» La nuit n’est jamais complète « 

La nuit n’est jamais complète de Niko Tackian aux Éditions Pocket


 

 » Une lueur de conscience au fond de lui savait qu’il n’était pas ici pour rien. Il allait découvrir la vérité et cette fois, elle ne lui échapperait pas.  » 

 


La route à perte de vue au milieu d’un désert de rocaille. Sur cette route Jimmy et Arielle, un père et sa fille, à bord d’une vieille Ford. Quand surgit un barrage de police …

 

Arrêt obligatoire pour au moins une nuit. Au réveil tout dérape…

 

 » Jimmy visualisa le gouffre qui balafrait la surface du désert. Florencio avait peut-être raison. Peut-être que cet horrible endroit était une faille qui tentait de les engloutir dans des abîmes de noirceur. Peut-être que les entrailles de la Terre cachaient quelque-chose qui voulait désespérément sortir pour se répandre à tout le désert puis après… »

 

 Avec d’autres personnes ils se retrouvent coincés dans le désert n’ayant d’autres choix que de trouver un refuge pour tenter de comprendre ce qui leur était tombé dessus.

Point d’hôtel à l’horizon mais une mine de charbon se présentera à eux, un endroit étrange, entouré de quelques maisons de tôle froissée. Le voyage s’arrête là, mais point le récit qui va nous révéler une bien sombre histoire…

 

 

« Depuis le début de ce qu’il appelait intérieurement  » son cauchemar « , chaque instant résonnait fortement en lui. Les événements qu’il vivait lui faisaient l’effet d’un souvenir d’un passé que son esprit aurait volontairement occulté. » 

 


Que nous cache cet endroit qui ressemble à l’enfer ? C’est ce que je vous invite à découvrir avec l’excélent Thriller de Nicko Tackian.

 

Je le connaissais scénariste de la série Alex Hugo ( 9 épisodes) que j’avais suivi et vraiment apprécié.


Et là je découvre à travers « La nuit n’est jamais complète » sa plume d’écrivain et je l’ai également beaucoup aimé. Ce voyage en enfer m’a fait penser à une de mes dernières lectures  » Bienvenue à Cotton Warwick » de Michaël Mention. Du noir angoissant, crasseux qui vous crispe et vous assèche la gorge en  vous plongeant dans les abysses de l’enfer. À chacun leur histoire, mais une atmosphère semblable et terrifiante.

En résumé que sa plume soit pour un scénario ou pour un manuscrit, l’aboutissement de chacun nous réserve de bien belles surprises et nous garantit de passer un excellent moment. Un auteur que je vais continuer à lire et à voir. Une bien belle découverte.

 

Niko Tackian est né à Paris, il est scénariste, réalisateur et romancier. Après des études de droit et d’histoire de l’art, il a été journaliste et rédacteur en chef de différents magazines de presse. Il est aussi auteur de bandes dessinées et  également scénariste pour la télévision. Il signe plusieurs épisodes de séries télévisées et de nombreux téléfilms.

Il écrit et réalise son premier film Azad en 2008 pour la collection Identités de France 2. Ce téléfilm raconte l’histoire d’un jeune homme travaillant dans le milieu de la bande dessinée qui prépare un roman graphique (Azad) retraçant l’histoire de son grand-père et du génocide arménien. Cette histoire lui a été inspiré par le manuscrit laissé par son véritable grand-père Krékor Kandarian, décrivant son voyage vers la France pour fuir le génocide arménien de 1915.

En 2015 il sort son premier roman Quelque part avant l’enfer chez les éditions Scrinéo et partage ses activités entre l’écriture de romans et de scénarios.

Suivra La nuit n’est jamais complète en 2016 chez le même éditeur. Son dernier ouvrage, Toxique chez Calmann-Lévy en 2017 a déjà conquit tous les grands amateurs de Thriller, j’ai hâte de le découvrir.

Je remercie les éditions Pocket pour cette belle découverte assez angoissante.

 

 

 

 

 

 » Retour à la nuit « 

 

Retour à la nuit d’Éric Maneval aux éditions Écorce et 10/18


 » Le journaliste fait dresser un portrait-robot qui s’affiche à l’écran. À cet instant précis, une douleur électrique me traverse le corps et parcourt ma peau le long de mes cicatrices. Je me mets à trembler,  à transpirer et avoir froid.  » 


Le choc est brutal pour Antoine. Vingt ans après ce portrait-robot réveille en lui de vieilles blessures. Il avait huit ans quand il l’a vu la première fois. Il avait tout oublié jusqu’à maintenant, seules de vilaines cicatrices lui rappelaient qu’il avait croisé le mal un jour.

 » C’était beaucoup plus compliqué avec les adultes, car eux veulent toujours établir des corrélations psychologiques. Ils ne pouvaient s’empêcher de penser que si ma peau était ainsi morcelée, il devait en être de même pour mon esprit.  » 


Antoine est veilleur de nuit dans un centre pour ado. Sa propre histoire l’aide à canaliser certains jeunes quand ils partent en vrille.

