“ Mauvaises graines ”

Mauvaises graines de Lindsay Hunter aux Éditions Gallimard

Traduit de l’américain par Samuel Todd

” Baby Girl et son crâne à moitié rasé, ses cils blonds et son bras couvert de taches de rousseur appuyé sur le volant. Racaille à deux balles. Parfois, Perry donnait l’air de ne penser que du mal de Baby Girl, mais quand elle avait aperçu son reflet dans le rétro extérieur, elle s’était dit que le spectacle était tout aussi merdique. “

Baby Girl et Perry, deux jeunes filles un peu paumée, plutôt rebelles comblent leur mortel ennui par quelques petits larcins.

Deux sauvageonnes bien trop souvent livrées à elle-même qui n’ont pas grand-chose à faire, ni grand-chose à perdre.

 » Plus rien ne semblait compter. Mais le soleil finissait toujours par se lever.  »

Comme la majorité de la jeunesse actuelle, elle traîne également beaucoup sur les réseaux sociaux. C’est là qu’elle vont faire la connaissance de Jamey, qui au fil du temps va réussir à les convaincre de le rencontrer.

Mêmes elles sont consciente d’être en contact avec un gros mythomane, rien ne les arrête. Les mauvaises graines sont sur le point d’éclore… Dieu seul sait de ce qu’ elles seront capables de faire.

 » D’accord, dit Perry, une fois Baby Girl calmée. Allons filer une leçon à ce connard. “

Ce que j’en dis :

À travers ce roman noir, l’auteur nous brosse les portraits d’âmes à la dérive issues de la classe sociale dites déclassée. Chacun est habité d’une profonde solitude et comble ce vide de différentes façons. Pour les adolescentes, c’est la rebelle attitude qui les définit le mieux, deux jeunes pousses attirées par la mauvaise herbe qui envahit leur quotidien. Des vies cabossées, et des familles dépassées qui baissent les bras et préfèrent pour certaines se réfugier dans l’alcool, sans oublier le danger des rencontres virtuelles, nouveau fléau d’internet.

Un premier roman noir contemporain très réussi porté par une plume imprégnée de réalisme qui m’a emportée avec un certain plaisir auprès de ces mauvaises graines qui pourraient devenir avec un peu d’attention et d’amour de belles plantes si on leur laisse le temps de grandir.

Une auteure qui devrait nous réserver de belles surprises à l’avenir.

Une belle découverte pour ma part.

Pour info : Originaire de Floride, Lindsay Hunter vit désormais à Chicago.

Mauvaises graines est son premier roman.

Je remercie les Éditions Gallimard pour cette histoire auprès de ces rebelles très touchantes.

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2 réflexions sur ““ Mauvaises graines ”

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