» le camp « 

Le camp de Christophe Nicolas aux Éditions Pocket 

 

 » Le corp est entièrement nu, à part un anneau métallique autour de son cou. le corps est celui d’un jeune adulte cachectique…

– il a des tiges qui s’enfoncent dans le cou, sur le coté … et une plus grosse qui semble fichée dans la colonne vertébrale.  » 


Un homme est retrouvé mort, dans un drôle d’état, pas loin d’un camp militaire. Il y a de quoi se poser des questions.

Six ans plus tard, du jour au lendemain tous les habitants du même village disparaissent. Marie devait y retrouver Cyril parti pour aider Flora à déménager. Elle se retrouve inconsolable suite à cette étrange  disparition.

 » Durant cet instant, Marie perdit tout contact avec la réalité. Plus rien de ce qui l’entourait n’avait de sens. Elle ne comprenait plus où elle était, ce qu’elle faisait là, à quelle comédie elle se prêtait. Elle avait perdu tous ses repères, tout avait disparu…

Ce qui se passait ici n’était pas normal. Non ce n’était pas convenable. Alors, Marie sut qu’elle devait agir, sans penser aux conséquences. Elle avait cru qu’elle n’avait rien à perdre ( ma vie ? la belle affaire) mais elle s’était trompée. Sauver le beau, sauver le bon, pour se sauver soi-même. Agir au nom de l’humanité et faire ce qui était juste.  » 


De son coté, Cyril vit une expérience insolite avec ceux que l’on appelle désormais  » Les disparus de la Draille » 

 » La sensation d’être mort à l’intérieur, mais un mort en colère.  » 

Cyril  tout comme Marie n’aura de cesse de retrouver son âme sœur.

Ils vont vivre séparément un véritable enfer. Quelques jours pour l’un , des mois pour l’autre.



 » Le monde avait changé ; les règles n’étaient plus les mêmes. »

L’armée semble être derrière tout ça. Le camp, sous ses airs de  base militaire, cacherait-il une base expérimentale ?


 » Parce que la guerre, ce n’est pas beau à voir. Il y aura des morts. Et les gens crèvent rarement en silence. « 


Quand du jour au lendemain tout s’écroule, le monde tel qu’on le connaît a disparu, même l’électricité s’est éteinte. La civilisation se retrouve en danger soumise aux nouvelles règles qu’on lui impose sous peine de mort si on ne s’y plie pas. Y’a de quoi flipper et se révolter. Digne d’un des plus grands épisodes d’X Files. Mulder aurait adoré, rappelez-vous : – la vérité est ailleurs…

 » La vérité est invisible… 

Le foisonnement des théories contradictoires est la meilleure chance de dissimuler la vérité. »  


Christophe Nicolas nous livre un récit sous haute tension malgré la coupure de courant qui perturbe les terriens.

Dans ce Thriller Noir post-apocalyptique nous allons découvrir un camp où se cache une horreur indicible.  Un véritable cauchemar qui sépare ceux qui s’aiment et réveille la lâcheté de certains. Absolument terrifiant.

Moi qui ne suis pas Fan de SF, sauf quelques exceptions comme la trilogie SILO d’Hugh Howey, je me suis régalée grâce au talent d’écriture de Christophe Nicolas. J’avoue que si je n’avais pas lu son dernier roman  » CHUTE  » ( ma chronique ici) je serais passée à côté de celui-ci.

Alors vous aussi, foncez et preparez- vous à vivre un moment où se mêlent l’angoisse et l’espoir avec brio. Une réussite totale.


Christophe Nicolas publie sa première nouvelle en 2001 dans le premier numéro de l’anthologie périodique Emblèmes, aux éditions de l’Oxymore. L’éditeur lui confie la direction du seizième numéro de la série, sous-titré Cinq Sens annoncé pour octobre 2005, puis décalé, et qui ne verra finalement pas le jour à la suite de la fermeture définitive de la maison d’édition.
Guitariste, il participe en 2006 à la création de Darwin Errata, un collectif « rock et humaniste » qui donnera des concerts en France et à Barcelone jusqu’en 2009.
Il est également auteur de romans : Un autre,  un thriller fantastique paru en 2010, et Projet Harmonie en 2012, au sujet duquel Ayerdhal écrit sur la quatrième de couverture : « Au fil de pages qui se tournent toutes seules, ce Projet Harmonie marie avec aisance le thriller et un thème d’anticipation que n’aurait pas renié Philip K. Dick ».

Projet Harmonie a été sélectionné pour le prix révélation adulte 2013 des Futuriales et pour le prix Imaginales des lycéens 2014.
Le camp paraît en 2016 aux éditions Fleuve.
Puis Chute en 2017.
Ses romans sont repris en poche chez Pocket.

