“ Mon désir le plus ardent ”

Mon désir le plus ardent de Pete Fromm aux éditions Gallmeister

Traduit de l’américain par Juliane Nivelt

” Et je ne savais même pas que les rivières m’amèneraient jusqu’à toi, j’ignorais encore tout de la chance. “

Si un jour on avait prédit à Maddy qu’elle sortirait avec un garçon de son âge, guide de rivière, elle aurait éclaté de rire. Et pourtant le sourire qui se dessine sur ses lèvres est bien celui d’une femme amoureuse. Dalt, va lui voler son cœur pour toujours.

(…) Tout ira bien

Pour une raison qui m’échappe, je le crois : moi, la Reine des glaces, je crois que tout ira bien entre nous pour toujours. “

Et c’est sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, qu’ils se marièrent.

Tout comme la rivière, la vie suivit son cours et leurs cœurs continuèrent de battre à l’unisson.

” – Je t’aime, dit-il, et même si nous nous le répétons sans cesse, cela ne manque jamais de m’arracher un sourire.

– Moi aussi. Vraiment.

– Tout ira bien, Mad. Peu importe où on atterrit. Même sous une pierre, pas vrai ?

– Même dans un arbre. “

Un matin quelques vertiges présageaient une bonne nouvelle pour Maddy, hélas si un bébé pointera bientôt le bout de son nez, il en est tout autre pour ” La putain de sclérose en plaques. “ qui s’est invitée sans prévenir.

” Ce n’est pas juste. “

Non ce n’est vraiment pas juste, tout cet amour, toute cette si belle vie abîmée par la maladie.

Il a regardé si loin dans l’avenir, tellement plus loin que tout ce que j’ai pu envisager, et je ne suis même pas sûre de vouloir faire partie du voyage. “

Et pourtant…

L’amour sera toujours plus fort, toujours plus beau, toujours présent. Il va mener un combat contre la maladie et s’imposer sans jamais faillir malgré tous les obstacles mis sur son chemin.

Mon désir le plus ardent, un magnifique titre déjà porteur d’émotions intenses et de désirs sans fin.

Pete Fromm nous offre le portrait d’un couple que les flammes de l’amour dévorent et qui résistera avec un immense courage et beaucoup d’humour aux affres de la maladie.

La SEP est là comme une épine dans le pied, mais jamais l’auteur ne sombre dans le pathos, ce qui rayonne ici, c’est la force, la volonté de ne pas se laisser envahir par la tristesse, par la colère mais au contraire se battre pour ne pas perdre le désir d’aimer. Même si parfois c’est difficile, même si le doute tente de s’immiscer l’aventure n’en sera que plus belle, plus admirable.

L’auteur ne ménage pas notre cœur, il nous offre une intense et belle histoire d’amour qui nous fait rêver, à travers une plume aussi troublante que drôle. Il nous fait sourire mais aussi pleurer, tellement que notre cœur se serre face à tant de douleur et de bonheur mêlés. Tout ce qui fait une vie de couple aussi malmenée soit-elle par les épreuves de la vie.

” Un destin que je serais prête à revivre sans la moindre hésitation. “

Un roman féerique, renversant, terriblement poignant, absolument inoubliable.

Mon désir le plus ardent, une des plus belles histoires d’amour de ma vie de lectrice.

Immense coup de cœur.

Pete Fromm vit dans le Montana. Il est né dans le Wisconsin et a d’abord été ranger avant de se consacrer à l’écriture. Il a publié plusieurs romans et recueils de nouvelles qui ont remporté de nombreux prix et ont été vivement salués par la critique.

Retrouvez ici , ma chronique de Lucy in the Sky.

Ma collection ❤️🇺🇸

Copyright de la librairie l’Astragale

Je remercie les éditions Gallmeister pour cette fantastique histoire d’amour absolument inoubliable.