 » Je me rappelle avoir eu une violente crise de nerfs. Cette représentation est précise. Je n’ai pu intégrer ce que j’ai vu. Une vague de violence m’a submergé. C’était intolérable. Il m’arrive encore aujourd’hui de ressentir les prémices de cette furie. C’est peut-être pour ça que, finalement je suis un être calme et que je fais bien mon boulot. Je sens l’orage arriver bien avant que le tonnerre et les éclairs ne se déclarent. « 


Apparemment ‘Le découpeur’ a resurgit du passé, le danger rôde. Le passé remonte à la surface et met en péril la nouvelle vie qu’Antoine s’est construit.

À travers ce roman noir Éric Maneval nous plonge dans l’angoisse. Un court récit mais d’une densité incroyable dù à la puissance de l’écriture, à la force des mots qui dégagent d’intenses émotions.

Un récit poignant, bouleversant où tous les personnages laissent échapper de l’empathie, en particulier Antoine. 

L’auteur réveille les cauchemars de l’enfance avec sobriété et élégance.

Une Plume et une histoire qui m’ont conquise, avec pour seul bémol, une fin un peu brutale. Je l’aurais aimé un brin plus étoffée.

Un très beau roman idéal pour tous les amoureux du roman Noir au style atypique.

Eric Maneval vit et travaille à Marseille. Passionné de littérature noire et policière, libraire et guitariste, il lit et écrit la nuit. Retour à la nuit, qu’il qualifie de roman d’angoisse, est son deuxième livre, après Eaux (éditions de l’Agly, 2000). Il est aussi auteur de nombreux textes courts. Retour à la nuit a reçu le prix du polar lycéen d’Aubusson en 2011. Il est suivi par Inflammation publié à la Manufacture de Livres dans la collection  » Territori ».


 

 » 41 Vautours – 48H avant Noël « 

41 Vautours – 48H avant Noël de Céline Tanguy aux Éditions Les Indés

 

 » Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose  » 

 

48H avant Noël un homme est retrouvé, criblé de balles dans le Bronx. Cet homme est un agent du FBI. Juste avant les fêtes c’est pas génial pour les enquêteurs, leurs congés risquent de passer à la trappe. Il va quand même bien falloir découvrir qui veut la peau de Neil Mulhand. Amber Wilson sa compagne, lieutenant de police ne va rien lâcher même si pour cela, elle va devoir se frotter au FBI et à la CIA. Mais est-ce bien raisonnable ?

 

 » Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre.

    Conneries ! « 

La vérité est ailleurs comme disait Socrate et Chris Carter. Et pour la découvrir il vous suffit de lire cette enquête débridée.

Tu vois l’ambulance sur la couv’, tu tournes les premières pages et direct tu te retrouves embarqué pour une virée en enfer toute sirène hurlante dans une course contre la montre, contre la mort. Pas de pause café/donuts, pas de temps perdu, tu files et les pages défilent, tu reprendras ton souffle à la dernière page. Te voilà prévenu.

 

Un rythme d’enfer, une plume endiablée, un scénario accrocheur digne des bonnes séries américaines, des personnages bien campés, tout est là pour satisfaire les amateurs de bon polar atypique avec une fin qui laisse présager une suite. Et c’est tant mieux, ça veut dire qu’on va la retrouver la plume de Céline Tanguy.

Une plume « Fast and Furious » (Rapide et furieuse), une bien belle découverte.

 

Céline Tanguy est née en 1974. Elle a toujours écrit, pour essayer de retranscrire les émotions qui lui échappent en temps réel et que la distance de l’écriture permet finalement de s’approprier.  Elle écrit en marchant sur son tapis de course, grâce à une tablette adaptée et à son ordinateur portable installé à la bonne hauteur. C’est probablement ce qui donne à ses romans un tel rythme et une telle énergie. Ça, et un sens de l’intrigue incroyable. Sans oublier le talent qui fait d’elle l’un des maîtres du genre. Elle aime les USA d’où le lieu de ses intrigues. C’est à la fois personnel et un peu stratégique: l’immensité du territoire, ses spécificités politiques et culturelles sont un terrain d’exploitation qu’elle trouve passionnant.

La suite de 48H est déjà écrite ( Mais que fait l’éditeur ? ) Le cinquième est en cours.

Un conseil, foncez lire ce premier et croisez les doigts avec moi pour que la suite vienne assez vite.

Je remercie Agnès pour ce cadeau et cette belle découverte.

