“ Les excursions de l’écureuil ”

Les excursions de l’écureuil de Gyróir Elíasson aux éditions La Peuplade

Traduction de l’islandais par Catherine Eyjófsson

Je n’ai pas encore commencé à bouger, mais je me redresse maintenant sur un coude et mordille la housse de mon édredon, engendrant un frottement agréable tandis que je parcours du regard ce monde à part, quadrangulaire, qu’on peut isoler d’un tour de clef et peintre de couleurs vives. On peut toujours changer les mondes. “

Sigmar est un petit garçon à l’imagination débordante. Pour pallier à sa solitude, il s’invente un monde irréel peuplé d’animaux. Il prends l’apparence d’un écureuil et s’immerge dans un de ses dessins pour partir à l’aventure.

” Je ne dessine pas davantage. Au lieu de quoi, je me déplace vers un grand espace vide et commence à écrire ce que je vois se dérouler sous mes yeux : l’ écureuil se met à bouger. Sans sortir de la page, mais en s’enfonçant dans le papier brun. Les arbres qui entourent la cabane frémissent. J’écris et suis déjà entré à moitié dans le dessin. Le climat y est chaud, le paysage est beau et je n’ai pas envie de faire marche arrière. (…) Je vais plus loin, je saute le pas, je suis devenu écureuil.“

Un nouveau monde s’offre à lui, ses rêves peuvent prendre vie. Peut-être va-t-il retrouver ce garçon mystérieusement disparu, ou tout simplement se faire des amis pour ne plus jouer seul ?

À travers cette fable, l’auteur islandais amène le lecteur à s’interroger sur le pouvoir de l’imaginaire face au tangible, derrière un univers fantasque où se cache une grande solitude.

Un roman publié il y a trente ans en Islande, qui m’a fait penser au Petit Prince de Saint Exupery, un autre petit aventurier. Des enfants, prêt à tout pour ne pas rester isolé quitte à s’inventer un autre monde peuplé d’amis imaginaires.

Un récit parfois confus, tout comme peut l’être une histoire où le narrateur est un gamin comme présentement, mais qui plaira à tous les naïfs capables de garder leur âme d’enfant.

Gyrõir Elíasson est l’un des écrivains les plus important de sa génération en Islande. On lui a attribué en 2011 le Prix de Littérature du Conseil Nordique. Il vit à Reykjavik.

Je remercie Camille et les éditions La Peuplade pour ce conte fantaisiste et leur souhaite la bienvenue dans l’univers livresque.

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