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 » La petite Gauloise”

La petite Gauloise de Jérôme Leroy aux éditions de La Manufacture de livres

« Mokrane, mon fils, t’as intérêt à bien travailler à l’école parce que ça ne vas pas être facile pour nous dans les années qui viennent. » Mokrane Méguelatti avait regardé en boucle sur la petite télé de l’épicerie les tours jumelles s’écraser, il n’avait pas osé avouer qu’il était saisi par la beauté plastique de l’événement, supérieur à n’importe quel film catastrophe. Mais il avait compris ce que voulait dire son père et il était devenu flic avec l’idée romanesque de protéger sa communauté des amalgames qui ne manqueraient pas de survenir dans des temps prochains.

Dans une grande ville de l’ouest, la vie avance au ralenti, on ne voit rien venir et pourtant on s’attend au pire.

Ça commence par la mort d’un flic, tombé au champs d’honneur mais celui qui l’a descendu l’ignore. Le tireur est un autre flic, qui pensait bien faire en tirant sur un bronzé armé. C’est le bordel. Ça sent la bavure…Sale temps pour les rêveurs.

(…) La Petite Gauloise ne traînait avec personne, sauf d’autres garçons, parfois. La Petite Gauloise avait des copines mais pas d’amies, la Petite Gauloise n’avait même pas de profil Facebook.

Qui aurait pu prévoir qu’un tel ouragan était entrain de s’installer sur la ville ? Certainement pas le service météo qui se plante un jour sur deux…ni le prof de la Petite Gauloise, bien trop occupé à fantasmer sur l’écrivaine qui intervient dans sa classe aujourd’hui. Et pourtant, la gamine est prête à tout pour que sa vie ait un sens.

À peine commencé ma lecture, je savais que j’avais entre les mains une bombe livresque mais j’étais loin de me douter à quel point. Et pourtant pour une anosmique, j’ai très souvent le nez fin.

D’entrée ça commence fort, et au final ça t’explose à la tronche sans que t’ai rien vu venir.

Jérôme Leroy n’hésite pas à mettre les mots là où ça fait mal avec une plume percutante, incisive qui claque et atteint sa cible quitte à éclabousser au passage. On ne fait pas de bon livre sans un minimum de risque. Si ça choque c’est parce que c’est pas du toc.

À travers ce court roman , l’auteur aborde des sujets sensibles, tel que les préjugés, la radicalisation, les dérives de notre société, les dommages collatéraux, le terrorisme.

La Petite Gauloise réveille les consciences et s’impose au cœur de la nation tel un conte cruel mais authentique.

Un roman troublant, dérangeant, mordant, qui sort des clous avec classe et que je vous conseille de consommer sans modération.

La Petite Gauloise a conquis mon cœur de lectrice. Je parle du livre de Jêrome Leroy bien évidemment, vous l’aurez compris. Enfin j’espère…

Jérôme Leroy est né à Rouen. Il a été pendant près de 20 ans professeur dans une Z.E.P. De Roubaix. Auteur prolifique depuis 1990, il signe à la fois des romans, des essais, des livres pour la jeunesse et des recueils de poésie. Son œuvre a été récompensée par divers prix littéraires. Il est également co-scénariste du film de Luca Belvaux, Chez nous, sorti en salle en 2017.

Je remercie les Éditions La Manufacture de livres pour cette bombe livresque qui m’a explosé le cœur.

“ Je serai le dernier homme ”

Je serai le dernier homme de David Coulon aux éditions Lajouanie

Je me souviens de ma femme, de ma fille.

Je me souviens.

Nous nous aimions.

Nous étions loin de la douleur du monde.

À l’époque. “

Un homme sort de chez sa maîtresse en pleine nuit et rejoint son domicile en passant par les chemins de traverse. Assez alcoolisé, il tente d’éviter les contrôles de police.

