

Mais attention danger, en plus de coûter un bras , c’est illégal donc pas remboursé par la sécu et en plus à t’aventurer du côté obscur même si c’est tendance en ce moment tu risques d’y laisser ta peau … Mais c’est clair que pour les dealers c’est une mine d’or tous ces morts qui ne s’attendent pas à cette petite visite surprise…

 » Il repensa alors à la gélule que lui avait donné le jeune employé des pompes funèbres. Il la retrouva au fin d’ une poche, observa un instant le petit dessin sinusoïdal gravé sur le cylindre, puis s’allongea sur le canapé et l’avala, avec l’espoir de passer au moins quelques heures de calme.  »

Caroline, capitaine de Police est sur cette enquête. Elle a un train d’avance sur ses collègues, elle connaît l’Orphée même si maintenant elle est plus copine avec la bouteille.

Qu’ils soient flics ou dealers, jeunes ou vieux, riches ou paumés, ils vont tous se retrouver vers une descente en enfer aussi vite que monte la température sous ce soleil de plomb. Une ambiance mortelle au pays des vivants pour avoir mis les pieds un peu trop tôt au paradis.

À travers ce polar qui frôle le fantastique on découvre un récit assez original, très rythmé et plutôt addictif.

Une fiction où se pointe à l’horizon un aperçu du futur si les manipulations génétiques venaient à perdurer. Une manière singulière de dénoncer ses dangers.

La mort omniprésente conduit les personnages vers le deuil qu’ils sont contraints d’accepter quitte à se faire aider par une pharmacie peu ordinaire, histoire de faire passer la pilule. Une façon détournée de montrer du doigt le reflet de la société sans en avoir l’air.

Un roman qui s’avale d’une traite, sans danger apparemment puisque je peux encore vous en parler. Et en temps que dealer moi même, je ne peux que vous encourager à vous pencher sur ces lignes atypiques.

Une couverture surprenante qui met en bouche et donne un véritable aperçu du contenu.

Adrien Pauchet est né en 1988. Voyageur paresseux et fondateur de la société de production orange verte, il écrit les histoires qu’il souhaiterait tourner. Pills Nation est son premier roman.

 » Bakhita « 

Bakhita de Véronique Olmi aux Éditions Albin Michel

 » Ça n’est pas une histoire merveilleuse. Storia meravigliosa. Pour qu’une histoire soit merveilleuse, il faut que le début soit terrible, bien sûr, mais que le malheur reste acceptable et que personne n’en sorte sali, ni celle qui raconte, ni ceux qui écoutent.  »

Et pourtant si cette histoire n’est pas merveilleuse, elle est incroyable et merveilleusement contée.

 » (…) les voies admirables de Dieu, qui a voulu, dans Sa bonté,  » conduire Bathika du lointain désert enténébré de superstitions et de barbarie à la lumière du Christ et aux splendeurs de la grâce, dans la perfection religieuse « .  »

Cette histoire est celle de Bakhita. Elle a sept ans quand elle est enlevée près de son village du Darfour à sa famille. À partir de cet instant elle va devenir esclave et connaître de terrible souffrance.

 » Et se lever chaque matin avec un seul but : survivre à la journée.  »

Rachetée pour la cinquième fois au cours de son adolescence par le consul d’Italie, elle va découvrir un pays d’inégalités de pauvreté et d’exclusion. Mais sa vie va être une fois de plus, bouleversée.

 » (..) achetée par un homme qui s’appelle Calisto Legnani, consul italien à Khartoum. Et cet homme va changer le cours de sa vie.  »

Toujours esclave, elle sera pourtant affranchie à la suite d’un procès tonitruant à Venise, puis entrera dans les ordres.

 » On ne sait jamais où la vie nous mène.  »

Elle traversera deux guerres mondiales, et le tumulte du fascisme tout en consacrant sa vie aux enfants pauvres.

 » (…) des années que l’on résume d’un mot  » Souffrance « . « 

Véronique Olmi nous livre un grand roman aussi fascinant que bouleversant. À travers le destin de cette enfant qui grandira malgré tout ce qu’elle va subir jour après jour, d’abord captive, puis esclave et domestique et qui finira religieuse et sainte mais surtout, Libre.

Un récit d’une force incroyable qui nous emporte au côté de cette femme exceptionnelle.

Sous une narration puissante, magnifique on traverse cet enfer les larmes aux yeux et le cœur déchiré mais avec tant d’admiration devant tout le courage de Bakhita et la plume de l’Auteure.

Un récit où résonne la grandeur d’âme puisée dans les souvenirs de l’enfance de Bakhita.

 » Est-ce que les lieux existent encore quand on les a quittés ?  »

Si les lieux peuvent disparaître, ce livre et cette histoire resteront à jamais dans mon cœur.

Un roman d’exception qui marquera à jamais mon cœur de lectrice.

À découvrir absolument.

Véronique Olmi est comédienne, écrivain et dramaturge.

Après avoir suivi des études d’art dramatique chez Jean-Laurent Cochet, Véronique Olmi a été assistante à la mise en scène pour Gabriel Garran et Jean-Louis Bourdon de 1990 à 1993.

Elle fut particulièrement remarquée en 1998 à l’occasion de la création de  » Chaos debout  » par Jacques Lassalle au Festival d’Avignon.

Auteure pour le théâtre, elle a également publié, en 2001, son premier roman  » Bord de Mer  » qui a reçu le Prix Alain-Fournier.

Elle a dirigé pendant trois ans le comité de lecture du Théâtre du Rond-Point .

Son Roman  » Cet été-là  » reçoit le prix des Maisons de la Presse en 2011.

Suivront trois autres romans  » Nous étions fait pour être heureux  » (2012)  » La nuit en vérité  » (2013)  » J’aimais mieux quand c’était toi  » (2015) publiés chez Albin Michel et également deux pièces de théâtre  » Une séparation  » (2014) et  » Un autre que moi « (2016) .

En 2017 elle a décroché le prix roman Fnac avec son treizième roman  » Bakhita  » , la biographie romancée de Joséphine Bakhita (1869-1947), une enfant volée devenue sainte patronne du Soudan.

Je remercie les Éditions Albin Michel pour cette fabuleuse lecture.