Publicités

 » La nuit n’est jamais complète « 

La nuit n’est jamais complète de Niko Tackian aux Éditions Pocket


 

 » Une lueur de conscience au fond de lui savait qu’il n’était pas ici pour rien. Il allait découvrir la vérité et cette fois, elle ne lui échapperait pas.  » 

 


La route à perte de vue au milieu d’un désert de rocaille. Sur cette route Jimmy et Arielle, un père et sa fille, à bord d’une vieille Ford. Quand surgit un barrage de police …

 

Arrêt obligatoire pour au moins une nuit. Au réveil tout dérape…

 

 » Jimmy visualisa le gouffre qui balafrait la surface du désert. Florencio avait peut-être raison. Peut-être que cet horrible endroit était une faille qui tentait de les engloutir dans des abîmes de noirceur. Peut-être que les entrailles de la Terre cachaient quelque-chose qui voulait désespérément sortir pour se répandre à tout le désert puis après… »

 

 Avec d’autres personnes ils se retrouvent coincés dans le désert n’ayant d’autres choix que de trouver un refuge pour tenter de comprendre ce qui leur était tombé dessus.

Point d’hôtel à l’horizon mais une mine de charbon se présentera à eux, un endroit étrange, entouré de quelques maisons de tôle froissée. Le voyage s’arrête là, mais point le récit qui va nous révéler une bien sombre histoire…

 

 

« Depuis le début de ce qu’il appelait intérieurement  » son cauchemar « , chaque instant résonnait fortement en lui. Les événements qu’il vivait lui faisaient l’effet d’un souvenir d’un passé que son esprit aurait volontairement occulté. » 

 


Que nous cache cet endroit qui ressemble à l’enfer ? C’est ce que je vous invite à découvrir avec l’excélent Thriller de Nicko Tackian.

 

Je le connaissais scénariste de la série Alex Hugo ( 9 épisodes) que j’avais suivi et vraiment apprécié.


Et là je découvre à travers « La nuit n’est jamais complète » sa plume d’écrivain et je l’ai également beaucoup aimé. Ce voyage en enfer m’a fait penser à une de mes dernières lectures  » Bienvenue à Cotton Warwick » de Michaël Mention. Du noir angoissant, crasseux qui vous crispe et vous assèche la gorge en  vous plongeant dans les abysses de l’enfer. À chacun leur histoire, mais une atmosphère semblable et terrifiante.

En résumé que sa plume soit pour un scénario ou pour un manuscrit, l’aboutissement de chacun nous réserve de bien belles surprises et nous garantit de passer un excellent moment. Un auteur que je vais continuer à lire et à voir. Une bien belle découverte.

 

Niko Tackian est né à Paris, il est scénariste, réalisateur et romancier. Après des études de droit et d’histoire de l’art, il a été journaliste et rédacteur en chef de différents magazines de presse. Il est aussi auteur de bandes dessinées et  également scénariste pour la télévision. Il signe plusieurs épisodes de séries télévisées et de nombreux téléfilms.

Il écrit et réalise son premier film Azad en 2008 pour la collection Identités de France 2. Ce téléfilm raconte l’histoire d’un jeune homme travaillant dans le milieu de la bande dessinée qui prépare un roman graphique (Azad) retraçant l’histoire de son grand-père et du génocide arménien. Cette histoire lui a été inspiré par le manuscrit laissé par son véritable grand-père Krékor Kandarian, décrivant son voyage vers la France pour fuir le génocide arménien de 1915.

En 2015 il sort son premier roman Quelque part avant l’enfer chez les éditions Scrinéo et partage ses activités entre l’écriture de romans et de scénarios.

Suivra La nuit n’est jamais complète en 2016 chez le même éditeur. Son dernier ouvrage, Toxique chez Calmann-Lévy en 2017 a déjà conquit tous les grands amateurs de Thriller, j’ai hâte de le découvrir.

Je remercie les éditions Pocket pour cette belle découverte assez angoissante.

 

 

 

 

 

 » Serre-moi fort « 

Serre-moi fort de Claire Favan aux Éditions Pocket 


« Lana a laissé un vide immense, un trou noir qui aspire, peu à peu tout ce qui faisait de nous une famille. »

Deuxième Chronique de Minettes, entre Jazzy et Chris, langue de chat sans langue de bois.


Jazzy :- Tiens ça faisait longtemps que tu ne m’avais pas mise à contribution.

Chris: En même temps ça faisait un moment qu’on avait pas lu ensemble.

Jazzy : Je confirme, Alors cette dernière lecture ?

Chris : – Suis un peu mitigée..

Jazzy :- Tu te dis mitigée alors que tu l’as dévoré, tu m’expliques.

Chris : – Lecture en demi-teinte.

Jazzy : – Pas assez noire ?