 

 

 

 

 

 » Canari « 

Canari de Duane Swierczynski aux Éditions Rivages

 

 » Voilà pourquoi il aime cette ville. Philly, où on peut toujours compter sur quelqu’un pour commettre l’erreur la plus colossale. » 

 


Sarie Holland a beau être une étudiante sérieuse, qui ne fume pas, boit peu et ne se drogue pas, elle va commettre une erreur qui va tout bousculer dans sa vie. Rendre service partait pourtant d’une bonne intention, mais c’était sans compter sur le fait de se retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment…

 » – Est-ce que tu as la moindre idée de ce que Chuckie va me faire si je ne rapporte pas un tas de pognon pour le matos ? 

– Est-ce que tu sais combien d’années de putain de prison je risque ? À cause de ton plan ? Cinq ! Au minimum ! Soit je te balance, soit je me tire. « 

 


Elle se retrouve harcelée par Wildey, un flic obsédé par la lutte conte le trafic de drogue, et n’a pas d’autre choix que de jouer la balance.

‘ Un loup solitaire, sans femme, sans enfants, pas vraiment de vie en dehors du boulot. »


Mais n’oublions pas que Sarie Holland est futée, elle va jouer le jeu à sa manière. À canari, canari et demi…

 


Duane Swierczynski prends son temps pour installer une intrigue assez tortueuse, tout en finesse, à travers une trame originale et une verve non dépourvue de charme. Sarie donne un souffle inattendu à l’histoire, via son personnage, elle est attachante et touchante à travers les échanges qu’elle conserve avec sa mère, trop tôt disparue. Une jeune fille mature et prète à tout pour protéger la famille qui lui reste.

Malgré quelques longueurs, je me suis  laisser porter par l’histoire et j’ai apprécié l’envol du Canari qui laisse à penser à un retour prochain pour d’autres aventures… À suivre.

 

Belle couv’, histoire originale et distrayante, une belle découverte.

 

 
Duane Swierczynski débute comme journaliste, il devient rédacteur en chef pour les magazines pour hommes Men’s Health, Details et le journal Philadelphia City Paper.  Il commence par écrire des livres de vulgarisation sur l’informatique, des guides de conseils sur la bière et des ouvrages documentaires sur les criminels, en collaboration avec différents écrivains à chaque ouvrage.
Il publie en 2005 son premier roman policier, Secret Dead Men et poursuit son travail dans ce domaine. Il signe quatre autres romans avant de mettre en scène le personnage récurrent de Charlie Hardie. ( The blonde. À toute allure. Date limite. Mort à tous les étages.)


En 2009, il collabore avec Anthony E. Zuiker à l’écriture de la série semi-interactive Level 26.
En parallèle à sa carrière d’auteur, il est scénariste pour Marvel Comics et travaille sur plusieurs scénarios (Punisher, X-Men, Batman, Iron Fist, Birds of Prey).


 

Je remercie Thierry des Éditions Rivages pour cette belle découverte.

 

 

 

 

 » Une affaire d’hommes « 

Une affaire d’hommes de Todd Robinson aux Éditions Gallmeister

 » Bordel de chiotte, je sens déjà l’odeur de notre réputation qui se barre en couille. » 

On ne change pas une équipe qui gagne, alors on prend les mêmes et on recommence, il en va de la réputation de notre duo préféré de Boston, je vous parle de Boo et de Junior. Un duo de détectives mémorable et unique, qui frôle toujours la frontière de la légalité. Vous vous rappelez n’est-ce pas, vous aviez lu Cassandra ( Ma chronique ici) et découvert leurs caractères bien trempés, toujours dans l’action avec un humour explosif.

Toujours videurs du bar,  » Le Cellar » et toujours détectives privés.



 » Ça me troublait un peu, de voir à quel point j’avais l’habitude de dire aux flics, uniquement la part de vérité qu’ils voulaient entendre. Puisque mon boulot consistait entre autres à éviter à la boîte tout risque de procès et de poursuites, je devais trouver un équilibre délicat, vu que tout le reste de mes activités exposait la boîte à des procédures judiciaires.  » 

Mais cette fois l’enjeu est beaucoup plus personnel. Et notre duo va se retrouver malmené une fois de plus. Ça va encore saigner.



 » Cette semaine, tous les vieux fantômes organisaient une surprise-partie dans ma vie. Un fantôme à la fois, bordel.  » 

 » Beaucoup de gens avaient passé une bonne partie de l’année dernière à essayer de me tuer. Putain, j’en avais marre.  » 

Cette fois l’élite se mèle aux truands, mais Boo et Junior n’ont pas dit leurs derniers mots. Une affaire toute aussi musclée que nos deux tatoués aux grands cœurs.

Un nouvel opus tout aussi réussit que le premier avec davantage de sensibilité dans l’écriture. Toujours blindé d’humour tapageur, corrosif, et des bagarres sans doublure, ça cogne et ça fait un mal de chien. Autant  d’impacts physiques qu’émotionnels à encaisser. Le voile se lève un peu plus sur leurs passés d’orphelins qui lient à jamais Boo,   Junior et leurs potes. De vrais mousquetaires de Boston, toujours un pour tous et tous pour un.