” Je roule, sans le savoir encore, vers l’horreur absolue. “

Il lui semble entendre un coup de feu. Par sécurité il s’arrête, descends de voiture et tend l’oreille. C’est là qu’une silhouette apparaît et tente de lui piquer sa voiture. Intervenant aussitôt, il éjecte l’intruse qui se heurte à une pierre et tombe raide…La soirée qui avait plus tôt bien commencé avec une femme dans les bras et entrain de virer au cauchemar avec un cadavre sur les bras. Et c’est dans le coffre de sa voiture qu’il tente de cacher la dépouille.

À vouloir éviter un simple amende, c’est maintenant la prison qui le guette.

” Une espèce de trip pour te foutre la trouille. ”

À se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment, il était évident que de mauvaises décisions allaient suivre. Quelle idée aussi de s’enfuir avec une passagère quasiment nue mais vraisemblablement morte…

Les interrogations s’enchaînent pour ce fêtard qui ne s’est même pas présenté. Notre inconnu n’a pas fini de nous étonner et son retour parmi les siens va lui réserver quelques surprises.

” On ne connaît jamais les gens qu’on aime. “

Pour une première rencontre avec la plume de David Coulon, je suis comblée. Je découvre un récit hors norme, au rythme soutenu en parfaite harmonie avec l’histoire qui me coupe le souffle. Un style particulier, brutal, nerveux, vif, pour une histoire toute aussi particulière à la fois sans limite et surprenante. Un suspens macabre, qui tourne à l’obsession pour cet anonyme qui se retrouve une fois de plus dans de beaux draps.

Encore un beau spécimen de roman policier mais pas que, qui rejoint les éditions Lajouanie. Derrière cette magnifique couverture se cache le cauchemar d’un homme incapable de prendre la bonne décision…

Amateur de thriller, ce livre est pour vous. Foncez !

David Coulon est psychologue et romancier.

Né dans le sud de France en 1974, David Coulon a commencé par écrire beaucoup de nouvelles, en publier en revue papier (L’ours Polar, Lignes Noires, etc…) et à la radio (RTBF). Puis, il est devenu psychologue, metteur en scène de théâtre (compagnies La Fille Du Guignol, et Kopasker), comédien. Sur son site, vous trouverez quelques uns de ses écrits, mais pas tous, fort heureusement pour votre santé mentale, et la sienne ! Vous trouverez également des infos/actus sur les pièces de théâtre en cours de création, ou en jeu. Il vit désormais en Normandie où il exerce toujours la profession de psychologue. A côté de cela, il dirige plusieurs ateliers théâtre et ateliers d’écriture.

Son premier roman, « Dernière fenêtre sur l’aurore », a été publié en juillet 2013, aux Editions Asgard. Intéressé par les individus en phase de rupture mentale dans un univers social qui les broie, ses écrits font le grand écart entre univers très noir, mais parfois aussi humour. Il en va de même pour les pièces mises en scène dans le cadre de la compagnie Kopasker.

En 2015, il a reçu le grand prix VSD du polar, pour son roman Le village des ténèbres, coup de cœur de Franck Thilliez

Je remercie les éditions Lajouanie pour m’avoir permis de découvrir ce roman d’une noirceur absolue.

“ Jesse le héros ”

Jesse le héros de Lawrence Millman aux éditions Sonatine

Traduit de l’anglais (État-Unis) par Claro

” Le révérend : Le professeur Munson va vous appeler un peu plus tard dans la soirée. Il aimerait que vous envisagiez de placer Jesse dans une sorte d’institution.

C’est ce qu’ils disent tous. Ôtez ce garçon de nos pattes, faites le enfermer chez les fous. Personne comprend… “

En 1968, Jesse vit à Hollinsford dans le New Hampshire, élevé par son père. Son comportement a toujours laissé à désirer, à la limite de l’anormal, d’ailleurs il essuie très souvent les railleries des autres à l’école ou dans la rue. Et avec l’adolescence et les poussées hormonales, ça ne va pas s’arranger.

