Punk Friction

Punk friction de Jess Kaan aux Éditions Lajouanie

«  (..) Desmond jeta un œil au cimetière d’Auchel, son horizon depuis onze ans maintenant. Voisins tranquilles, capables de se faire honorer à la Toussaint Et oublier le reste de l’année : le boulevard des allongés dans toute sa splendeur. Rien à voir avec les spectres revanchards des films américains. Une fois mort, le Français se reposait et arrêtait de râler. (…) À une centaine de mètres de lui à vol d’oiseau, un halo orangé transperçait la nuit de février. Un brasier entre les tombes dévorait une masse imposante.  »

Un barbecue au milieu d’un cimetière en plein hiver, ça fait déjà désordre, si en plus on y brûle un corps c’est d’autant plus inquiétant. S’agit-il d’un acte gratuit, d’une vengeance, d’un meurtre ? Une bande de punk qui squatte dans les parages est toute de suite visée. Pour la population ça ne peut-être qu’eux, bien évidemment.

« Quatre paumés du Nord, le genre de gosses comme Il en existe des milliers, une génération sacrifiée par un système à bout de souffle. Enfants cassés, enfants broyés, par des rouages socio-économiques les dépassant. Difficultés familiales au sein de tribus éclatées, borderline, échec scolaire lié à leur différence, aucune perspective et aucune possibilité de rémission : le quatuor avait fini à la rue où les tentations s’avéraient nombreuses. « 

Une enquête plutôt glauque pour Boris Lisziak, le bleu fraîchement sorti de l’école de police, heureusement il fait équipe avec le capitaine Demeyer, un vieux de la vieille qui a déjà tout vu.

 » Finalement, ils décidèrent de retourner dans les tréfonds de l’âme humaine. Au risque de perdre la leur ?  »

Une jeune lieutenant, en poste dans la cité va se joindre à eux, et s’imposer à ce duo pour le moins hétéroclite. Va falloir faire parler la population qui reste muette comme une tombe.

 » Éviter les ennuis, adopter profil bas. La recette de la tranquillité moderne et d’une société décrépite.  »

Jess Kaan à travers ce roman contemporain, policier mais pas que, nous entraîne dans le nord de la France où la délinquance juvénile reflète notre société actuelle. Face à la faillite de l’institution, et à la précarité des habitants qui tentent de survivre malgré tout, elle augmente considérablement.

Avec une plume assez cynique et une histoire qui sort des sentiers battus, tout en étant très proche de la réalité, l’auteur s’impose admirablement avec qui plus est des enquêteurs atypiques. C’est bon, ça change du déjà vu, et ça fait du bien.

Une fois encore les Éditions Lajouanie ajoute à leur équipe, une nouvelle recrue très prometteuse. La marque de fabrique est on ne peut plus respectée, avec ce roman policier mais pas que…

Jess Kaan est enseignant dans le nord de la France. Outre des romans noirs, Il écrit des nouvelles et publie régulièrement des chroniques dans de nombreux blogs et revues européennes.

Je remercie les Éditions Lajouanie pour cette ballade en enfer.

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 » Le mystère Jérôme Bosch « 

Le mystère Jérôme Bosch de Peter Dempf aux éditions Le ChercheMidi

Traduit de l’allemand par Joël Falcoz.

 » Le vieux renard du Prado avait peut-être raison. Si ce qu’Antonio se révélait exact, ce serait un découverte scientifique sensationnelle : des symboles cachés sur l’une des peintures les plus marquantes de l’histoire de l’art. Et il aurait participé à cette trouvaille.  »

En 2013

Un homme malveillant a voulu détruire la beauté d’un tableau avec de l’acide. Est-ce un profanateur d’œuvres d’art ou un déséquilibré ? En attendant cet acte de vandalisme considéré comme un attentat révéla un message caché.

 » Trop de personnes s’intéressaient soudainement au Jardin des délices et à ses mystères.  »

Le terroriste n’est autre qu’un prêtre dominicain. Le religieux est convaincu que l’œuvre dissimule un dangereux secret susceptible de nuire à l’église.

Michael Keie, restaurateur de tableau se voit confier la remise en état du triptyque. Après avoir découvert les symboles cachés, il va tenter en compagnie d’Antonio de Nebrija de déchiffrer ces signes étranges.

Le prêtre profanateur va remonter en 1510 pour leur conter l’histoire du tableau.

 » De nouveau, sa voix rappelait celle d’un conteur, capable de captiver son auditoire et de l’entraîner dans les arcanes du passé.  »

Nous voilà transportés dans les Flandres en l’an Grâce 1511 à la rencontre de Jérôme Bosch le peintre du Jardin des délices.

 » (…) vous devez écrire le message sous forme d’image. C’est vous l’insignis pictor. C’est vous le génie de la peinture, pas moi.

– Pour y parvenir, il me faudrait être un démon, un ange ou un dieu. Je ne suis qu’un homme !