C’est simple, tu vas t’éclater et attendre la suite comme moi avec impatience. Ça ne peut pas être autrement. C’est chez Gallmeister, faut pas oublier. Un label de qualité.


Todd Robinson a créé une revue spécialisée dans la littérature noire et policière qui a remporté de nombreux prix aux États-Unis. Il a été paysagiste, garde du corps, barman, videur- principalement au Roxy à New-York et au fameux Rathskellerà Boston. Il vit aujourd’hui dans le Queens et travaille toujours dans un bar de Manhattan, le Shade (lui ai demandé, pour y passer à ma prochaine escapade New-Yorkaise) où il organise régulièrement des rencontres littéraires. 


Avec un peu de chance j’y croiserai Benjamin Whitmer et je le remercierai d’avoir donner un coup de pousse à Todd, ce qui nous a permis de le découvrir.

Todd Robinson
Il travaille également sur un projet de thriller, petite info glanée lors de  ma rencontre avec Todd  au Hall du Livre. Un très bon moment, une belle personne fort sympathique. Un Bodyguard de rêve.

Todd Robinson et Dealerdelignes

Je remercie Marie et les éditions Gallmeister pour cette lecture explosive. 
 

 

 

 

 

 

 

 

 » La ferme des Miller « 

La ferme des Miller d’Anna Quindlen aux Éditions Belfond collection Le Cercle 


 » Lorsqu’on possède une ferme, on a le sens du temps, de la valeur d’un jour ou d’une année. Dans une ferme, un calme bien particulier règne au petit matin et en fait un moment de la journée différent des autres, tandis qu’un reliquat de ciel noir pâlissant sur les bords indique la fin de la nuit. Excepté la lueur d’une éventuelle lune, la seule lumière provient alors du plafond de la grange, telle une petite lune personnelle. On peut facilement s’y sentir satisfait de la vie – ou perdu. « 


Mary Margaret Miller dite Mimi vit  en Pennsylvanie à Miller’s Valley. À 11 ans, elle est déjà trés mature et pose un regard clairvoyant sur la vie.

À travers son regard, nous allons découvrir l’histoire des Miller, sa famille.

Mimi mène une enfance protégée dans la ferme familiale. Entourée de son père, cultivateur, sa mère infirmière, ses deux frères, Eddie le taiseux et Tommy le caîd séducteur et de sa tante qui vit recluse dans la maison d’à coté.
 » Ma mère disait parfois qu’ils avaient été proches quand ils étaient petits, mais c’était difficile à croire. À les voir, on aurait jamais dit qu’ils étaient frères, l’un avait l’air d’un flic et l’autre d’un criminel.  » 


Mimi est une jeune fille, bien comme il faut, qui n’hésitera pas à consentir à de gros sacrifices pour veiller sur les siens. Car malgré la quiétude apparente , tout est sur le point de changer. La vallée risque d’être engloutie sous les eaux …

 » Ainsi va le monde : des gens décident qu’ils veulent telle ou telle chose puis tentent de vous faire croire que vous le désirez autant qu’eux.  » 


Les années passent et les chagrins chassent le bonheur.

 » Quelques kilomètres et quelques heures pouvaient faire toute la différence entre un quotidien ordinaire et une journée désastreuse. « 

Mais Mimi reste, fidèle à sa vallée.

 » La vie est pleine de Mystères. « 


Anna Quindlen nous offre un magnifique roman, une saga familiale passionnante et bouleversante. Un roman plein de surprises, avec des personnages pleins d’humanité. Mimi est particulièrement attachante, toute jeune elle est déjà très responsable et déborde d’amour pour ses proches. Malgré l’adversité, des liens forts et profonds unissent cette famille.

Mère Thérèsa a dit : – L’amour commence quand nous nous consacrons à ceux qui sont à nos cotés, les membres de notre propre famille .

Une citation qui sied à merveille à ce roman, en particulier  à Mimi.

Un roman puissant, un récit poignant, des personnages vibrants, une histoire qui nous transporte dans l’Amérique rurale et nous laisse de merveilleux souvenirs dans le cœur. Une superbe découverte qui va rejoindre ma bibliothèque dans mon panthéon des plumes américaines, auprès de Retour à Cayro de Dorothy Allison, ma toute première lecture chez Belfond il y a plus de vingt ans.


Une plume magnifique que j’ai hâte de retrouver.

