“ Le bon lieutenant ”

Le bon lieutenant de Whitney Terrell aux Éditions Gallmeister

Traduit de l’américain par Anatole Pons

” Elle essaya de garder une voix calme pendant tout ce temps, s’efforçant de ne pas poser directement de question sur Pulowski. Elle était censée diriger tous ces gars, pas seulement lui. Mais elle ne put s’empêcher de sentir une vague de soulagement quand, après quelques grésillements au micro, la voix de Pulwski arriva sur les ondes.

– On est là avec Crawford. On était dans la ruelle, et puis le chef d’équipe (il parlait de Beale) a dit qu’on se faisait canarder et on a été, euh, séparés.

Il y eut un murmure étouffé, une main recouvrant le micro.

– Tu disque la dernière fois que tu as vu Beale, c’était dans la ruelle.

– Oui, lieutenant.

Comment trois hommes avaient-ils pu être séparés dans une putain de ruelle ? “

Emma Fowlers, lieutenant en mission dans la périphérie de Bagdad, s’efforce d’être droite et compétente auprès de sa section.

Chaque jour elle doit motiver sa troupe, faire les bons choix côtés tactiques et garder un œil sur ses hommes.

Alors quand l’un d’eux disparaît, elle se met en devoir de le récupérer coûte que coûte mort ou vif.

Très vite, elle s’aperçoit que toute cette affaire est le fruit de magouilles et d’erreurs au sein de sa section.

Un attentat, tuant deux soldats, aurait pu être évité, mais face à des informateurs suspects et des renseignements douteux, difficile de faire confiance.

” La guerre est une saloperie » , certes, mais que faire si l’ennemi se trouve dans votre camp ? À quel moment aurait-on pu éviter cet enchaînement tragique ?

Ce que j’en dis :

Fan de séries américaines ayant pour thème de prédilection le milieu militaire telles que ” Band of Brother : l’enfer du Pacifique “, ” Seal Team “, ” Shooter “, je ne pouvais que me réjouir de découvrir cette nouvelle plume américaine.

À travers une construction surprenante, qui pourrait en dérouter certains, l’auteur déclenche un compte à rebours comme pour le départ d’une bombe et remonte le fil du temps pour comprendre ce qui a déclenché cette tragédie mettant en péril la vie des soldats.

En analysant la logique parfois absurde de certaines décisions militaires, l’auteur tente de démontrer comment certains comportements nuisent au bon déroulement des opérations, mais également à comprendre ce qui amène certains soldats à suivre la voie militaire.

De l’action, du suspens, des mensonges, des trahisons font de ce roman de guerre, un récit explosif, original qui ne laisse pas indifférent sans pour autant oublier tous ces soldats qui se mettent en danger pour défendre courageusement leur pays.

Pour info :

Whitney Terrell est né à Kansas City, dans le Missouri.

Il a travaillé comme fact-checker pour The New York Observer avant de devenir journaliste et de suivre l’armée américaine lors de la seconde guerre d’Irak, qu’il a couverte en 2006 et 2010 pour The Washington Post, Slate et la radio publique américaine.

Il enseigne aujourd’hui la littérature.

Je remercie les Éditions Gallmeister pour cette aventure périlleuse dans l’enfer de la guerre.

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5 réflexions sur ““ Le bon lieutenant ”

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