– Ne vous sous-estimez pas. Vous disposez d’une grande sensibilité et d’une créativité prodigieuse. (…) Personne avant vous n’a peint de la sorte ! C’est seulement ainsi qu’il peut contempler le monde comme s’il lisait un livre ouvert devant lui. Il est alors forcé de se comporter comme un lecteur attentif. Cette idée est née sous votre pinceau, maitre Bosch.  »

Un tableau qui prédit l’avènement d’une ère nouvelle dans laquelle les femmes joueront un rôle prépondérant. En ces temps immémoriaux c’étaient elles qui domineraient le monde, de quoi en affoler plus d’un.

«  Le triptyque à été conçu pour semer le doute dans l’esprit de celui qui Le contemple.  »

Un tableau qui dénonce le système patriarcal défendu depuis des siècles par l’église catholique.

 » Au nom de la foi, un fou condamnait sans aucun scrupule des innocents parce qu’ils pensaient autrement et pratiquaient d’autres rites que ceux imposés par l’Église catholique. Tous croyaient pourtant au même dieu, à la même rédemption, au même paradis.  »

Pas surprenant que tant de personnes de tout temps cherchent à détruire cette toile.

 » Quand vous aurez compris le tableau, vous aurez la réponse à votre question (…)  »

Tout comme j’admire ce tableau de Jérôme Bosch, j’admire le récit de Peter Dempf.

En voyageant entre Madrid et Bois-le-Duc dans les Flandres, j’ai découvert à travers deux enquêtes parallèles l’une dans le présent et l’autre dans le passé, l’histoire de ce tableau et j’ai tenté moi aussi de percer ses secrets.

Tout comme dans la toile, le soucis du détail est bien présent, la qualité de l’écriture est aussi soignée que les coups de pinceau du Maître d’œuvre.

Le roman devient un thriller captivant, d’où l’on ressort contemplatif face à ce suspense magistral.

Le mystère reste entier jusqu’au final, voire au-delà.

Le livre à lui tout seul, avec sa couverture qui laisse apparaître le tableau est un bijou.

Peter Dempf nous offre à travers son récit un voyage dans le temps à travers un jeu de piste extraordinaire .

Un Thriller érudit, passionnant qui en a déjà éblouit plus d’un.

À votre tour … faites- moi confiance.

Peter Dempf est né à Augsbourg, écrivain mais également professeur d’histoire et de littérature allemande. Il a publié depuis 1983 une quinzaine de romans, des recueils de poèmes et des nouvelles. Le Mystère Jérôme Bosch est son premier roman publié en France.

 » Carajuru « 

Carajuru de Sébastien Vidal  aux Éditions Lucien Souny 

 » –  Osveta est un ancien du 66e, il a quitté l’armée au printemps. Il devient célèbre en faisant échec à deux braqueurs à Brive, deux mecs du régiment. Et maintenant il meurt tué par balle. Il y a un morceau de l’histoire qui nous échappe ; « 

Nouvel avis de décès à Brive- la- Gaillarde, Walt va devoir se mettre au boulot, même si à priori ça ressemble à un suicide, certains détails sèment le doute. Il va falloir fouiller dans le passé de la victime pour éclaircir les zones d’ombre.

 » Ce qui m’intéresse c’est l’histoire depuis sa genèse.  » 

Walt était loin d’imaginer que cette situation allait réveiller ses cauchemars.

« Il se dit que les traumatismes étaient des rochers sous l’eau de la rivière : quand le niveau baissait, ils réapparaissaient. Et puis il y avait le facteur amour-propre. Pour un militaire, accepter de subir un traumatisme était en soi traumatisant. Walt se découvrait plus fragile qu’il ne le croyait. « 

Une vieille affaire l’obsède, perturbe sa vie, « La chose de mai 2005  » . Il n’a pas réglé cette mésaventure du passé qui semble étrangement liée au présent.

Walt et son équipe, à force de creuser dans les vieux souvenirs, vont exhumer de sales histoires et de pénibles secrets.

 » Décidément, nous allons de surprise en surprise avec cette enquête en habits de camouflage. « 

Et c’est dans une ambiance mortelle mais tout en poésie que l’enquête se poursuit.

 » Cela s’était fait dans une telle douceur qu’on ne pouvait dire si c’était la nuit qui s’était retirée ou le jour qui s’était imposé.  » 

 

Sébastien Vidal confirme son talent avec ce nouveau polar même si j’avoue avoir un peu paniqué au départ. À trop vouloir bien écrire, avec un vocabulaire alléchant, le langage peut devenir un peu pompeux pour le lecteur.

 » – (…) Comment tu sais tout ça ? 

– La lecture mon ami, la lecture ! Elle nous élève.  » 

Alors je me suis laissée porter par l’écriture façonnée, à travers cette nouvelle enquête policière où j’ai retrouvé Walt Brewski aussi doué dans son boulot que dans les bras de son amante.