Anna Quindlen
Anna Quindlen est née à Philadelphie. C’est une célèbre journaliste américaine, récompensée par le prix Pulitzer en 1992 pour ses chroniques dans le New York Times. Elle est également l’auteur de huit romans, dont  Contre cœur ( 1996) adapté au cinéma en 1999 par Carl Franklin sous le titre Contre Jour, avec Meryl Streep, Renée Zellweger et William Hurt. Noir comme l’amour (1999),Tous sans exception (2012)  L’enfant sourira peut-être (2004) et Nature morte aux miettes de pain (2016). La Ferme des Miller est son quatrième ouvrage à paraître chez Belfond. Elle vit actuellement à New-York.

 

Je remercie Anaîs et les Éditions Belfond pour ce sublime moment de lecture.

 

 

 » La femme secrète « 

La femme secrète d’ Anna Ekberg aux Éditions Le Cherche Midi

 » Le silence est total dans le commissariat. Chacun dresse l’oreille. Quelque part, le téléphone sonne, mais personne ne décroche, personne ne voudrait rater ce moment. C’est ici et maintenant que l’histoire s’écrit. Les gens reparleront de cet événement pendant des années. Ce soir quand les agents de police regagneront leur foyer, ils s’assiéront à la table du dîner et rapporteront les événements de la journée à leur petite famille. Les enfants écouteront, muets, les yeux écarquillés, l’histoire de la chute de la puissante famille Söderberg…

– Je suis coupable… je l’ai tué… « 


Le ton est donné, mais avant de connaître le secret de la famille Söderberg, nous allons faire la connaissance de Louise Andersen restauratrice sur une petite île de Bornholm, au Danemark, et de Johachim un écrivain avec qui elle partage sa vie. Ils vivent une belle histoire d’amour en parfaite harmonie jusqu’au jour où un homme débarque et remet tout en question.

 » Rien n’est vraiment comme on l’imagine, la vérité est tout autre, il ne faut pas croire ce que les gens racontent, Il ne faut jamais faire confiance au narrateur.  » 

Louise n’est apparement pas la femme qu’elle-même croyait être. En même temps ses souvenirs ont disparu, quelques années se sont enfuies de sa mémoire, mais le nouveau costume qu’on tente de lui faire porter ne lui sied pas du tout.


 » C’est tellement étrange…Les souvenirs qu’elle a, il ne faut pas qu’elle en parle. Quant à ceux qu’elle n’a pas, ils en parlent à longueur de temps. « 

De son coté, Johachim s’interroge, il est prêt à tout pour découvrir la vérité.

« Non… En vérité, il n’en sait rien. Il sait juste qu’il faut mettre un point final à tout cela. Il est écrivain, et les histoires il les mène jusqu’au dénouement. Il veut mettre un terme à sa douleur.  » 

Ne dit-on pas que  » Toute fortune est bâtie sur un crime. » , alors que cache la fortune de cette famille. Que cache cette amnésie? Johachim va-t’il le découvrir? Qui se cache derrière « La femme secrète » ? Leur amour va-t’il survivre ? Ou cette histoire aussi folle soit-elle servira juste à étayer son prochain roman ?

Page après page, de multiples rebondissements créent une intrigue magistrale. Le suspens est grandiose, la tension intense et d’un réalisme surprenant.

« Un puzzle fabriqué par un fou. »

Que ce soit Louise ou Helene, l’auteur nous offre un magnifique portrait de femme à la dérive en quête de vérité. Une femme courageuse, prête à tout pour se souvenir et mettre à jour les secrets qu’elle découvre, si longtemps cachés.

Un premier roman qui tient toutes ses promesses, que ce soit pour tout le suspens dont Il  regorge à tomber, le rythme de rebondissements incessants, les personnages attachants, une histoire incroyable, captivante jusqu’au final. Un roman absolument génial, une construction du récit envoûtante, un style brillant, qui pourrait très bien être inspiré d’une histoire vraie tellement le récit est crédible.

 


Je ne vous en dirai pas plus, j’espère sincèrement que vous lui accorderez toute l’attention qu’il mérite. Une lecture addictive que vous ne pourrez pas quitter avant la fameuse derniére page. Comme moi vous serez comblés par ce nouveau talent et espérerez le retrouver très vite.

La femme secrète à s’offrir pour les prochaines vacances, un livre à la hauteur de toutes les espérances, un moment de lecture absolument génial.

Belle couv’, titre attirant, et au final : épatant. Ce livre a tout pour plaire.

Anna Ekberg, elle aussi  » Une femme secrète », la preuve ci-dessous :
Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir à mon tour qu » Anna Ekberg est le pseudonyme sous lequel écrivent Anders Rønnow Klarlund et Jacob Weinreich. Ils ont à eux deux créé un thriller d’amour unique et fantastique. Un livre qui mélange admirablement les émotions brutes dans un suspens psychologique. Une nouvelle combinaison détonnante.

Anders Rønnow est né en 1971 à Copenhague au Danemark. Il a précédemment travaillé comme cinéaste et scénariste. En 2009 il fait ses débuts de romancier.

