» La chance du perdant « 

La chance du perdant de Christophe Guillaumot aux Éditions Liana Levi





 » Renato n’en fera qu’à sa tête. Il est comme ça, le Kanak. Il avance, franchit les embûches et règle les problèmes. Une bonne méthode pour obtenir des résultats, une mauvaise recette face à une hiérarchie tatillonne.  » 

À force d’agacer sa hiérarchie, Renato, simple flic a été muté à la brigade des courses et jeux, le plus beau placard du commissariat. 

 » La maison poulaga ne fait pas de cadeaux.  » 

Malgré sa taille de géant tout en muscle, il a le cœur sur la main. 

Loin de la Nouvelle-Calédonie qui lui manque énormément, il reste intègre face à la corruption qui circule aux alentours.

En s’intéressant à un tag sur une façade d’immeuble, il était loin de se douter qu’il était tombé sur le visage d’un homme désespéré qui venait de se suicider. Celui d’un joueur compulsif, interdit de casino qui a préféré en finir une fois pour toute. 

 » Le jeu semble être une drogue à part entière, tout comme le cannabis, la cocaïne ou même l’alcool. Il y a des moments de grâce, de dépression, des rechutes, certains s’en sortent au prix de grands efforts, d’autres s’enfoncent jusqu’à toucher le fond. À croire que l’être humain aime à se faire mal, comme si les aléas de la vie ne suffisaient pas. « 




Au sommet, on souhaite classer l’affaire, mais suite à l’apparition d’autres suicidés, tous retrouvés avec une même carte de jeu sur eux, Renato décide de poursuivre l’enquête aidé par Six, son coéquipier. 

 » Depuis qu’il a rencontré son coéquipier, qu’ils ont bossé ensemble en dehors de toutes règles hiérarchique, sa carrière est partie en vrille. Il a suffi d’une seule affaire, une enquête hors norme aux répercussions désastreuses. Dans ce genre de salade, lorsque les ennuis et les coups bas pleuvent, ils n’est pas nécessaire de se connaître depuis longtemps pour tisser des liens étroits.  » 

En unissant leurs forces et leurs déterminations, ils vont tout mettre en œuvre pour éclaircir cette affaire qui va les conduire dans les méandres des tripots clandestins. 

Restera-t-il un peu de temps au kanak pour s’occuper de sa grand-mère et découvrir pourquoi celle que l’on surnommait Diamant Noir, à une époque, a quitté son grand-père et l’île des Pins.

Pour Six rien ne va plus, mais rien à voir avec le jeu, même s’il s’agit d’une dame de cœur… 

Les dés sont jetés, ma lecture terminée et mon cœur de lectrice comblé. 

Christophe Guillaumot a gagné une nouvelle fan, et ce n’est pas dû à la chance du débutant car ce n’est pas son coup d’essai, mais à son talent d’écriture. Cette fois ce n’est pas son arme qu’il dégaine, il n’est pas en service recommandé au sein de la police des jeux mais au service des lecteurs et leur offre une histoire qui risque bien de les bluffer aussi sournoisement qu’une partie de poker. 

Voilà un flic qui écrit avec ses tripes et avec son cœur. Une histoire où résonne la réalité de son quotidien, je serais prête à le parier. 

Le reflet de notre société mise à mal par le pouvoir de l’argent qui pourrit l’âme humaine.  

En attendant, je ne peux que vous conseiller de miser quelques euros sur «  La chance du perdant  » et vous verrez vous y gagnerez un sacré bon moment de lecture et suis prête à parier là aussi que vous en redemanderez. 

Ah l’addiction quand elle nous tient ! 

Et puis que dire de ses personnages, à part que l’on a qu’une hâte celle de les retrouver. 

Une chance pour moi il m’en reste à découvrir de l’auteur. J’aurai plaisir à retrouver  » Le Kanak, ce colosse désarmant.  » 

Il rejoint le cercle :



Christophe Guillaumot


Christophe Guillaumot est né à Annecy. Il est capitaine de police au SRPJ de Toulouse, responsable de la section  »  courses et jeux « . En 2009, il obtient le prix du Quai des orfèvres pour Chasses à l’homme. Avec Abattez les grands arbres (2015)  et La chance du perdant, il impose une série mettant en scène le personnage de Renato Donatelli, dit le kanak, librement inspiré d’un collègue aujourd’hui décédé. Depuis 2010, Christophe Guillaumot est membre de l’organisation du festival Toulouse Polars du Sud.


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 » Pas de printemps pour Éli « 

Pas de printemps pour Éli de Sandrine Roy aux Éditions Lajouanie 

«  Depuis plusieurs jours qu’ils étaient inséparables, elle s’étaient montrée insatiable, aussi avide de lui qu’il l’était d’elle. » 

Il n’y a pas à dire, ces deux là ils s’aiment et ne font pas semblant. Rappelez-vous  ils s’étaient rencontrés l’hiver dernier. Le beau Lynwood, ex-GI avait sauvé la belle Éli. 