 » Dans la pénombre profonde accompagné du craquement épais du cuir, deux corps s’épousaient et se reconnaissaient, deux âmes s’élevaient au-dessus de la mêlée.  » 

À la limite du thriller, beaucoup plus hard que Woorara ( Ma chronique ICI ) Carajuru nous réserve d’intenses émotions sous haute tension, la violence monte crescendo et n’empêche pas quelques sourires éclatants. Une récit très visuel qui donne de la puissance à notre imagination, toutes scènes confondues. C’est chaud, c’est fort, on en redemande. Tout comme pour «  La chose de mai 2005 »  où chaque regard a son importance, et même lorsque les nuages se pointent à l’horizon, ils sont prémices aux bonnes nouvelles, parole de Chef indien.

Alors, tout comme moi, laissez-vous élever par l’écriture de Sébastien Vidal, et vous verrez que ça vaut le coup d’œil. C’est surprenant, captivant, explosif, et érotique.

Carajuru à découvrir pour se faire balader via une histoire mortelle, le meilleur et la suite sont dans le livre…

Sébastien Vidal est née en Corrèze et vit à Saint Jal avec son épouse et ses deux enfants. Il a été gendarme pendant 25 ans dans diverses unités d’interventions. Passionné pour le rugby, il a écrit un magnifique roman où le ballon ovale est à l’honneur : Un ballon sur lecœur (ma chronique ICI). Il est également supporter du CAB, et ses gaillards.

En janvier 2017, parait Woorara (ma chronique ICI) son premier Polar, qui rencontre immédiatement un énorme succès. Il entame avec Woorara une trilogie des Sentiments Noirs (colère, haine, convoitise, jalousie, rancune, honte, qui génèrent la trahison, le mensonge, la vengeance) bref les sentiments qui nous entraînent du coté obscur … Suivra Carajuru en Novembre 2017 le second volet, il traite particulièrement de la honte et de la colère tandis que Woorara mettait en exergue la haine et la vengeance. Le troisième volet parlera particulièrement de la cupidité. Un dernier opus sur lequel il travaille actuellement.

Les trois histoires se déroulent en Corrèze, sa région, chère à son cœur.

La suite bientôt… en tout cas je l’espère.

Je remercie Lucien Souny pour ce polar à l’atmosphère aussi poétique qu’explosive.

Le club des pendus

Le club des pendus de Tony Parsons aux Éditions de La Martinière

Traduit de l’anglais par Anne Renon

 » La douleur.

Mahmud ne savait pas qu’une telle douleur pouvait exister. Les minutes s’écoulèrent telles des siècles, des milliers d’années. Mahmud cessa de balancer les jambes, et ses bras pendirent mollement le long de son corps.

Il venait de pousser un dernier souffle rauque au fond de ce sous-sol aux murs de briques blanches tachées, dissimulé dans les tréfonds de la ville. « 

À Londres, un homme vient de mourir, pendu par des hommes qui ont décidé de rétablir la peine capitale. Ils agissent tels de véritables justiciers, et punissent ceux qui ont réussi à échapper au système judiciaire.

 » Mais qui pourrait lui en vouloir à ce point ? S’interrogea le nouveau, TDC Greene.

Je me rappelai alors le gang des violeurs de Hackney. Qui ne lui en voudrait pas ? « 

Une ambiance mortelle s’installe sur la ville caniculaire. Le bien et le mal s’enchevêtrent. Albert Pierrepoint, un bourreau du siècle dernier semble servir de modèle à ces êtres vengeurs.

 » Le vent dans les arbres de Hyde Park se mit à siffler. Comme si les fantômes de Tyburn se lamentaient. « 

La peur s’installe, sème le doute…

 » Comme si l’on ne pouvait plus croire personne, comme si tout le monde était devenu fou, et allait se mettre à danser sur nos tombes.  »

 

Le détective Max Wolfe se retrouve sur cette affaire. Sa conscience le tourmente.

La justice est-elle vraiment là où on le croit ?

 » Le bandeau de la justice symbolise ses jugements raisonnables et impartiaux, mais il me semblait aujourd’hui qu’il ne l’incitait qu’à les rendre irréfléchis et cruels. « 

Son amour infini pour sa fille le préservera – t- il de toute la violence qui croise son quotidien ?

Une fois encore, il s’investit à fond et ne lâchera rien…

J’ai découvert Tony Parsons avec  » Des garçons bien élevées  » que j’avais grandement apprécié, de par sa plume complètement addictive, travaillée et sans superflu, avec un enquêteur sensible et dur à la fois. J’ai poursuivi ma découverte avec  » Des anges sans visages » ( Ma Chronique Ici ) toujours aussi fort alors il était certain que je serais tentée de poursuivre avec  » Le club des pendus  » .

Je retrouve Max Wolf et sa fille Scout, duo toujours aussi attachant, pour une nouvelle enquête au cœur de Londres.

Cette fois Max devra se battre avec sa conscience, car plus que jamais le bien et le mal se confondent. Sa rage de policier endurci n’aura de cesse de rendre justice une fois de plus.