Jacob Weinreich est né en 1972 à Hasle au Danemark. Il vit à Copenhague, avec sa femme et ses trois enfants. Il a écrit plus de 25 livres pour enfants et adolescents , des scénarios de films, des drames pour la radio des podcasts et des romans.
Ils ont déjà écrit ensemble sous le pseudonyme A.J.Kasinski, « Le dernier homme bon » et « Le sommeil et la mort » tous deux aus Éditions Lattès, également disponible en format poche.

Je remercie Catherine et les Editions Le Cherche Midi pour cette lecture fantastique.
 

 

 » MORT point final « 

Mort point final de Frank Klarczyk aux Éditions Lucien Souny 


 » Trouver une réponse à un enseignement en perdition, à une jeunesse de plus en plus rebelle et à un malaise grandissant du professorat. Toujours est-il que le projet semblait prendre un bon départ. Pourtant après quelques semaines, deux sujets se sont mis à déraper. » 

À l’époque où la fessée est devenue interdite, où une claque d’un professeur envers un élève  l’enverrait direct au purgatoire, où la réforme de l’orthographe fait des ravages, une ère où même les devoirs à la maison seront bientôt proscrits, il se prépare dans l’ombre de nouveaux essais pour tenter de redresser la barre de l’éducation nationale. Mais chut c’est top secret.

Jusqu’au jour où un professeur de français pète les plombs, et là ça craint…


 » Notre vie entière est constituée d’événements impromptus avec lesquels il nous faut composer sans que, pour autant l’on puisse se permettre de laisser tomber tout le reste. Sinon où irait le monde ? Je vous le demande. « 

À force de tirer sur la corde le burn-out n’est plus très loin, mais avant Jean-Pierre Bernard  va régler quelques comptes avec cette bande de fumistes qui maltraitent la langue de Molière.


Et là vous serez content de ne pas participer à la dictée digne de celle de Pivot, mais si vous êtes parents d’enfants encore scolarisés, vous avez du souci à vous faire…

 » La majeure partie des lycéens se mirent à écrire, d’autres firent mine de rédiger, se demandant encore si tout cela était réel. Peut-être que ce canular allait soudainement prendre fin et que Cindy et Bertrand allaient se relever en riant de la blague qu’ils venaient de faire à leurs camarades . » 


Frank Klarczyk nous offre un super thriller enragé d’une terrible noirceur. Dés le départ une terrible tension s’installe et ne quittera plus le récit.  Une violence obscène, saisissante qui nous plonge dans l’angoisse. Une histoire sidérante, inquiétante avec un suspens hallucinant et un rythme oppressant, qui ne nous libérera qu’au final et encore…


Effrayant de réalisme, ce thriller m’a captivé. Je me suis retrouvée piégée dans cette classe, la peur au ventre, avec une colère en moi contre ceux qui ont trop hésité à défoncer la porte. Un reflet frappant de notre société actuelle ou en passe de le devenir.

Absolument terrifiant.


Frank Klarczyk se destinait à être professeur mais il s’est trompé de porte. Il est entré dans la police , voilà vingt-cinq ans. Il est un  » policier de la rue « , comme il aime le dire, c’est-à-dire qu’il exerce au sein de la police-secours. d’abord affecté en région parisienne, puis dans le Nord, il est  aujourd’hui en poste dans le Sud-Ouest, et plus précisément à Brive-la-Gaillarde. L’écriture est devenue son exutoire, même s’il a commencé à écrire bien avant d’entrer dans la police. Son tout premier texte était un scénario pour… une comédie policière ! Si ses histoires s’inspirent de son expérience et collent à la réalité, elles flirtent avec la fiction, le fantastique. Frank Klarczyk aime écrire sur le fil du rasoir, sachant qu’à tout moment cela peut basculer, saigner ou, pour le moins, surprendre. Ses deux premiers polars « Sanglante vérité » et «  Les crocs de la Corrèze » sont précédemment parus aux éditions Geste.


Un auteur à découvrir, une plume noire pleine de surprises.

Je remercie les Éditions Lucien Souny pour cette lecture sombre, absolument terrifiante. 

 

 

 » Ecume « 

Ecume de Patrick K . Dewdney chez La Manufacture De Livres collection Territori

 » Le bateau file maintenant face au vent. La bruine a cessé. Au-delà du sillon scintillant que la gueuse trace sur son passage, l’aube dévore ce qu’il reste des côtes, un lambeau sombre, inondé de lumière. Lorsque la mer se cabre, il arrive au fils d’y plonger les yeux par mégarde. Sa rétine abrite déjà des essaims de taches noires, et pourtant, il juge l’obscure grouillante préférable à la contemplation de la timonerie. De ce qui frémit en dessous, en attendant son heure. « 



La Manche acceuille chaque jour le Pére et le Fils, marins pêcheurs. Une tension extrême possède ces deux êtres du même sang. Le Père, l’ancien, accroché au vieux monde. Le Fils, plus jeune et déjà désabusé du futur qu’il perçoit. Deux regards durs et cruels sur la mer qui les entoure.