 » Le destin les avait réunis, il n’imaginait pas sa vie loin d’elle. « 

Depuis ils roucoulaient dans les Pyrénées jusqu’à cet appel téléphonique qui vint déranger leur quiétude. Le père de Lynwood est décédé. Un retour au Texas s’impose…

À leur arrivée, le couple d’amoureux fit sensation, impossible de passer inaperçu. 

 » Éli avait l’air d’une fée sortie tout droit d’un conte fantastique, alors que Lynwood était un guerrier froid aux attitudes parfois antipathiques et au tempérament caractériel. « 

L’occasion nous est donnée d’en connaître un peu plus sur Lynwood, sur son passé, sa famille, mais chut, certaines choses doivent rester secrètes. 

À peine arrivé, des truands, trafiquants de drogue s’en prennent à ses proches. Lynwood est sur le pied de guerre. Aidé par Éli, il va mettre tout en œuvre pour que tout rentre dans l’ordre. 

 » Elle était un véritable aimant qui attirait l’affection autant que lui attirait le danger. « 



Des Pyrénées au Texas, entre l’amour et le deuil se glisse un nouveau danger qui met en péril toute une famille qui venait juste de se retrouver. 

Mais pas question pour Lynwood et Éli de repartir avant d’avoir régler les problèmes, ils feront l’amour plus tard…on peut compter sur eux. 


Il est écrit sur la couverture roman policier mais pas que … ce qui définit à merveille une fois encore ce nouveau roman de Sandrine Roy  que j’avais découvert avec Lynwood Miller (Ma chronique ici).




Pas de printemps pour Éli nous offre une nouvelle enquête pleine d’amour, et même beaucoup d’amour, ça dégouline comme on dit par chez moi en Lorraine et c’est le seul reproche que je ferai. Car en dehors de  » l’amourrrrr « ce roman est une fois encore bien construit et l’histoire captivante. Le suspense est au rendez-vous au pays des cow-boys et le mystère se lève sur le passé de Lynwood, de quoi l’aimer un peu plus. Éli va devoir apprendre à partager avec toutes les amoureuses de Lynwood et je sais qu’elle sont nombreuses. 

En résumé, j’ai bien aimé voyager en leur compagnie, un bon moment de lecture où le rose l’emporte sur le noir, l’amour sur la haine. Bien plus qu’un roman policier, une histoire d’amour qui ne cesse de grandir même dans la tourmente. 

Ambiance musicale mais pas que : 

« Ils s’aiment comme avant. Avant les menaces et les grands tourments. Ils s’aiment tout hésitants. Découvrant l’amour et découvrant le temps …

Et cette fois pas question que j’oublie de saluer le travail de la graphiste qui déchire avec ses couvertures toujours réussies et sublimes. Mes félicitations à Caroline Lainé, qui met en valeur ce roman d’amour mais pas que …


Sandrine Roy est née à Bordeaux et vit à Montauban. Pas de printemps pour Éli est le deuxième épisode des aventures de Lynwood Miller. 

 Je remercie Jean-Charles Lajouanie pour cette lecture intrigante. 



 » Comme de longs échos « 

Comme de longs échos D’ Elena  Piacentini aux éditions Fleuve Noir 



 » Le regard de Vincent Dussart se rallume, sa voix se raffermit. Il paraît soudain plus grand.

 – Quentin est mon fils. On a assassiné ma femme et on m’a pris mon fils.  » 

Vincent Dussart ne s’attendait pas à ça en passant à l’improviste dans la maison de son épouse, qui lui avait dernièrement imposé un break.

Du coup la DIPJ de Lille est sur les dents. Une femme est morte et son enfant a disparu. Le mari fait un suspect idéal. Pas de temps à perdre pour le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal, une femme efficace, redoutable et inflexible.

Pour elle «  Le travail constitue la meilleure des thérapies et la pièce maîtresse de son armure. Affronter des adversaires de chair et de sang est une répétition du corps permanent engagés contre ses ennemis intérieurs. Les défaillances de Mathilde n’ont d’égale que son énergie à les vaincre. Elle n’est pas une femme à hisser le drapeau blanc, même dans la débacle. « 



Sénéchal trimbale sa part de félures qui font d’elle une flic brillante en cas d’urgence. Ses blessures la booste.

«  Ce que les gens  » normaux  » ne peuvent concevoir constitue l’essentiel de son quotidien. Les salauds sont plus créatifs que la moyenne.  » 

Dans une autre région, un flic à la retraite prends connaissance de cette affaire, ce fait divers vient réveiller de douloureux échos…

 » Les cliquetis des menottes ne lime pas le chagrin, ne couvre pas le zip de la housse mortuaire qui dit  » T’arrives trop tard.  » 


L’arrivée de cet homme des montagnes a tendance à perturber Mathilde. Elle a beau être flic, elle n’en n’est pas moins femme. Nouvelles perturbations dans l’air.