Tony Parsons nous accroche comme à son habitude avec une histoire démoniaque et une plume incisive, loin d’épargner le lecteur avec certaines scènes tout en le captivant. Un certain malaise nous envahit face à un développement d’empathie pour ces bourreaux qui agissent quand la justice est trop laxiste.

Seuls les moments père – fille apporteront un peu de douceur au récit plutôt noir dans l’ensemble.

Un polar  » so british  » absolument réussi. Percutant, dérangeant, et brillant.

Une fois encore, j’ai savouré cette lecture anglaise moi qui suis plutôt férue de littérature américaine, l’exception qui confirme la règle comme on dit.

Des retrouvailles à la hauteur de mes espérances. Un thriller contemporain absolument génial.

Né dans le Comté d’Essex, en Angleterre, Tony Parsons abandonne ses études à l’âge de 16 ans ; les jobs mal payés qu’il enchaîne lui laissent le temps de se consacrer à son vrai but : la littérature. C’est à la distillerie Gordon’s qu’il commence à écrire son premier roman. Il en conservera une allergie pour le gin toute sa vie… Devenu journaliste, spécialisé dans le punk-rock, il traîne avec les Sex Pistols, enchaîne femmes, drogues et nuits sans sommeil.

Dix ans plus tard, changement de vie : il connaît un immense succès mondial avec Man and Boy (Un homme et son fils 2001) publié dans 39 langues, vendu à plus de deux millions d’exemplaires, lauréat du British Book Award.

Des garçons bien élevés (2015) et Les Anges sans visages (2016) sont publiés en France aux Éditions de La Martinière.

Je remercie Babelio et les Éditions de La Martinière pour ce Thriller ensorcelant.

 » Sous ses yeux « 

Sous ses yeux de Ross Armstrong aux Éditions le Cherche Midi

Traduit de l’anglais par Fabrice Pointeau

« À mes yeux. Toutes ces personnes derrière les vitres de l’immeuble qui fait face à l’endroit où je me trouve en ce moment. Pour une séance photo. Comme elles jouent bien leur rôle. Comme elles sont Belles. On dirait presque qu’elles savent.  »

Lilly Gullick garde toujours à portée de main sa paire de jumelles. Elle est passionnée d’ornithologie, mais là ce n’est pas les oiseaux qu’elle observe, mais ses voisins, et en particulier ceux de la vieille résidence qui est presque totalement vide. Le quartier se renouvelle et ce vestige détonne dans le paysage.

 » Le progrès nous a tous enfermé chez nous. Nous sommes un monde d’introvertis. Des étrangers qui cohabitent réunis au hasard par le destin. Chacun avec ses mobiles, chacun avec ses mystères, chacun suspect.  »

Après avoir fait connaissance avec une personne de cet immeuble, celle-ci est retrouvée morte dans des conditions étranges. Lily décide alors de mener sa propre enquête. Elle se prend au jeu mais cela tourne vite à l’obsession, et va la mener vers la folie.

 » Je ne savais pas quoi faire alors, j’ai agi de la sorte. »

Quand j’ai commencé ce Thriller psychologique, j’étais loin de me douter qu’il allait à ce point me torturer. Au bout de quelques pages l’ennui s’est installé, du coup ma lecture s’est ralentie et mon intérêt pour cette histoire s’est enfui.

L’écriture déstructurée ne m’a pas conquise, et ce compte à rebours m’a un peu perdu en route.

J’avais l’impression de participer au voyeurisme de cette femme très perturbée et à l’espionnage de la vie privée de ces gens.

Je sais qu’il plaira aux amateurs de thriller psychologique et ça confirme une fois de plus que ce genre de lecture n’est pas faite pour moi.

Très difficile comme exercice quand on n’a pas accroché ni avec l’histoire, ni avec le style de l’auteur.

Libre maintenant à chacun de vous de le découvrir ou pas…

Ross Armstrong est acteur et écrivain. Il vit à Londres. Il a étudié la littérature anglaise à l’ Université de Warwick et le théatre à la Royal Academy of Dramatic.

Sous ses yeux ( The Watcher, 2016 ) est son premier roman.

Je remercie les Éditions Le Cherche Midi pour cette lecture déroutante.

 » Islanova « 

Islanova de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux Éditions Fleuve Noir 



 » Quand il fut à distance, Julian s’arrêta brièvement pour observer le désastre. Il eut alors la sensation que sa famille se disloquait en même temps que sa maison et que, s’il ne se ressaisissait pas, il échouerait à la sauver elle aussi.  » 

 

Après avoir surpris sa fille Charlie et Leny son beau-fils en mauvaise posture plutôt embarrassante pour chacun d’eux, Julian pète un câble. Sans le savoir, c’est le début d’un enchainement de catastrophes imprévisibles.

 

 » Il n’avait pas assez plu au printemps et la canicule augurait une catastrophe écologique. « 

Ils se retrouvent contraints de quitter leur maison que les flammes menacent. Charlie, persuadée que son père va la séparer de Leny, décide de fuguer et persuade Leny de rejoindre la ZAD ( Zone à défendre ) située sur l’île d’Oléron.