 » Quel pouvoir terrible que le pouvoir du couteau, pense soudain le fils. C’est une chose dont il n’a jamais voulu. Une chose abominable d’absurdité qui prend racine dans la folie du père, mais aussi dans le gâchis terrifiant de l’espèce, à laquelle il a songé tantôt. À laquelle il songe à chaque instant, en vérité, alors que, par contrainte et lacheté, ses mains s’emploient -en compagnie de tant d’autres- à la mise à mort d’un monde. La démence et le dépouillement avide des mers. Cela s’amalgame en lui. Les rugissements du père et les marées noires. Les filets flottants. Le plastique. »


La Mer, berceau de la vie, trop dépouillée, trop polluée, trop maltraitée par ceux-là même qui devraient la protéger donne des signes de fatigue et se rebelle à sa façon. Pénurie des espèces, tempête déchainée.

 » Il n’y a pas de paix ici, seulement l’illusion de la paix. Et encore. Il faudrait ne pas avoir saisi la force de ce qui dort pour ne pas le craindre à chaque instant.  » 


Pour survivre, les pêcheurs deviennent passeurs. Un nouveau fléau dont la mer est témoin. Le fils suit le père, il n’a pas son mot à dire. Il doit respecter l’ancien même s’il ne l’approuve pas. Une certaine compassion le gagne pour ces migrants.

 » Leurs horizons sont différents mais la trajectoire de l’âme est identique. Il s’agit de laisser derrière soi la misère familière et le parfum de la poudre. Il s’agit de ne pas avoir fait autant pour rien, de ne pas finir dans la boue, en gibier à gendarme, sous les bâches de Calais. « 

Ecume, un roman noir engagé admirable, grâce à un auteur qui n’hésite pas à s’insurger par sa plume contre ces différents fléaux qui polluent le bien-être du monde.

Patrick K . Dweney nous offre un huis-clos à bord de la Gueuse d’une force aussi déchainée qu’un jour de tempête. Un écriture au scalpel, précise, tranchante, cruelle, écorchée, à fleur de peau. Un récit court mais aussi dense que l’immensité de la Manche, aussi intense qu’un ouragan. Page après page, la tension se renforce, on sent le drame approché, tel des nuages noirs prêts à exploser, en attente dans le ciel .

Un divin nectar de noirceur.

Une prose pleine de poésie que je n’ai pu m’empêcher de vous faire découvrir dans ces extraits.

 » Autour, le vent a forci, a libéré le ciel scintillant des nuages qui l’obstruaient tantôt. Le souffle s’évertue à polir désormais, à faire reluire la lune dans son bassin étoilé.  » 


Un récit magnifique, qui révèle le chaos humains, lève le voile sur la noirceur du monde. Les relations père/fils, les vies chaotiques, des hommes torturés autant vivants que survivants, la pollution, les migrants, la misère affective, la difficultés de vivre quand tous les éléments se déchainent, autant de thémes abordés par l’auteur qui donne une profondeur supplémentaire à son roman. Un récit sombre, vertigineux, captivant, envoûtant, d’une lucidité féroce sur cette mer moribonde.

 » L’ecume appelle le père, et rien ne pourra l’en détourner. L’ecume appelle le père, et c’est ainsi. Le sommeil attendra. « 

Une plume que j’avais découverte avec « Crocs » sont précédent roman édité également à la Manufacture de Livres. Un roman noir remarquable, un style sauvage, enragé, cruel, accrocheur,  » On ne creuse pas le passé sans y trouver des échardes et de la souffrance » ( Extrait de Crocs)


Une plume que j’ai eu plaisir à retrouver, un auteur brillant, que je ne peux que vous encourager à découvrir tellement c’est beau, tellement c’est fort, tellement j’ai adoré.

La mer comme vous ne l’avez jamais lu.

j’espère sincèrement que vous lui accorderez toute l’attention qu’il mérite.

Lisez Ecume, lisez Crocs, vous verrez c’est magnifique.

Patrick K. Dewdney

Patrick K. Dewdney est né en Angleterre en 1984, et réside en France depuis 21 ans. Après un cursus scolaire dans la filière des lettres, il publie son premier roman, Neva, en 2007. Après la sortie de cet ouvrage, il renonce à poursuivre son master pour se consacrer exclusivement à l’écriture. Perséphone Lunaire, son premier recueil de poésie, est publié en 2010. Il a publié Crocs à La Manufacture des Livres Collection Territori en 2015. Ecume est son  second roman noir qui rejoint la collection Territori. Une bien belle collection, de magifiques bijoux dans de merveilleux écrins. Patrick K. Dewdney habite actuellement dans la campagne limousine, où il expérimente l’auto-suffisance et la réflexion sociale en parallèle avec son écriture. Il travaille à une saga de fantasy au Diable Vauvert.