 » Les nuits étaient toutes miennes et j’étais à la nuit. Mes songes j’en étais convaincu, me disaient  » quelque chose  » J’y cueillais les clés d’or sans savoir dans qu’elles serrures les insérer ni qu’elles portes elles ouvriraient.  » 

N’oublions pas, elle a une enquête à résoudre et un enfant à retrouver, son équipe est prête. Elle s’attend à tout, même au pire scénario, et elle ne va pas être déçue.

Et vous non plus, si d’aventure il vous prenait la riche idée de lire Comme de longs échos

La plume d‘Elena Piacentini donne vie à une nouvelle enquête et met en scène une nouvelle héroïne : Mathilde Sénéchal.

À travers une écriture soignée, travaillée, tout en allant à l’essentiel, elle rends d’emblée cette nouvelle équipe attachante et l’enquête captivante. En s’inspirant d’un fait divers, Elena a réussi une fois de plus à conquérir mon cœur de lectrice et j’espère ne pas me tromper en attendant la suite et je garde l’espoir de retrouver Mathilde.

Un roman policier comme j’aime avoir entre les mains, une enquête bien ficelée, très visuelle qui rendrait à merveille à l’écran avec une foule de personnages charmants et un style d’écriture qui s’affirme et séduit.

Une auteure qui a sa place dans la cours des grands, alors messieurs les écrivains méfiez-vous Elena est dans la place. Et elle n’a pas fini de nous surprendre.

Vous l’aurez compris, j’ai apprécié retrouver mon auteure Corse préférée.

Vivement le prochain, heureusement pour moi, je n’en ai pas terminé avec Leoni, l’attente sera moins longue. Et vous c’est pour quand votre premier Elena Piacentini ? Faites gaffe, je mène l’enquête…



Elena Piacentini  est née en Corse à Bastia, comme le héros de ses premiers livres, Leoni, le commandant de police à la section homicide de la PJ de Lille, qu’elle a créé en 2008. . Elle y a passé son enfance et son adolescence, entre le maquis et les bras de sa grand-mère. L’un et l’autre lui ont appris le goût de la liberté, de la sincérité et de la pugnacité.

En 2012, sa carrière littéraire prends un nouveau tournant. Elle change de maison d’éditions. Elle affirme ses ambitions et confirme ses promesses. L’année suivante, elle reçoit le Prix Calibre 47 pour son roman «  Le cimetiére des chimères  » remis à l’occasion du Festival Polar Encontre à Bon encontre et le Prix Soleil Noir de Vaison La Romaine.

En juillet 2014, elle sort la sixième aventure de Leoni  » Des forêts et des âmes  » et  » Aux vents mauvais  » toujours aux Éditions Au-delà du raisonnable . puis    » Comme de longs échos  » aux Éditions Fleuve Noir.

 

Je remercie les Éditions Fleuve Noir pour cette lecture au label de qualité Corse.

 

 

 

 

 

 


 » Les ailes du rocher « 

Le rocher avec des ailes de Anne Hillerman aux Éditions Rivages




 » Depuis qu’il était policier, il avait passé plus de mois à patrouiller qu’il ne pouvait en garder le compte. Sa grand-mère n’avait pas eu tort quand elle l’avait mis en garde contre les chindis, ces esprits tourmentés et malfaisants qui surgissent après le crépuscule. La plupart des crimes dont Chee avait dû s’occuper s’étaient produits dans les heures sombres qui suivent minuit. Les ténèbres de l’extérieur semblent convoquer celles qui hantent les individus. « 





Jim Chee est un policier Navajo, tout comme sa compagne Bernie Manuelito. Ils s’apprêtent à prendre leurs premières vraies vacances et partir à Monument Valley. À peine arrivée, Bernie doit retourner d’urgence à Shiprock s’occuper de sa mère, tandis que Jim se joint à la police locale suite à une disparition inquiétante sur un plateau de tournage à Monument Valley.

« Il lui expliqua que cet établissement historique portait le nom du couple qui avait permis à Monument Valley de figurer sur la carte grâce à leur vision prémonitoire de ce que pouvaient rapporter les structures massives de grès rouge qui s’élèvent au-dessus du sol de la vallée et la main-d’œuvre potentielle que représentent les Navajos. Ils avaient incités John Ford à utiliser ces paysages dans des films devenus des classiques du cinéma comme La chevauchée fantastique, La Charge héroïque et La Prisonnière du désert. Ces structures rocheuses avaient fini par incarner le paysage auquel on associe le western.  » 




Ce site naturel des État-Unis situé à la frontiére entre l’ Arizona et l’Utah, fait parti d’une réserve des Navajos et du plateau du Colorado. Un endroit très prisé par les cinéastes mais aussi très protégé. Alors quand une équipe de film se permet certaines actions pour leur film de zombies, c’est plutôt mal perçu. On ne bafoue pas les croyances ancestrales des Navajos.
Jim Chee oubliera ses vacances et mènera son enquête de front tout en aidant son cousin qui tente de créer des excursions touristiques.