 » Tout fini toujours par s’arranger quand on s’aime.  » 

Là-bas se trouve Vertigo, un homme charismatique qu’elle écoute sur les ondes depuis des mois. Il est le leader de l’ Armée du 12 octobre.

 » – N’y entre pas qui veut, c’est vrai. Mais si tu arrives à leur prouver que la cause est plus importante que tout le reste pour toi, alors c’est qu’une formalité !  » 

Mais Charlie est loin de s’imaginer que derrière la ZAD se cachent des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause. 


 » Où que vous soyez, soldats de l’Armée du 12 octobre, mobilisez-vous. Je vous sais nombreux, efficaces, et volontaires. La bataille que nous avons engagée ne se limite pas à la France. Non, cette bataille est mondiale, elle scellera le sort de l’humanité.  » 

 

Elle se retrouve embrigadée et va plonger sa famille dans le chaos le plus total.

« Ne va pas croire qu’Islanova est un rêve. Islanova, c’est peut-être la fin d’un cauchemar, si on s’y met tous.  » 

 

Et vous, êtes-vous prêt à rejoindre ISLANOVA ?

Jérôme Camut et Nathalie Hug, ces deux têtes bien pensantes qui écrivent à quatre mains nous ont concocté un thriller de haut-vol qui trouve sa place dans les événements chaotiques de notre société. À travers quasiment 800 pages ( que l’on ne voit pas passer ), ils abordent des thèmes d’actualité tel que l’écologie, le terrorisme, l’embrigadement, la disparité des ressources, la redistribution de l’eau de manière planétaire via l’histoire d’une famille recomposée, où la jeunesse rebelle fait des siennes. 

 » Le monde brûle, et nous on regarde ailleurs.  » 

Ils soulèvent en nous de nombreuses questions sans nous donner de leçon, mais réveillent plutôt une prise de conscience. 



Un projet ambitieux absolument réussi qui j’espère trouvera de nombreux adeptes. Quand la plume des écrivains s’impose pour ne pas oublier la mitraille du 13 novembre 2015, mais aussi pour préserver notre planète ça mérite toute notre attention. 

Tel un pavé dans la mare, ce pavé s’impose dans ce marasme médiatique. Réponse romanesque de Jérôme Camut et Nathalie Hug aux contradictions de notre société. 

 


Jérome Camut est né en 1968. Après des études de cinéma, il travaille dans la production et participe à l’écriture d’un scénario. C’est ainsi qu’il découvre l’addiction des mots, qui ne le quittera plus.

Née en 1970, Nathalie Hug a d’abord travaillé dans l’industrie pharmaceutique jusqu’en 2004 où sa rencontre avec Jérôme Camut bouleverse sa vie et l’incite à se consacrer à l’écriture. 

Ensemble, ils ont déjà écrit deux séries très remarquées, les voies de l’ombre et W3. Le 12 octobre 2017 ils sont entrés au catalogue de Fleuve Éditions avec ISLANOVA. 

 

Je remercie les Éditions Fleuve pour ce Thriller rebelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 » Après la chute  » 

Après la chute de Dennis Lehane aux Éditions Rivages 


 » – J’aimerais pouvoir t’aider, Rachel. Surtout, j’aimerais pouvoir te convaincre de renoncer à ta quête. 

– Mais pourquoi ? S’écria-t-elle ( le sempiternel  » pourquoi ? « , comme elle en était arrivée à le considérer). Il était si odieux que ça ? 

– je ne crois pas.  » 


Rachel Childs est journaliste. En pleine ascension, elle se grille dans le métier en s’effondrant en direct sur un plateau de télévision. Des millions de téléspectateurs assistent au désastre de cette femme pourtant promue à une belle carrière. 

« Et avec la douleur resurgit l’intuition déjà ancienne que la vie telle qu’elle en avait fait l’expérience jusque-là était une succession de détachements. Des personnages traversaient la scène et certains s’attardaient plus longtemps que d’autres, Mais tous finissaient par s’en aller. »


Après la chute, sa vie va prendre un tournant étrange. Une phobie la paralyse et ses crises de panique l’isolent du monde qui l’entoure, jusqu’à sa rencontre avec Brian Delacroix qui va faire tout basculer. 