 » Jesse dit qu’il voulait juste être un adulte. Il savait que ça allait pas tarder, mais il pouvait pas attendre. Il était quelqu’un d’impatient.

Un adulte, mon cul ! T’as quasiment brisé le cœur de papa ! Tu le sais, ça ? On devient pas un adulte en violant des gamines. C’est un truc de pervers. “

Et quand son frère, Jeff, qu’il idolâtre rentre enfin du Vietnam, rien ne se passe comme prévu. Pour échapper à cet enfermement, il prend la fuite, sans se douter un instant qu’il allait prendre part à une escalade meurtrière à la noirceur extrême.

” Je crois pas qu’il le fasse exprès…

Qu’il le fasse exprès ou pas, c’est toujours des embrouilles.

Le pauvre garçon… “

Jesse n’est pas un héros ordinaire, à défaut de partir au Vietnam il va mener son propre combat pour lutter contre des décisions qu’on tente de prendre pour lui. Et c’est avec une violence inouïe sans aucune empathie, qu’il va semer les cadavres sur son passage. On assiste à la véritable naissance d’un tueur en série, à un comportement pervers tout en se demandant si derrière cette attitude ne se cache pas une maladie mentale dont on parlait peu à l’époque.

Un roman noir magnifique, d’une intense violence, à la fois dérangeant, perturbant qui nous offre un héros effrayant, enragé, excessif mais dont on ne peut qu’essayer de comprendre en espérant qu’il ne finira en héros à titre posthume.

Une pépite de la littérature américaine extirpé de l’oubli par les éditions Sonatine pour mon plus grand plaisir.

Amoureux des romans noirs sans concession, ce livre est fait pour vous.

Lawrence Millman est né à Kansas City dans le Missouri. C’est un écrivain voyageur. Il est l’auteur de onze livres, et a reçu pour certains des prix prestigieux tel le Prix Northern Lights, un Thomas Lowell Award.

Dans le Groenland, une montagne porte son nom.

Je remercie les Éditions Sonatine pour ce roman noir extirpé de l’enfer et de l’oubli.

“ Féroce ”

Féroce de Danielle Thiéry aux éditions Flammarion

” Les adolescents et les jeunes adultes étaient les plus nombreux à disparaître chaque année, plus que les adultes et, naturellement, beaucoup plus que les jeunes enfants.

Il y en avait quelques dizaines de milliers, dans la base SALVAC, qui se cumulaient d’année en année. ”

Après une découverte d’ossements d’enfants dans l’enclos des lions du zoo de Vincennes, il est évident que cela soulève quelques questions. Alice de Clavery, la jeune criminologue est en alerte. Elle fait vite le lien avec une ancienne disparition d’enfant qui l’obsède depuis six ans. À l’époque c’était au Zoo de Thoiry que la petite Swan avait disparu.

Un prédateur rôde. Les enfants sont en danger.

 » Ce n’est pas ta faute, Magnus, si c’est à ce moment de leur vie qu’ils sont à point, si forts et si fragiles. Plus petits, ils ne cessent de couiner après leur mère. Plus grands, ils sont déjà coulés dans un moule unique, formatés, ingouvernables.  »

D’un autre côté, la brigade de l’Office est au taquet pour démanteler un réseau pédophile. Mais lorsque l’adjoint du commissaire Marion est retrouvé en mauvaise posture, les mains pleine de sang, le service se retrouve en plein chaos. Se rajoutent deux disparitions dont celle d’une enfant.

Pour la première fois, La commissaire Marion doute et le pire reste à venir…

 » Secoués une fois de plus dans la période la plus sombre de leur histoire, plus nombreux étaient les flics, jour après jour, attaque après attaque, à se demander s’ils ne feraient pas mieux de changer de métier. Pendant quelques jours la rue les plaignait, les congratulait. Puis une partie de la population trouvait normal qu’ils soient les premières cibles des furieux se réclamant d’un Dieu bien commode tandis que d’autres applaudissaient en clamant qu’un bon flic est un flic mort. ”

Je suis une grande fan de Danielle Thiéry depuis ses débuts d’écrivaine avec son premier polar Affaire classée qui avait fait une entrée remarquable.

