“ Luca ”

Luca de Franck Thilliez aux Éditions Fleuve Noir

Une fois n’est pas coutume comme on dit, je vous mets le résumé de la quatrième de couverture.

Synopsis :

Partout, il y a la terreur.
Celle d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel sordide, ventre loué à prix d’or pour couple en mal d’enfant, et qui s’évapore comme elle était arrivée.
Partout, il y a la terreur.
Celle d’un corps mutilé qui gît au fond d’une fosse creusée dans la forêt.
Partout, il y a la terreur.
Celle d’un homme qui connaît le jour et l’heure de sa mort.
 
Et puis il y a une lettre, comme un manifeste, et qui annonce le pire.
S’engage alors, pour l’équipe du commandant Sharko, une sinistre course contre la montre.
C’était écrit : l’enfer ne fait que commencer.

Ce que j’en dis :

Il fut un temps j’étais accro aux livres de Franck Thilliez, mais apparemment ce temps est révolu.

En lisant ce thriller, j’ai eu l’impression d’être sur des montagnes russes, tantôt captivée, à fond dans l’histoire, effrayée par les menaces qui circulent sur le net et ailleurs, pour ensuite complètement décroché, un peu lasse de tout cet enchaînement de violence en tout genre comme si il fallait absolument que tout y soit de peur de manquer quelque chose. On se retrouve avec une histoire qui part dans tous les sens, les dangers des réseaux sociaux, une mère porteuse, un kidnapping d’enfant, les dérives de la génétique, les caprices de la météo, des flics traumatisés, perturbés, des événements qui sont survolés et pas assez développés à mon sens. Du coup cette lecture en dents de scie va m’éloigner encore un peu plus du monde des thrillers et de Franck Thilliez.

Je peux comprendre que certains apprécient, fort heureusement nous ne sommes pas des robots, issus du même moule et chacun est encore libre de penser et d’apprécier ou pas ses lectures. Hélas cette fois même si l’auteur aborde des sujets d’actualités assez terrifiants, je n’ai pas été emballée plus que ça.

À votre tour ou pas de vous plonger dans Luca, peut-être serez-vous plus amène de l’apprécier plus que moi.

Pour info :

Franck Thilliez est l’auteur de plus d’une dizaine de romans, parmi lesquels Atomka, Le Syndrome E et, plus récemment, Pandemia. Lauréat du prix Étoiles du Parisien-Aujourd’hui en France pour le meilleur polar 2014 avec Angor, il confirme sa place de pilier du thriller français et continue d’alterner one-shots et enquêtes menées par son couple phare Lucie Henebelle/Franck Sharko.
Adapté au cinéma pour La Chambre des morts (prix SNCF du polar français), Franck Thilliez est aussi scénariste.
En 2016, le Palais de Tokyo lui commande une nouvelle, publiée chez Fleuve Éditions, dans le cadre de l’exposition « Double Je ».
Ses livres sont traduits dans le monde entier.

Je remercie les éditions Fleuve Noir pour cette lecture tortueuse.

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 » Tonton et ses chinoiseries « 

Tonton et ses chinoiseries de Samuel Sutra aux éditions Flamant Noir 



« – De ce que je sais, il est question d’enlèvement, de torture, de meurtre et de retorture derriere, histoire d’être carrés dans le déroulement. Mais Il t’en dira plus tout à l’heure. » 

La bande de canailles est convoquée au complet chez Tonton, le grand patron. Une nouvelle affaire de truande serait au menu du jour. 



 » Tonton un escroc de première connu de tous les fichiers de police. « 

Né dans une famille d’escroc son destin était déjà tout tracé. Il a de sacrés références le Taulier et il sait s’entourer pour mener à bien ses plans. Sa fine équipe, une fois réunie déchire un max. Une bande fidèle et prête à tout pour Tonton un brin mégalo. 

 » Je suis un truand snob. J’ai plusieurs Van Gogh, mais je ne les regarde jamais » 

Cette fois ils se préparent à réaliser le  » Coup du siècle  » , un coup qui pourrait bien les faire entrer dans la légende. À condition de ne pas se faire pincer par la flicaille. 



 » Un coup qui réussit, on en profite quelques mois. Alors qu’un coup qui foire comme il faut, en cabane, on peut en profiter pendant vingt ans ! « 

Alors attention, faudra assurer et pas se faire serrer. Mais on peut compter sur «  Le pire du milieu « 


À travers cette nouvelle édition du premier Tonton de Samuel Sutra, j’ai retrouvé avec plaisir cette bande de truands pour une troisième aventure pour ma part. Aussi réussi que les suivants même si je l’ai trouvé plus soft, normal c’était les débuts. Et les suivants confirment le talent indéniable de l’auteur pour nous embarquer à chaque fois dans un suspens hors du commun, bourré d’humour avec une gouaille pleine d’esprit, de subtilité qui font de ses romans des moments de lecture savoureux avec les zygomatiques au maximum.