De son coté, Bernie persiste à penser que l’homme qu’elle avait arrêté avant ses congés, un soir sur une route désertique, cache un truc pas net. Tout en s’occupant de sa famille, elle reprend l’enquête avec l’aide du lieutenant Leaphorn en arrêt depuis ses blessures récoltées dans leur précédente affaire. Une aide inespérée qui va se révéler trés précieuse.
À travers ces deux enquêtes, nous découvrons également l’univers du cinéma qui donna naissance au western, mais aussi l’implantation touristique dans ces lieux mythiques, la pauvreté et l’alcoolisme qui touchent les Navajos, ainsi que les problèmes pour préserver l’environnement, qui touchent la terre entière actuellement. Une auteure qui s’implique à sa manière dans son récit. Tout comme son père dont elle a repris les personnages qu’il a créés , elle défend et protège la nature et les traditions Navajos.

Après avoir lu la plume de Tony Hillerman, j’ai pris grand plaisir à découvrir celle de sa fille, sans comparaison je les apprécie toutes les deux. Passionnée par tout ce qui touche aux indiens, j’ai adoré me retrouver à Monument Valley que j’ai eu la chance de voir lors de mon voyage en terre indienne en 2012, souvenirs inoubliables.

Écrire des enquêtes policières Navajos en y mélant le souvenir de leurs traditions, de leurs croyances est à mon sens une belle façon de leur rendre hommage.

La reléve est assurée, et les aventures de Jim et Bernie continuent pour ma plus grande joie. Alors si comme moi vous aimez les grands espaces américains, la culture indienne, n’hésitez pas à découvrir Anne Hillerman avec pour seul conseil de commencer par le premier La fille de la femme-araignée.

Depaysement garantie et culture enrichie, que demander de plus sinon le prochain roman ?

Anne Hillerman
Anne Hillerman est née en octobre 1949 aux États-unis à Lawton dans l’Oklahoma. Elle est la fille du grand romancier Tony Hillerman dont elle a reprit les personnages de ses fictions policières.

Craig Johnson, auteur de la série Walt Longmire en pense le plus grand bien :
 » Digne fille de son père qui lui a notamment appris comment raconter une bonne histoire. La Fille de la Femme-araignée est une heureuse reprise de l’héritage, qui saisit le souffle et la beauté du Sud-Ouest américain comme seule un(e) Hillerman peut le faire. »  
Alors n’hésitez plus, foncez à toute allure et vivez une belle aventure américaine chez les Navajos. 
 

 » Le dernier baiser « 

Le dernier baiser de James Crumley aux Éditions Gallmeister 



 » (…) détective de luxe, frétillant sur la piste d’un chien de bar alcoolique, bouffon au service de Madame. « 


Sughrue, détective privé dans le Montana est chargé par Madame de retrouver Monsieur l’écrivain avec un budget illimité. Une fois de plus Monsieur s’est fait la malle avec son cleb’s, donc pour retrouver le maître suivre la piste du chien Fireball. 

 » – Vous croyez qu’il fuyait quoi, le vieux ?

   – Il avait peut-être juste besoin d’un shoot de solitude dis-je, ou Bien une orgie de cavale. Je ne sais pas. « 


En attendant faut les retrouver sans trop picoler sur la route. Bar après bar ça va pas être simple. 


 » Il sirotait des bières en les faisant durer, espérant rincer le goût de la mort qu’il avait dans la bouche.  » 



Sa rencontre avec Fireball reste un moment absolument inoubliable autant pour Sughrue que pour moi même. Rencontrer un tel spécimen laisse des traces. 



« Fireball sortit de derrière le bar en trottinant, les bajoues flasques ourlées de sang. Il se hissa sur le repose-pieds, puis sur un tabouret, puis sur le comptoir, où Il traça lentement son chemin en renversant des bouteilles pour les prendre par le goulot dans sa gueule et les vider. Puis Il lapa tout le contenu de son cendrier, rota et redescendit à terre comme il était monté… »

Avouez que ça donne envie de continuer la lecture, et ne vous inquiétez pas, le meilleur reste à venir. 
L’aventure ne s’arrête pas là, même s’il a retrouvé Monsieur, lui aussi a peut-être bien du taf à lui proposer et sa compagnie n’est pas des plus déplaisante. On picole bien et on deconne aussi pas mal . Alors en avant pour la balade au quatre coins de l’Ouest américain sur la piste d’une nana disparue il y a 10 ans. 