Alliant son travail à sa plume, ses polars prennent une dimension authentique. Nous plongeons chaque fois au cœur d’une nouvelle enquête en suivant le parcours de la commissaire Edwige Marion.

Cette fois l’auteure se surpasse et nous offre une histoire féroce où les prédateurs sont hélas de plus en plus nombreux et survivent en s’adaptant cruellement au monde moderne et à ses nouvelles technologies. La police est mise à mal et devra s’unir davantage pour résoudre cette affaire et clore celle du passé.

Féroce recèle une grande maîtrise de l’intrigue à travers une plume fluide et bien rythmée qui nous fait rugir de plaisir.

Danielle Thiéry , première femme commissaire divisionnaire de l’histoire de la police française n’a rien à envier à ses collègues policiers écrivains, tout comme dans sa brigade à l’époque, elle règne et excelle dans l’univers du polar. Qu’elle dégaine le flingue ou la plume, la dame est dans la place pour notre plus grand plaisir.

Une figure incontournable du polar made in France.

Je remercie les Éditions Flammarion pour ce polar férocement addictif.

“ Les excursions de l’écureuil ”

Les excursions de l’écureuil de Gyróir Elíasson aux éditions La Peuplade

Traduction de l’islandais par Catherine Eyjófsson

Je n’ai pas encore commencé à bouger, mais je me redresse maintenant sur un coude et mordille la housse de mon édredon, engendrant un frottement agréable tandis que je parcours du regard ce monde à part, quadrangulaire, qu’on peut isoler d’un tour de clef et peintre de couleurs vives. On peut toujours changer les mondes. “

Sigmar est un petit garçon à l’imagination débordante. Pour pallier à sa solitude, il s’invente un monde irréel peuplé d’animaux. Il prends l’apparence d’un écureuil et s’immerge dans un de ses dessins pour partir à l’aventure.

” Je ne dessine pas davantage. Au lieu de quoi, je me déplace vers un grand espace vide et commence à écrire ce que je vois se dérouler sous mes yeux : l’ écureuil se met à bouger. Sans sortir de la page, mais en s’enfonçant dans le papier brun. Les arbres qui entourent la cabane frémissent. J’écris et suis déjà entré à moitié dans le dessin. Le climat y est chaud, le paysage est beau et je n’ai pas envie de faire marche arrière. (…) Je vais plus loin, je saute le pas, je suis devenu écureuil.“

Un nouveau monde s’offre à lui, ses rêves peuvent prendre vie. Peut-être va-t-il retrouver ce garçon mystérieusement disparu, ou tout simplement se faire des amis pour ne plus jouer seul ?

À travers cette fable, l’auteur islandais amène le lecteur à s’interroger sur le pouvoir de l’imaginaire face au tangible, derrière un univers fantasque où se cache une grande solitude.

Un roman publié il y a trente ans en Islande, qui m’a fait penser au Petit Prince de Saint Exupery, un autre petit aventurier. Des enfants, prêt à tout pour ne pas rester isolé quitte à s’inventer un autre monde peuplé d’amis imaginaires.

Un récit parfois confus, tout comme peut l’être une histoire où le narrateur est un gamin comme présentement, mais qui plaira à tous les naïfs capables de garder leur âme d’enfant.

Gyrõir Elíasson est l’un des écrivains les plus important de sa génération en Islande. On lui a attribué en 2011 le Prix de Littérature du Conseil Nordique. Il vit à Reykjavik.

Je remercie Camille et les éditions La Peuplade pour ce conte fantaisiste et leur souhaite la bienvenue dans l’univers livresque.