« Les morts ont leur nom gravé sur une pierre tombale ; des effacés, il ne reste rien, comme s’ils n’avaient jamais existé.  » 

 » Nous ne sommes pas préparés à la plupart des formes de survie. Du moins, pas en l’absence de tout confort. » 


Voilà un Thriller qui m’a donné du fil à retordre. Je reconnais même avoir fini la deuxième partie rapidement tellement je perdais tout intérêt à cette histoire. Décidément les Thrillers psychologiques ce n’est pas ce que je préfère, j’en attendais pourtant beaucoup. C’est d’ailleurs pour cela que lorsque Masse Critique de Babelio me l’a proposé en lecture je n’ai pas hésité longtemps car j’adore la plume et les thrillers de Dennis Lehane. Que ce soit avec Shutter Island, Mystic River ou la série Kenzie et Gennaro je m’étais régalée mais pas cette fois. Un exercice très difficile que de parler d’un livre que l’on a si peu apprécié. Est-ce l’apitoiement récurent de Rachel qui m’a lassé ou les  autres personnages qui n’arrivaient pas à me convaincre, je ne saurais dire. En attendant l’ennui m’a vite gagné. Néanmoins je sais qu’il plaira à un certain lectorat plus fans des thrillers psychologiquements tortueux. 

 » Ce matin-là, elle s’était réveillée de bonne humeur et elle n’avait qu’une envie : rester dans cette disposition d’esprit toute la journée. « 

Je n’abandonnerai pas pour autant mon intérêt pour cet écrivain. Ce n’est pas cette petite déception qui va changer mon regard sur ce talentueux auteur. 



Dennis Lehane est une star incontestée du roman noir américain. Natif de Boston, il y a situé les enquêtes de ses héros fétiches Kenzie et Gennaro. Primés et traduit dans de nombreuses langues, ses romans ont été adaptés par les plus grands réalisateurs. Il vit aujourd’hui à Los Angeles. Il signe avec Après la chute, un roman de suspense psychologique. 


Je remercie Babelio et les Éditions rivages pour cette lecture on ne peut plus déroutante. 


 » Dark net « 

DARK NET  de Benjamin Percy  aux éditions Super 8 

 

 » Internet a des trappes et des clôtures invisibles. Internet a des passages secrets, des chemins secrets et des codes secrets, des langages secrets. Internet a des coffres, et des caves, et des greniers remplis de ténèbres qu’aucune lumière ne peut percer. Vous pouvez voyager dans le temps, vous pouvez voyager à travers les murs. Par un simple tremblement de ses doigts, vous pouvez faire apparaître et disparaître les choses. Vous pouvez faire du mal aux gens. Vous pouvez acheter les gens. Internet est une décharge et une île au trésor. Ici, chaque objet, chaque personne, chaque endroit, chaque pensée, chaque secret existent. Internet peut satisfaire tous les appétits. À la différence d’un corps, à la différence du monde, Internet ne connaît pas de limites.  


 

Cheston observe, scrute, décortique la vie des gens qui l’entourent. Mais il est bien pire qu’un simple espion, c’est un Hacker. Internet est son lieu de vie, sa maison. Tellement à l’aise qu’il n’hésite pas à s’aventurer sur le Dark Net, le Far West d’Internet, un territoire sans foi ni loi. Mais aujourd’hui cette zône regorge de démons, qui projettent de hacker les esprits des utilisateurs et de les transformer en tueurs psychotiques.



 » Il y a des rumeurs à propos d’un homme des ténèbres. Quelqu’un qui sortait la nuit pour chasser. Chaque nuit, tous les refuges étaient pleins, et ceux qui ne trouvaient pas de place risquaient de ne pas voir le jour se lever. (…) Et l’homme des ténèbres laissait sa marque – une main droite rouge – sur les trottoirs, les immeubles, les fenêtres, de tout Portland, signant ses actes comme un chien qui pisse sur les boîtes aux lettres.  » 

Mike Juniper dirige l’un de ces refuges : le Repos du Voyageur où il y accueille les sans- abri de Portland. Personne ne se demande comment il a atterri là et ça l’arrange. Chacun a ses secrets.  » En outre, personne ne l’a reconnu… »

Lela, une journaliste technophobe se retrouve au cœur d’une enquête, persuadée d’être tombée sur une sale histoire que personne ne voudra couvrir.

 » C’est le genre d’articles qu’elle préfère, le genre d’articles qui lui donnent l’impression de ne pas seulement éduquer ou distraire les gens, mais de faire changer les choses ses lecteurs. Quand on sait que quelqu’un est trés en colère à cause de ce qu’on écrit – quand on sait que l’on est potentiellement en danger -, alors on a la certitude d’avoir fait son boulot. (…) Parce que, dans le journalisme, seuls les problèmes sont intéressants. « 

Hannah, sa jeune niéce de douze ans, récemment appareillée d’une prothèse futuriste qui lui a rendu la vue va se retrouver mêlée à cette chasse aux démons tout droit sortis de l’enfer.

La plus vieille amie de Mike Juniper, Sarin, une femme quasi immortelle sort de l’ombre à son tour et se prépare à combattre les ténèbres.

Seront-ils assez et seront-il prêts ?  » Le jour zéro »  si les portes de l’enfer s’ouvrent à Portland.

C’est ce que Benjamin Percy nous invite à découvrir dans ce techno-thriller démoniaque.

Héros malgré eux, dans les profondeurs du web, ses personnages vont devoir faire face à des êtres malfaisants, des apparitions horrifiques qui tentent de répandre le mal sur terre. Tel un virus, ils attaquent en force et déferlent sur notre monde.