« Maintenant j’essaie de garder deux verres d’avance sur le réel et trois de retard sur les ivrognes. » 



 Bienvenue dans ce roman emblématique divinement illustré par Thierry Murat. James Crumley nous présente pour la première fois un détective de haut vol, inimitable et rarement sobre. 

Aussi délicieux qu’une bière bien fraîche sauf que là tu peux en abuser sans modération, pas de gueule de bois au réveil. Le plaisir du lecteur est immense autant pour la qualité de la plume que pour l’histoire. Un bon polar, bien noir, poisseux, et un duo qui ne manque pas de sel accompagné d’un cabot très attachant. Ici il n’y a que l’humour qui est mordant, le reste corrosif, caustique et absolument bien dosé. 

C’est tellement bon qu’on en redemande. Alors n’hésitez pas, foncez. 

 Dernier Baiser savouré mais pas le dernier Crumley. Un autre m’attend et je m’en réjouis. 

James Crumley
James Crumley est né au Texas en 1939. Il sert deux ans dans l’armée, aux Philippines, puis continue ses études et sort diplômé de l’Université de l’Iowa. Au milieu des années 1960, il part vivre et enseigner dans le Montana, un État qu’il ne quittera plus. Il y côtoiera notamment Richard Hugo et James Lee Burke. Il décède en septembre 2008, à Missoula. 

Quelques mots sur la Maison d’Édition Gallmeister :

Gallmeister, ce sont 170 romans publiés, dont un traduit de l’anglais d’Angleterre, deux de l’anglais du Canada et zéro de tout autre idiome. Car le royaume de prédilection de la maison, c’est la terre d’Amérique. Celle des grandes plaines battues par le vent des Appalaches, des motels de l’Arkansas, des tripots du Dakota exhalant la Budweiser, de la Bible Belt peuplée de prédicateurs armés et d’idolâtres obèses. Celle de Steinbeck, de Fitzgerald, d’Hemingway, dont Olivier Gallmeister est un inconditionnel. 

Ce «maître de chant» (traduction de Gallmeister) a un sacré pif pour dénicher les excellents auteurs étrangers. Ceux qui marquent, ceux qui marchent. 

10 ans déjà pour mon plus grand plaisir. 

Le prochain…

Confidentiel défense 

Confidentiel défense de Matthew Quirk aux Éditions Le Cherche Midi 



«  Si vous voulez réaliser le casse du siècle, oubliez les banques. Allez directement à la source même de l’argent, la banque des banques, la Réserve fédérale. » 


La Réserve fédérale New-York


Mike est sur le point de se marier. Son futur beau-père est loin de s’en réjouir. Même si Mike a changé son costume d’escroc contre celui d’avocat, le brillant et richissime homme d’affaire ne lui souhaite pas la bienvenue. 

 » Si on rame assez fort et assez longtemps, on peut finir par s’acheter les oripeaux permettant de passer pour quelqu’un de bien, on peut même s’acheter les manières. » 

Voulant se réconcilier avec son frère Jack, il va se retrouver piéger par une organisation qui souhaite ses services pour mettre la main sur la « directive  »  qui permettra de dévaliser la Réserve fédérale, un des endroits le mieux gardé des Etats-Unis. 

 » Il fallait que je trouve un moyen de m’en sortir. Je ne me faisais guère d’illusion sur ce qui m’arriverait s’il apprenait que je tentais de le doubler. Mais peut-être y avait- il un moyen de m’approcher au plus près du feu sans me brûler. Peut-être pouvais-je m’en sortir sans y laisser de plumes. » 


La Réserve fédérale by nigth


L’horloge tourne et sa vie et celle de ses proches sont en danger. Ils doit impérativement réussir à satisfaire les commanditaires pour les sauver. Mais rien ne sera fait pour lui faciliter la tâche. Au cœur même du complot, ça sent les traitres à plein nez. 

 » Qu’est-ce qui vous fait bander à ce point là dans le fait de vous en prendre  à moi ? De foutre ma Vie en l’air ?

– Aucune idée très cher. Peut-être que vous avez sérieusement emmerder quelqu’un qu’il aurait mieux valu éviter. »

Il vont finir par avoir sa peau, à moins d’être plus malin et de réussir  ce coup de maître. Une chose est certaine :  » Ne jamais miser sur le jeu d’un autre. »  alors que la partie commence et que le meilleur gagne. 

Le but du jeu : piquer du fric 

Les règles : être malin pour ne pas se faire prendre 

Les risques : perdre sa liberté, au pire sa vie. 

On y gagne quoi ?  Le plaisir de réussir l’impossible et de garder sa dame de cœur.

Matthew Quirk  avec un talent hors du commun a réussi à me kidnapper quelques heures de mon temps libre  pour dévorer son dernier thriller. 

