Belle rencontre d’une CHANSON DANS LA VILLE SILENCIEUSE

Quand tu retrouves un auteur que tu apprécies depuis ce merveilleux roman  » Je Vais bien ne t’en fait pas” qu’une magnifique adaptation cinématographique a suivi, tu t’apprêtes à passer une sublime soirée en belle compagnie.

Écouter un auteur parler de son dernier ouvrage est un moment privilégié. Le livre prend une autre dimension, devient plus vivant, plus précieux.

Olivier Adam : « Quand j’ai le lieu, j’ai le livre.»

Chanson de la ville silencieuse nous transporte à Lisbonne, ville de l’intranquillité où au hasard d’une rue, un jour Olivier Adam a cru apercevoir le fantôme de Nino Ferrer . Un premier point de départ pour un futur roman…peut-être ?

Voilà comment est née l’idée de ce roman, ajoutons à cela l’envie de parler de la nécessité de se libérer des identités figées. Comment un enfant peut-il se construire, se définir auprès de parents totalement absents de leurs responsabilités, parfois encore eux-mêmes de grands enfants. Des parents uniquement amoureux de leur art. Des vies où les enfants n’ont pas leurs places. Des enfants négligés, qui grandissent sur une terre meuble, qui seront plus tard en manque de confiance, avec de grande difficulté à s’imposer à force d’avoir été oublié.

En mettant en scène une femme Olivier Adam se livre plus intimement, avec plus de délicatesse. Fendre l’armure en composant le masque.

Puis donner de la musicalité au récit.

 » Je suis la fille du chanteur, la fille dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l’Alfama. La fille dont le père a été déclaré mort. Qui guette un musicien errant. Une étoile dépouillée d’elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. »

( clique et écoute)

On ferme les yeux et on pense à Charlotte Gainsbourg au timbre si particulier, qui a du partager son père de son vivant puis mettre sa douleur en berne à sa mort pour accueillir la peine de ses fans.

Olivier Adam souhaitait nous offrir un objet littéraire non contaminé par les sujets journalistiques actuels.

Un besoin aussi d’écrire sur ses frayeurs pour conjurer le sort.

De répondre à certaines questions qui s’immiscent dans la vie d’un père…

Que fait-on avec nos disparus ?

Qu’hérite- t-on d’un père fragile ?

Que transmettons à ses enfants ?

Tant de questions pour lesquelles écrire peut apporter des réponses.

L’auteur aborde le thème de l’absence mais aussi de l’appartenance. Être là tout en restant de côté tel un observateur.

Et une fois encore, il bouleverse par ses mots, que j’espère avoir au mieux retranscris. Un moment passionnant où je me suis permis de prendre des notes pour en oublier le moins possible et rester le plus fidèle aux mots de l’écrivain.

Je finirai sur ces mots :

« Est-ce qu’un livre vit une fois qu’il est écrit ou une fois qu’il est lu ? »

Pour moi les livres vivent éternellement dans mon cœur, dans mes souvenirs et deviennent plus précieux encore lorsqu’ils sont passés par les mains de l’auteur et qu’il porte sa véritable signature.

Un livre, une rencontre, une dédicace, qui donnent au final de merveilleux souvenirs.

Ma Chronique de cette merveille ci- dessous si ça vous tente :

https://dealerdelignes.wordpress.com/2018/01/18/chanson-de-la-ville-silencieuse/

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s