Chris :- Non c’est pas ça, en fait au départ j’ai eu du mal d’acccrocher, c’est seulement la fin de la première partie qui m’a donné envie de poursuivre.

Jazzy : – Pourquoi ?

Chris: – Ça manquait de profondeur, un style basique et la transition entre les chapitres était ultra-rapide, pas assez développée. Même si la dernière phrase m’a ferré, je m’y attendais un peu faut être honnête. Je préfère quand il y a plus de suspens.

Jazzy: – Malgré tout t’as continué ?

Chris :- Oui et j’ai bien fait, la suite était bien sympa, même si pour l’origamiste j’en aurais souhaité davantage.

Jazzy :- Tu voulais faire une collection ?


Chris :- Non mais je pensais qu’avec cette belle couv’, j’en aurais découvert plus…

Jazzy :- T’es pas trés claire .

Chris : – Je ne veux pas spolier.

Jazzy : – Mais encore !

Chris : Sinon l’idée était bonne , y’a même certains passages, vaut mieux être le lecteur que la victime, ça fait froid dans le dos.


Jazzy :- Ça t’a plu donc dans l’ensemble ?

Chris :- Oui mais, ayant été hospitalisée dernièrement, même si c’était avec mon oreiller, là du coup y’a des trucs qui me gênent… mais bon c’est pas très grave, suis juste pointilleuse, ne dévoilons pas tout sur le mystère de l’oreiller.


Jazzy : – Tu vas pas te faire des copines sur ce coup à pas brosser dans le sens du poil .

Chris :- Peut-être , mais voilà j’assume, suis pas une poule mouillée.

Jazzy : – Allez  » serre-moi fort » c’était pas si mal tout de même ?

Chris :- Certains diraient  » pas de quoi fouetter un chat . » Mais là je ne serais pas d’accord, à patte de velours je me permets de dire que j’ai aimé, un peu, parfois beaucoup mais pas à la folie . La fin me laisse sur ma faim.

Jazzy :- T’es pas rassasié ?

Chris :- Pas assez, ça arrive parfois, même si le menu était attrayant, ça manquait un peu de piquant.

Jazzy :- T’y  regoûteras tout de même ?

Chris: – Oui d’ailleurs  » le tueur de l’ombre « m’attend. Il serait temps que je découvre la suite du  » tueur intime  » que j’avais beaucoup aimé. Et d’autres à déguster aussi, de nouvelles saveurs j’espère.


Jazzy :- Chat va alors, allez viens et « Serre- moi fort  » ça fera plaisir à Claire.

Chris : – ❤
Je remercie les éditions Pocket pour cette lecture sombre au milieu du mal.

« Blonde à forte poitrine »

Blonde à forte poitrine de Camille De Peretti aux Éditions Pocket


« Au fond la blonde à forte poitrine se foutait de la célébrité. Ceux qui sont convaincus qu’elle cherchait avant tout l’admiration du plus grand nombre, les fans, les paillettes et les crépitements des flash se trompent. Elle voulait être aimé, entourée et choyée. La célebrité procure parfois l’illusion de cela. » 

Anna Nicole Smith

Une jeune fille, blonde, jolie, candide, dotée de beaux atouts qui font déjà tourner la tête des hommes. Mais si naïve que trop tôt elle se retrouvera jeune maman et c’est le premier dérapage qui va la conduire vers une vie chaotique . Pour élever son enfant, elle sera prète à tout , oui prète à tout et à n’importe quoi. Vickie, la blonde, la fille pas toujours très futée, se laisse manipuler, transformer, et le fantasme de la gente masculine devient très vite une poupée gonflable et gonflante qui fera honte à son propre fils malgré tout l’amour qu’elle lui porte.

Anna Nicole Smith et son fils

Camille De Peretti s’est inspiré  de la vie d’Anna Nicole Smith, cette Texane décédée en 2007 qui avait défrayé la chronique en épousant un très très vieux Milliardaire. Elle nous livre un roman atypique qui est loin de mettre en valeur les femmes en particulier les BLONDES. C’est vraiment « Soit belle et tais-toi!  » Très fidèle à la réputation de nunuche qu’on leur donne. Parfois touchant mais surtout dérangeant, énervant, troublant. On assiste au naufrage de cette belle plante bien trop arrosée, trop vitaminée qui rêvait juste d’être aimée.

Triste et tragique, qui ne peut pas vous laisser indifférent, que vous l’aimiez ou pas.

Une lecture surprenante et percutante  de par son style d’écriture mais qui  me laisse l’impression d’avoir joué la voyeuse et ça c’est pas mon genre.

Camille De Peretti

Camille De Peretti est née à Paris. Elle est l’auteur de six romans dont « Thornytorinx »chez Belfond en 2005 qui avait reçu à l’époque le prix du premier roman de Chambéry.