En même temps, piquer du fric à la réserve de New-York, ça m’intéresse. Je serais pas contre, histoire de renflouer mon compte, mais hélas c’était pas pour moi . En attendant j’adore l’idée, mais faut vraiment que je trouve l’escroc capable de m’aider. Comme l’on fait ces commanditaires mystérieux. Ils ne se sont pas adressés à un branque. Du coup ça fonctionne, on se prend au jeu et on espère que ça va le faire. Pas de temps mort, juste quelques balles à éviter au passage, et une tension permanente qui te fait oublier le temps qui passe. Je verrais bien Matthew McConaughey pour l’adaptation au cinéma en cas où un scénariste se pencherait dessus. Ça pourrait faire un super film, l’action ne manque pas et l’idée est bonne même si c’est un peu gros parfois, c’est américain donc logique. 

Je ne peux  que vous conseiller de vous plonger dans ce Thriller où comme moi vous aurez un coup de foudre pour Mike, le gentleman cambrioleur. 

Encore un auteur qui a volé mon cœur.

Matthew Quirk est journaliste spécialisé en criminologie.Il a étudié l’histoire et la littérature à Harvard.

Matthew Quirk
Après avoir obtenu ses diplômes, il a travaillé pendant cinq ans comme reporter spécialisé dans les affaires criminelles et le grand banditisme pour le journal The Atlantic. 
Il vit aujourd’hui à Washington. 


Les 500 est son premier roman, les droits cinématographiques ont été achetés par la 20th Century Fox. 

Je remercie Catherine et les Éditions Le Cherche Midi pour cet hold-up renversant. 

La pension de la via Saffi 

La pension de la via Saffi de Valerio Varesi aux Éditions Agullo


« …aujourd’hui, son métier le ramenait sur un lieu de sa jeunesse. Il savait qu’il ne fallait jamais revenir là où l’on avait été heureux. »


À quelques jours de Noël, le commissaire Soneri se retrouve sur l’enquête du meurtre de Ghitta Tagliavini qui a été assassiné dans son appartement situé dans la pension via Saffi. Elle en était la propriétaire. Soneri connaît cet endroit pour l’avoir fréquenté dans sa jeunesse, c’est là qu’il avait rencontré sa femme Ada qui a depuis tragiquement disparue. Les souvenirs refont surface et le perturbent quelque peu. 



« Pour Soneri, il ne s’agissait pas d’une affaire comme les autres, ce n’était pas seulement une enquête sur la mort de Ghitta. Plus il s’y enfonçait, plus il se rendait compte qu’il s’agissait, en définitive, d’une enquête sur lui-même. Et tout ce qui en ressortait jour après jour n’avait rien d’agréable. « 


La ville de Parme sous son épais brouillard n’a pas encore révélé tous ses secrets à Soneri, un commissaire solitaire, épicurien qui n’hésitera pas à mettre les pieds dans le plat, sans se soucier d’éclabousser les hauts dignitaires. 

«  L’expérience lui avait appris qu’il y a toujours quelque- chose de pourri qui émerge quand on gratte sous la surface. »
Pour mener à bien son enquête, il devra affronter ses souvenirs et lever le voile sur une bien étrange photographie qui va lui révéler des vérités sur la vie et la mort d’Ada. 

« Mais la nostalgie ne sert qu’à sublimer la peur que nous fait le temps qui passe. »


C’est avec un plaisir non dissimulé que je me suis plongée dans cette nouvelle enquête italienne auprès de Soneri. J’ai retrouvé l’atmosphère particulière de Parme que j’avais découverte dans le premier polar de Valerio Varesi  » le Fleuve des brumes«  ( ma chronique ICI ).

Une plume poétique reconnaissable et vraiment appréciable. Une excellente intrigue et un personnage plus profond. Une douce complicité s’installe entre le lecteur et Soneri. Ses souvenirs mis à jour nous rapprochent davantage jusqu’à le rendre touchant. 

Un auteur qui confirme son talent de part sa plume lyrique tout en finesse et la maîtrise de ses enquêtes  à travers un détective vraiment attachant et exceptionnel. 

Pour tous les amoureux des grands polars, à suivre absolument. 

J’ai hâte de retrouver Soneri, Parme et la divine écriture de Varesi pour une nouvelle enquête. 

Valerio Varesi

Valerio Varesi est née à Turin de parents parmesans. Diplômé en philosophie de l’université de Bologne, Il est aujourd’hui journaliste et auteur de onze romans récurrent, dont le Fleuve des brumes, nominé au prestigieux Gold Dagger Award en Angleterre et au Prix Stregga en Italie. 



Je remercie Sébastien des Éditions Agullo pour cette enquête Italienne BELLISSIMA.


 » Tonton et ses chinoiseries « 

Tonton et ses chinoiseries de Samuel Sutra aux éditions Flamant Noir 



« – De ce que je sais, il est question d’enlèvement, de torture, de meurtre et de retorture derriere, histoire d’être carrés dans le déroulement. Mais Il t’en dira plus tout à l’heure. » 

La bande de canailles est convoquée au complet chez Tonton, le grand patron. Une nouvelle affaire de truande serait au menu du jour. 