Qui vaincra au final ?


Je retrouve la plume de l’auteur avec grand plaisir, dans un registre complètement différent, pour lequel je ne me serais peut-être pas attardée si je ne connaissais pas déjà les talents de l’écrivain. Et j’ai été qui plus est agréablement surprise au fil de l’histoire au titre un peu trompeur, car en fait le Dark Net n’est pas le sujet principal du récit.

Je me suis attachée à tous les personnages sans exception, ( du coté des gentils bien évidemment ), ils donnent une force et un rythme survolté au roman. Une histoire endiablée rondement menée, qui va ravir tous les fans du genre. Un thriller agrémenté d’une dose de surnaturel qui nous donne une histoire plutôt fantastique où des héros pas ordinaires vont s’unir pour sauver la planète.

Décidemment ça fait du bien de suivre son instinct de lectrice, de poursuivre avec un auteur que j’avais apprécié pour son roman,  » Le canyon » après une rencontre à Metz en 2012.

N’ayez pas peur, plongez-vous dans cette noirceur satanique, et laissez-vous porter par l’écriture de cet américain doué.




Benjamin Percy est né dans l’Oregon. Il est l’auteur de  » La bannière étoilée  »  ( 2009),  » Le Canyon  » ( 2012 ) et de deux recueils de nouvelles. Il est aussi scénariste chez DC Comics. Il a actuellement plusieurs projets de films en développement. 


Pendant un séjour en Californie, dans le cadre de la rédaction d’un article pour le magazine GO, il a visité les campus d’Apple et de Google. Là-bas, il a échangé avec de nombreux dirigeants et chercheurs et en a profité pour évoquer le sujet des Hackers. De retour chez lui, sa sœur et quelques amis ont été hacké, leur compte Facebook piraté, sa carte de crédit a été volé et utilisé en Espagne. Tout cela lui a fait comprendre à quel point nous étions vulnérables en ligne ; à quel point il était facile d’espionner, d’être piraté, trompé, intimidé… C’est ainsi que lui est venu l’idée de son dernier livre Dark Net. Il consacre beaucoup de temps à la recherche avant l’écriture, il veut que ses lecteurs aient le sentiment de lire quelque chose de véritablement authentique. 

Je remercie Nadia et les éditions Super 8 pour ce thriller possédé absolument infernal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  » Hemlock Grove « 

Hemlock Grove de Brian Mcgreevy aux Éditions Super 8

Traduit de l’anglais ( USA) par Cécile Leclère 


 » Quand il y a de la dynamite sur des rails, Il vaut mieux réfléchir à deux fois avant de monter dans le train. »

En Pennsylvanie, à Hemlock Grove , l’ambiance paisible de cette bourgade a changé d’un coup d’un seul… on a retrouvé une jeune fille assassinée assez sauvagement et pourtant aucun indice dans les parages. On s’interroge d’autant plus sur cette mystérieuse mort. 

« On ne trouvait personne à accuser, aucune cible, rien à faire, sauf pour la poignée de chasseurs tentant de pister cette créature qui n’avait pas laissé plus de trace qu’un fantôme… »



Quand une seconde victime est retrouvée après ce qui semble être une nouvelle attaque fatale, certains témoignages sont sans appel. 

 » Un gigantesque chien noir, aussi grand qu’un homme de cent cinquante kilos peut-être doté d’yeux jaunes luisants. » 


Ça plombe un peu l’ambiance, même si aucune balle n’a été tiré. Et c’est dans ce contexte qu’un jeune gitan fraîchement débarqué dans le coin, qui se fait passé pour un loup garou pour se faire mousser au bahut, va sympathiser avec un jeune de son âge qui semble avoir des pouvoirs particuliers. Ensemble ils vont mener l’enquête pour tenter de piéger cette étrange créature meurtrière.  

 » Les plus sensibles parmi vous préféreront peut-être fermer les yeux maintenant. « 

 Vous voilà prévenu ! En vous aventurant à Hemlock Grove, vous pourriez y croiser des êtres plutôt étranges. Quand on sait que certaine fille peuve tomber enceinte d’un ange, y’a de quoi se poser des questions sur ce qui se passe dans cette localité. 

N’ayant pas vu la série, j’ai vraiment apprécié cette virée à Hemlock Grove. Un style que je préfère nettement lire que de visionner. Une histoire captivante et bien construite, impossible à lâcher. Et c’est pas quelques coups de pattes qui vont m’effrayer même si le message de prévention m’a plutôt fait rire mais tombait à point nommé avant la suite qui me donne encore des frissons rien que d’y penser. Tu l’auras compris ce n’est pas pour les mauviettes , ça fait peur mais ça ne manque ni d’humour ni de panache. Une lecture plaisante, effrayante, sous une écriture incandescente. Une virée dans un monde irréel à la frontière du rêve américain. À découvrir si l’on n’a pas froid aux yeux  et qu’on aime lire dangereusement.

