» Dieu ne tue personne en Haïti ”

Dieu ne tue personne en Haïti de Mischa Berlinski aux Éditions Albin Michel

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Renaud Morin

” Il existe un proverbe créole, « Pas gen mort Bon-Dieu nan Haïti », qui signifie littéralement : « Dieu ne tue personne en Haïti », et, métaphoriquement, que personne n’y meurt de mort naturelle. Quand la souffrance semble dénuée de cause évidente, ils en invente une, et la chose qui permet de passer de cause à l’effet est le surnaturel. Quand on raisonne de cette manière, chaque mort est un meurtre, chaque infortune un crime ; et le monde s’éclaire alors d’une sorte d’affreuse logique meurtrière.

C’est précisément le genre d’histoire que je vais vous raconter ici. “

Jérémie, une petite ville d’Haïti nommée « La cité des Poètes » en raison du nombre d’écrivains , de poètes et d’historiens qui y sont nés semble coupée du monde faute de routes praticables. C’est là, qu’atterrit Terry White, ancien shérif de Floride, après avoir accepté un poste aux Nations unies.

 » Terry W . avait été shérif adjoint du conté deWatsonville, dans le nord de la Floride, non loin de la frontière avec la Géorgie, et rien dans son apparence ne démentait le stéréotype du policier sudiste : un bon mètre quatre-vingt, les épaules larges, la taille et les jambes épaisses, et de fortes mains de boxeur. “

Il s’intègre plutôt bien à la vie locale et découvre l’univers politique. Il sympathise avec Joël Célestin, un jeune juge, qu’il convainc de se présenter aux élections et de prendre la place de Maxime Bayard, un homme aussi charismatique que corrompu. Mais le charme irrésistible de Nadia, la femme du juge risque de le perturber méchamment …

 » Même si vous regardez, même si ça se passe sous votre nez, parfois vous ne voyez l’histoire. Et après vous vous demandez pourquoi vous êtes toujours surpris du cours des évènements. “

Ce que j’en dis :

Pas facile de parler d’un roman si dense qui m’a beaucoup plus dans l’ensemble pour sa richesse culturelle et cette multitude d’histoire dans l’histoire.

L’auteur nous dépeint Haïti, fort de son expérience, sa beauté mais aussi sa pauvreté qui ne fait que s’accentuer face à l’absence de route, un enjeu économique énorme dont cette petite ville est privée. À travers cette comédie satirique où derrière chaque pan du tissu social et culturel flotte le fantôme du vaudou, se prépare une campagne électorale.

Une pointe d’humour et de tragique , un portrait féroce du pouvoir, une histoire d’amour, une pincée de vaudou et voilà une incroyable histoire offerte par un conteur hors pair.

Une bien belle découverte.

Né à New York, Mischa Berlinski a été journaliste avant de se consacrer à l’écriture. Son premier roman, Le Crime de Martiya Van der Leun ( Albin Michel, 2010), finaliste du National Book Award, a été traduit dans une dizaine de langues et récompensé par le prestigieux Whiting Award. Entre 2007 et 2011, il a vécu en Haïti avec son épouse, alors membre du personnel civil de la Mission des Nations unies en Haïti ( MINUSTHA), une expérience qui a nourri son deuxième roman, Dieu ne tue personne en Haïti.

Il vit aujourd’hui à New York avec sa famille.

je remercie les Éditions Albin Michel pour ce beau voyage livresque en Haïti

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