Je remercie Pierre pour ce voyage en mer absolument fabuleux, et je félicite l’auteur pour ce  nouveau roman noir, bouleversant.

 

 

 

 

 » Rédemption « 

Rédemption de Vanessa Ronan aux Éditions Rivages


 » – On aurait du te faire griller quand on en avait l’occasion. 

Jasper esquisse un sourire en coin. Il hoche la tête:

– Vous aussi vous allez me manquer, m’sieur le directeur. « 


 

Dix ans derrière les barreaux, dix ans que Jasper attends ce jour : sa libération.

À sa sortie de prison , au risque de se mettre à dos le révérend et toute la ville Elisabeth, sa sœur, lui ouvre la porte de « leur » maison. Jasper en possède la moitié aux yeux de la « Loi ». Elle y vit, seule, avec ses deux filles. Le retour de Jasper ne passe pas inaperçu et ses diverses provocations n’aident pas. Même s’il reste fidèle à lui-même, il est décidé à rester clean.


 » – C’est ça que je veux faire de ma vie, finit-il par dire. Elle veut lui répondre quelque-chose, mais elle ne trouve pas les mots. L’indécision se lit sur son visage.

– Quoi ?

– Je veux redevenir un être humain. Je veux me sentir normal. Ou presque.

– Ça n’existe pas les gens normaux par ici, Jasper.

Il ébauche un sourire qui n’attendrit pas son regard.

– Ça serait marrant si j’étais le premier.  » 

Malgré toutes ses bonnes intentions, les habitants de ce coin reculé du Texas ne vont pas lui faciliter la tâche, bien au contraire. Ils ont la rancune tenace et sont bien décidés à le renvoyer d’où il vient. Il est difficile d’oublier et impossible de pardonner. La haine engendre la haine.


 » – Je ne voulais pas vous attirer des ennuis à toi ou à Bobby ? dit Jasper d’une voix fébrile..

– C’est bien ça le problème Jasper, Répond-elle calmement. Tu ne cherches pas les ennuis, mais eux te trouvent toujours.  » 

Jasper est libre en apparence, mais  son âme est toujours prisonnière  du mal qui l’habite. Seule joanne, sa jeune nièce, l’innocence incarnée ne le juge pas et se rapproche de lui. Quand le mal rencontre l’innocence peut-il espérer être sauvé ? Le bien sera-t’il plus fort que le mal ?


Au fil des souvenirs de chacun, l’histoire se révéle et lève le voile sur les secrets enfouis. Une cruelle tempête s’abat une fois de plus sur cette famille. La quête de rédemption de Jasper devient un combat permanent. Sa  famille déjà brisée est à nouveau malmenée par les habitants hostiles.


Jasper est-il vraiment « le monstre » dont la presse le qualifie ? Va-t-on lui pardonner et le laisser vivre en paix ?

Vanessa Ronan nous offre un magnifique roman noir à l’écriture lyrique.

Une histoire familiale au cœur de l’Amérique profonde dans un coin du Texas. Elle y installe dés le départ une tension qui monte en puissance dans une atmosphère hypnotique. La haine est bien présente, elle accompagne les traitres et les lâches. Un zeste d’innocence et de douceur incarné par un petit ange. On y trouve également  les préjugés, les commérages, typique des petites villes américaines où le prêtre lui-même en bon donneur de leçon  prends son rôle de moraliste très à cœur. Et Jasper le personnage central, cynique, provocateur, rebelle, dur mais sur le point de s’attendrir après la douceur et l’attention que Joanne lui concéde. Avec tout le long du récit un suspens qui nous sera revelé suffisamment tard pour nous garder cette interrogation en tête: mais qu’a-t-il donc fait pour que tous soient aussi remontés contre lui ?


La rédemption, un sujet mainte fois traité dans les romans noirs mais pas de cette façon, pas avec cette plume, pas avec ce style. Un premier roman qui tient toutes ses promesses, et qui mérite qu’on s’y attarde. Un premier roman puissant, sombre, fascinant, qui nous laisse interrogatif sur la question du pardon.

Un roman qui m’a conquise, moi l’amoureuse de la littérature américaine. Je termine ce roman enchantée, bouleversée et admirative devant tant de qualités réunies pour un premier roman.

Vanessa Ronan à suivre absolument.

Vanessa Ronan

Américaine installée en Irlande par amour, Vanessa Ronan a exercé divers métiers – barmaid, danseuse, secrétaire – avant de se consacrer à l’écriture.

Rédemption (Rivages, 2017), son premier roman, s’est classé plusieurs semaines en tête des best-sellers en Irlande et dans toute la Grande-Bretagne, enthousiasmant également la critique.

Je remercie Nathalie et les Éditions rivages pour cette lecture lumineuse et captivante.