Brian Mcgreevy



Brian Mcgreevy qui a travaillé aussi sur la série Netflix en trois saisons tirée de son livre, est né dans la région de Pittsburgh. À l’âge de 15 ans, arguant de  » différences d’ordre créatif  » Il laisse tomber le lycée. Il est membre fondateur de la Maison de production El Jefe, basée au Texas

 » Ne dis rien à papa « 

Ne dis rien à papa de FrançoisXavier Dillard aux Éditions Belfond 

« – Là, je suis là, monsieur, j’ai peur, venez me chercher !

(…)

– Mon Dieu, mais qu’est-ce qui a bien pu t’arriver ? Ne t’inquiètes pas, tu es en sécurité maintenant, nous sommes là…Mark…Mark ! J’ai trouvé quelqu’un Ici, viens vite et appelle des secours, Il nous faut un hélico. 

    Je commence à ressentir une froide torpeur, comme si tout mon être était aspiré dans le néant. Je serre la main du type de toutes mes faibles forces. 

– Je veux partir de cet endroit, s’il vous plaît, emmenez-moi…

J’ai encore la force d’entendre des bruits de pas, une agitation, des mouvements, quelques cris et puis un autre homme penché vers moi. Un policier, il y a dans ses yeux un grand vide et ses traits sont décomposés. Il a l’attitude d’un homme qui vient de croiser la Mort en personne. 

  – Il faut appeler tout le monde, mon vieux, tout le monde… Je reviens du jardin. C’est épouvantable… Ils sont tous là ! « 


En Australie, quatre jours se sont écoulés avant que la police fasse cette macabre découverte… 

Sur un autre continent, un couple et leurs deux enfants coulent des jours quasi paisibles, en dehors des frictions entre Arno et Victor, les jumeaux, aux caractères différents. L’un plutôt introverti et l’autre extraverti. 

L’arrivée d’un nouveau voisin réveille dans le couple de vieille rancoeur au sujet du passé resté secret de madame. 

Une ambiance étrange s’installe sournoisement. Certains ont l’air d’avoir des secrets lourds à porter, voir même très encombrants. 

De manière troublante le Mal s’incruste…

« Comme un diable surgit des entrailles de la terre. » 

À travers des flash, la vérité s’insinue pas à pas et torture les protagonistes de l’histoire, y compris le lecteur. 

« La mort, Il l’avait côtoyée de si  près qu’elle était devenue une compagne qui ne l’effrayait plus et dont il avait appris et maîtrisé l’usage et les modalités. Elle pouvait revêtir différentes formes, faire son ouvrage avec douceur, sans bruit et sans douleur ou, parfois, être un épisode de souffrances, de pleurs et de cris. Il connaissait tous les aspects de cette cruelle partenaire. Il l’avait affrontée aussi, se battant contre elle comme un damné… »

Chaque famille a ses secrets plus ou moins avouables et quand la vérité éclate c’est pas toujours beau à voir, ni à entendre. 

François-Xavier Dillard a le pouvoir de te coller les fesses à ta banquette jusqu’à la dernière page. Une fois commencé son thriller, impossible de le quitter. Je m’étais déjà retrouvée piégée dans Fais-le pour maman, et bien pour Papa je vous le dis c’est du pareil au même. Autre histoire tortueuse mais au final même piège à lectrices. 

Il a un pouvoir  qui n’est pas donné à tous les auteurs de Thriller, mis à part quelques-uns dans la même lignée comme Hervé Commère et Patrick Bauwen pour ne citer qu’eux. 

J’adore quand l’auteur manie aussi bien la plume que l’intrigue. Je me suis régalée à travers ces jeux de pistes et ce labyrinthe qui te scotchent au dénouement. Tout s’imbrique à merveille et ce grand manipulateur a réussi son coup. 

Comme il se dit dans le monde livresque, un véritable page-turner, sous une tension extrême tout le long du récit. Une histoire de famille épouvantable. Tout est là pour kidnapper le lecteur pour des heures de tourmentes sans temps mort sous haute tension. 


François-Xavier un auteur talentueux, avec un style accrocheur qui en seulement 4 romans a réussi  à s’implanter brillamment dans le monde des Thrillers incontournables.  

Un Thriller captivant , une histoire démoniaque et un auteur que je continuerai à suivre. 

Faites- le pour moi, lisez-le et dites-moi tout après votre lecture. 

François-Xavier Dillard


François-Xavier Dillard est né à Paris en 1971, il a fait des études de droit et de gestion avant d’intégrer un grand groupe énergétique français au service des ressources humaines puis à la communication. Il est l’auteur de « Un vrai jeu d’enfant « et « Fais-le pour maman« , parus chez Fleuve noir. Après « Austerlitz 10.5, », co-écrit avec Anne-Laure Beatrix, Ne dis rien à papa est son deuxième roman à paraître chez Belfond.

Je remercie Camille et les Éditions Belfond pour ce Thriller captivant.