 » Tonton un escroc de première connu de tous les fichiers de police. « 

Né dans une famille d’escroc son destin était déjà tout tracé. Il a de sacrés références le Taulier et il sait s’entourer pour mener à bien ses plans. Sa fine équipe, une fois réunie déchire un max. Une bande fidèle et prête à tout pour Tonton un brin mégalo. 

 » Je suis un truand snob. J’ai plusieurs Van Gogh, mais je ne les regarde jamais » 

Cette fois ils se préparent à réaliser le  » Coup du siècle  » , un coup qui pourrait bien les faire entrer dans la légende. À condition de ne pas se faire pincer par la flicaille. 



 » Un coup qui réussit, on en profite quelques mois. Alors qu’un coup qui foire comme il faut, en cabane, on peut en profiter pendant vingt ans ! « 

Alors attention, faudra assurer et pas se faire serrer. Mais on peut compter sur «  Le pire du milieu « 


À travers cette nouvelle édition du premier Tonton de Samuel Sutra, j’ai retrouvé avec plaisir cette bande de truands pour une troisième aventure pour ma part. Aussi réussi que les suivants même si je l’ai trouvé plus soft, normal c’était les débuts. Et les suivants confirment le talent indéniable de l’auteur pour nous embarquer à chaque fois dans un suspens hors du commun, bourré d’humour avec une gouaille pleine d’esprit, de subtilité qui font de ses romans des moments de lecture savoureux avec les zygomatiques au maximum.

Une ambiance très visuelle, cinématographique qui n’est pas sans rappeler Audiard et Lautner. 

Un aperçu par Ici pour découvrir d’autres exploits de Tonton et sa bande. 

Une chose est certaine, tant qu’ils ne seront pas à l’ombre, derrière les verrous, je continuerai à suivre ces gangsters légendaires. Alors souhaitons longue vie à ces bandits de grand chemin et à leur créateur. Et je ne serais pas contre une Nana dans l’équipe, même si Gérard trouve à redire : 

 » Monter un coup avec une femme, c’est courir le risque de devoir débattre sur la couleur des flingues. « 

Grand plaisir de lecture garantie.


Samuel Sutra se distingue par sa façon de maîtriser avec autant de talent la légèreté et le loufoque que le style le plus noir et profond. 

Un œil sur la Voie Lactée et les mains sur sa feuille blanche, Il écrivit son premier Tonton avec pour seul désir de laisser une trace de lui à ses enfants. Quelques années plus tard, sa modeste ambition révèle un immense talent. Son écriture à la fois jubilatoire et sensible, ses répliques brillantes, produisent un univers et des textes uniques.

Tonton, un personnage haut en couleur, grâce auquel l’auteur s’est fait connaître au travers de cette série, est un bandit comme on n’en fait plus : gouailleur, malin, viril…

Sa plume  » noire « , dévoilée dans deux de ses ouvrages, montre qu’il sait parfaitement sortir de l’écriture burlesque et produire également avec génie des textes très différents. 

Il est aujourd’hui l’auteur de 9 romans. 


Je remercie Nathalie des Éditions Flamant Noir pour cette truculente lecture.


 » Trouble « 

Trouble de Stéphanie De Mecquenem aux Éditions Lajouanie


 » Puis, les volatiles se turent. Victoire se figea. Avaient-ils senti le danger? Les poils de ses bras se hérissèrent et un filet de sueur perla sur sa nuque. Prise de panique, elle se mit à courir le plus vite possible vers le sommet de la montagne. Les fougères lui cinglaient le visage, mais elle n’avait qu’un but : atteindre la clairière là-haut. Ses cuisses étaient en feu, elle avait l’impression de courir depuis des heures quand, enfin, les arbres semblèrent s’écarter sur son passage. Victoire ressentit un soulagement indéfinissable. Elle se retourna, prête à en découdre, mais personne n’apparut derrière elle. « 

 


Sur un campus universitaire de Montréal, de jeunes étudiantes se suicident. Ça plombe un peu l’ambiance et ça commence sérieusement à inquiéter la Coroner Tiphaine Dumont fraichement nommée à ce poste. Deux hommes vont se joindre à elle pour son enquête, Sir Jeffrey son logeur, un retraité Anglais bourré d’humour et le procureur qui insidieusement lui a tapé dans l’œil.

 

Ce trio on ne peut plus hétéroclite va mettre à jour un réseau de cybercriminalité qui aurait déclenché cette vague de décès.

Mais au final s’agit-il de meurtre ou de suicide ?


 

 » Aucun son ne sort de ma bouche. Pourtant, je hurle du plus fort que je peux. Pourquoi est-ce que je n’entends rien ? Pourquoi est-ce qu’ils continuent? 