Une ambiance très visuelle, cinématographique qui n’est pas sans rappeler Audiard et Lautner. 

Un aperçu par Ici pour découvrir d’autres exploits de Tonton et sa bande. 

Une chose est certaine, tant qu’ils ne seront pas à l’ombre, derrière les verrous, je continuerai à suivre ces gangsters légendaires. Alors souhaitons longue vie à ces bandits de grand chemin et à leur créateur. Et je ne serais pas contre une Nana dans l’équipe, même si Gérard trouve à redire : 

 » Monter un coup avec une femme, c’est courir le risque de devoir débattre sur la couleur des flingues. « 

Grand plaisir de lecture garantie.


Samuel Sutra se distingue par sa façon de maîtriser avec autant de talent la légèreté et le loufoque que le style le plus noir et profond. 

Un œil sur la Voie Lactée et les mains sur sa feuille blanche, Il écrivit son premier Tonton avec pour seul désir de laisser une trace de lui à ses enfants. Quelques années plus tard, sa modeste ambition révèle un immense talent. Son écriture à la fois jubilatoire et sensible, ses répliques brillantes, produisent un univers et des textes uniques.

Tonton, un personnage haut en couleur, grâce auquel l’auteur s’est fait connaître au travers de cette série, est un bandit comme on n’en fait plus : gouailleur, malin, viril…

Sa plume  » noire « , dévoilée dans deux de ses ouvrages, montre qu’il sait parfaitement sortir de l’écriture burlesque et produire également avec génie des textes très différents. 

Il est aujourd’hui l’auteur de 9 romans. 


Je remercie Nathalie des Éditions Flamant Noir pour cette truculente lecture.


Ad Unum

Ad Unum de Didier Fossey aux Éditions Flamant Noir 

L’hiver est là, ça gèle et toi t’as envie d’une bonne toile en restant bien au chaud sous ta couette, alors t’as du bol j’ai ce qu’il te faut. Un bon polar en plein cœur de Paris.


« Depuis les bureaux de la criminelle, en passant par les mythiques escaliers en bois rendus célèbres par Maigret, on accède directement au palais de justice. »

Tel un film policier, on voyage de service en service, en passant du tribunal au commissariat du 36 Quai des Orfèvres, avec une fine  équipe.


Un scénario impeccable avec un avantage pour toi, tu peux mettre à chaque personnage la tronche qui te plaît et te faire un casting de rêve.

Ta toile livresque est en place et tu vas ignorer la touche pause, tu t’arrêteras comme moi au mot FIN, parce que ça le fait trop.

Un bon polar made in France qui mériterait une belle adaptation cinématographique, ça nous ferait du bien, ça nous ferait oublier  certains nanars.

-Oui mais ça parle de quoi là, ton polar que t’essayes de me coller devant les yeux? Tu vas me dire ?

-Ok, mais pas trop…

Dans un décor Parisien, à l’époque où ça flingue à tout va, bizarrement on retrouve des pendus. Le commandant Boris se retrouve sur l’enquête et va devoir démêler les nœuds de cette histoire. Des pendus dans Paris, ça fait désordre, la guillotine n’est plus active depuis longtemps mais des têtes risquent encore de tomber.

Avec machiavélisme l’auteur t’a capturé entre ses lignes, les images défilent avec un réalisme surprenant, et sous tension tu resteras jusqu’au final.

Paris et son 36 Quai des Orfèvres n’auront bientôt plus de secret pour toi, et tout comme moi tu espèreras retrouver cette équipe de flics pour une autre affaire à Paname. Un autre épisode en compagnie de Boris le Guenn.

Un bon Polar à la française ça ne se refuse pas, ça se déguste. Et si tu mets ton imagination en mode cinéma, t’auras même les images en prime.


Didier Fossey est né à Paris, et si Gamin il n’a pas brillé à l’école, il aura rassasié de nombreux touristes sur le paquebot »France » avant d’ouvrir sa première « gargote ».Changement de Cap en 1983, il rejoint la « Flicaille » pour trente ans. Désormais il se consacre à l’écriture, et après avoir sustenté des palais fins et arpenté le Palais de Justice pour de nombreuses affaires ,il nous régale de ses histoires et son gôut des mots n’aura de cesse de nous surprendre. Nouveau menu qui a déjà rencontré un beau succès avec « Burn-Out » Prix Polar 2015 du Lion’s Club.

Il est aujourd’hui auteur de quatre romans .


Ad Unum écrit il y a cinq ans, retravaillé et réédité,  et rajouté au menu dégustation.

Et même si Monsieur est ophiophobe, rien ne peut l’empêcher de glisser vers le succès qu’il mérite.

Un grand merci à Nathalie, éditrice chez Flamant Noir et à Didier pour cette bonne toile livresque Parisienne.