      Ils voient bien que quelque chose cloche. Mes bras pèsent une tonne. Je ne parviens pas à les repousser. Je veux qu’ils me laissent tranquille et pourtant je reste là, les bras ballants, et ils me retournent comme une crêpe. Mais qu’est-ce qui m’arrive ?  Pourquoi est-ce que je me sens si mal ? C’est la première fois que j’ai l’impression d’être dissociée de mon corps. Quelque chose s’insère en moi. Je hurle de plus belle, mais je n’entends toujours aucun son sortir de ma bouche. « 

What is the question ?


À travers ce  roman à suspense aussi exaltant que troublant, Stéphanie De Mecquenem s’attaque à un sujet d’actualité qui commence à faire des ravages, tout particulièrement chez les jeunes adolescents vulnérables : Le harcélement par internet. La cybercriminalité, nouvelle arme absolument destructrice, qui peut mettre en danger tous les foyers.

Avec délicatesse elle campe son histoire et séme le  » Trouble  »  avec des personnages forts attachants que j’ai découvert pour la première fois sans être pour autant perturbée dans ma lecture.

Un sujet sensible, inquiétant qui nous concerne tous, absolument bien traité dans ce récit, inspiré d’une histoire vraie qui l’a particulièrement touchée.

Une ambiance  » So British  » dans la lignée d’Agatha Christie une des premières reine du crime.

Un polar bien documenté qui révèle un important travail en aval afin de nous offrir cette intrigue crédible, réaliste, et absolument bien construite .

Une belle plume, captivante qui éveille l’envie de se pencher sur ces précédents romans.

Roman policier mais pas que … c’est cela et bien plus encore.

Une bien belle découverte.

Stéphanie De Mecquenem
Stéphanie de Mecquenem a vécu une dizaine d’années en Amérique du nord où elle était avocate. Depuis son retour en France elle se consacre à l’écriture.  Elle a publié deux romans, Mauvais sang et Le Silence des Cris et de nombreuses nouvelles. Elle vit aujourd’hui à Paris.

Je remercie les Éditions Lajouanie pour cette belle enquête « so british » made in France.

 

 

 

 

 

 » 41 Vautours – 48H avant Noël « 

41 Vautours – 48H avant Noël de Céline Tanguy aux Éditions Les Indés

 

 » Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose  » 

 

48H avant Noël un homme est retrouvé, criblé de balles dans le Bronx. Cet homme est un agent du FBI. Juste avant les fêtes c’est pas génial pour les enquêteurs, leurs congés risquent de passer à la trappe. Il va quand même bien falloir découvrir qui veut la peau de Neil Mulhand. Amber Wilson sa compagne, lieutenant de police ne va rien lâcher même si pour cela, elle va devoir se frotter au FBI et à la CIA. Mais est-ce bien raisonnable ?

 

 » Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre.

    Conneries ! « 

La vérité est ailleurs comme disait Socrate et Chris Carter. Et pour la découvrir il vous suffit de lire cette enquête débridée.

Tu vois l’ambulance sur la couv’, tu tournes les premières pages et direct tu te retrouves embarqué pour une virée en enfer toute sirène hurlante dans une course contre la montre, contre la mort. Pas de pause café/donuts, pas de temps perdu, tu files et les pages défilent, tu reprendras ton souffle à la dernière page. Te voilà prévenu.

 

Un rythme d’enfer, une plume endiablée, un scénario accrocheur digne des bonnes séries américaines, des personnages bien campés, tout est là pour satisfaire les amateurs de bon polar atypique avec une fin qui laisse présager une suite. Et c’est tant mieux, ça veut dire qu’on va la retrouver la plume de Céline Tanguy.

Une plume « Fast and Furious » (Rapide et furieuse), une bien belle découverte.

 

Céline Tanguy est née en 1974. Elle a toujours écrit, pour essayer de retranscrire les émotions qui lui échappent en temps réel et que la distance de l’écriture permet finalement de s’approprier.  Elle écrit en marchant sur son tapis de course, grâce à une tablette adaptée et à son ordinateur portable installé à la bonne hauteur. C’est probablement ce qui donne à ses romans un tel rythme et une telle énergie. Ça, et un sens de l’intrigue incroyable. Sans oublier le talent qui fait d’elle l’un des maîtres du genre. Elle aime les USA d’où le lieu de ses intrigues. C’est à la fois personnel et un peu stratégique: l’immensité du territoire, ses spécificités politiques et culturelles sont un terrain d’exploitation qu’elle trouve passionnant.

La suite de 48H est déjà écrite ( Mais que fait l’éditeur ? ) Le cinquième est en cours.

Un conseil, foncez lire ce premier et croisez les doigts avec moi pour que la suite vienne assez vite.

Je remercie Agnès pour ce cadeau et cette belle découverte.